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Matière grise – La droite serait-elle moins intelligente?

C’est quand même intéressant de savoir que les notions d’empathie et d’égoïsme auraient un lien avec la biologie du cerveau. En effet, une étude « menée par des chercheurs de l’université Lire le billet sur Le Globe…

Avortement – La science ne peut pas justifier un retour en arrière

Je ne vous apprends sûrement rien, le débat concernant l’avortement refait surface au Canada, gracieuseté d’un député conservateur qui use de ce que la liberté d’expression parlementaire Lire le billet sur Le Globe…

Éducation sexuelle : un enseignant suspendu pour avoir fait son travail

Un très bon ami à moi est enseignant au secondaire. Cinquième secondaire pour être précis. Depuis très longtemps. Et depuis qu’il m’en parle, je ne peux plus douter qu’il est excellent, consciencieux et ayant très à coeur la réussite de ses élèves. Pourtant, il y a quelques jours, il m’a annoncé qu’il allait être suspendu trois jours par le directeur de son école. La raison : il a distribué des documents traitant de la sexualité à ses jeunes.

La majorité des textes proviennent du site Français CareVox « Partageons l’Info Santé ». Un article sur le fait que le Brésil autorise maintenant la masturbation sur les lieux de travail. Un article au sujet d’un livre de Hilda Hutcherson, gynécologue et obstréticienne : « Le guide du plaisir : Manuel pratique du sexe à l’usage des femmes… DE TOUTES LES FEMMES ». Un article sur le problème de la dépendance sexuelle, ainsi qu’un autre sur Cyberpresse traitant du même sujet. Un article paru sur le site de CNN, malheureusement indisponible en ce moment, relatant une étude parue dans « The Journal of Sexual Medecine », qui arrive à la conclusion que la durée optimale d’une relation sexuelle est de 3 à 13 minutes (selon une autre étude, le temps moyen d’une relation serait de 7.3 minutes). Donc, que la clé d’une vie sexuelle satisfaisante est l’endurance (selon les thérapeutes impliqués dans la première étude, une relation durant de 1 à 2 minutes serait trop courte). Aussi, trois textes aux titres très révélateurs : « Mythes sur ce que les femmes veulent vraiment au lit », « Sexe : Dix bonnes et étonnantes raisons de faire l’amour » et « Sexe : 10 choses que les femmes aiment… ».

Sans conteste, des textes écrits par des professionnels, sérieux et utiles pour aider les jeunes dans le contexte de l’hypersexualisation et de la pornographie très accessible (et qui tient malheureusement trop lieu d’éducation sexuelle, par défaut). Rien de déplacé, à moins bien sûr d’avoir un blocage sur tout ce qui touche à la sexualité. Et, de toute manière, mon ami ne faisait que son devoir, puisqu’avec la Réforme de l’éducation, selon un document du Ministère datant de 2003, « l’éducation à la sexualité ne relève maintenant plus d’une seule matière ou d’un seul intervenant, mais devient la responsabilité d’un ensemble de partenaires. » C’est-à-dire les parents, « le personnel enseignant, le personnel professionnel et le personnel de soutien des réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux » :


Actuellement, l’éducation sexuelle au secondaire est censée être faite par l’ensemble des professeurs, à travers l’enseignement de leurs matières régulières, une formule plus ou moins efficace, selon les intervenants du milieu.

 

« Plus ou moins efficace » semble ici une formule peut-être trop optimiste. Il semble plutôt que tout ce beau monde se soit lancé la patate chaude puisque, comme me le disait mon ami, la grande majorité de ses élèves (de secondaire cinq, il ne faut pas l’oublier) ont avoué ne jamais avoir entendu parler de sexualité dans leurs autres cours (à part dans leur cours de biologie — où l’accent n’est vraiment pas mis sur le relationnel…). Il est là le problème.

Et pour sa démarche (et pour sa défense on s’en doute!), il s’est inspiré entre autres de deux articles parus en 2010 sur Cyberpresse, un sur une mobilisation demandant le retour des cours d’éducation sexuelle et l’autre (d’où la citation précédente est tirée) sur l’annonce de Québec de les réintégrer. Ce qui n’est pas encore fait en 2011… Et on lui reproche d’avoir fait simplement son travail en attendant que le Ministère de l’Éducation se décide à le donner à d’autres!

Pour l’instant, il y a un flou autour de la ou des raisons précises de cette suspension. Peut-être une partie de texte ou l’ensemble, la direction qu’il prend en proposant ce corpus. Même des pressions de parents serait dans le domaine du possible. Ce n’est vraiment pas clair. Lui et moi avons bien quelques idées là-dessus, mais il serait trop hasardeux de les soulever ici. D’autant plus que cette histoire n’en est pas encore à son dénouement, loin de là.

Mais avant de vous quitter, il faut que je vous dise que mon ami se fout des trois jours de salaire qu’il pourra perdre, c’est pour le principe qu’il se bat.

(Photo : haleynealphotography)


 

Grandeurs et misères de la technologie

Comme ceux qui me lisent, enfin la plupart si je ne m’abuse, l’ère technologique dans laquelle nous nous trouvons m’apparaît tout à fait positive. Elle nourrit beaucoup plus mes espoirs que mon cynisme, bien que le flot d’informations tend à démontrer le contraire. C’est-à-dire qu’elle fait miroiter un futur plus en phase avec le citoyen, bien qu’elle cultive l’impatience de ne pas y être déjà parfaitement et de toujours avoir l’impression qu’il y a pelletage en avant. Tout ce qui touche à la politique en est déjà un bon exemple.

D’un côté, en Islande, les travaux pour reviser la Constitution de ce pays avec l’aide des citoyens via les médias sociaux sont un succès :

en trois mois et demi de travaux, il y a eu plus de 3600 commentaires et 370 suggestions

La démarche doit maintenant faire le test de la réalité parlementaire pour se voir approuvée, modifiée ou rejetée, mais voilà déjà une belle preuve de l’utilité de la technologie. Et en espérant qu’elle fera d’autres petits (« le Maroc a aussi mis en place un site Internet où les citoyens du royaume peuvent discuter de la réforme constitutionnelle en cours »).

Plus près de nous, le gouvernement du Québec a mis en ligne un site de « Consultation publique Web 2.0 » où on peut y soumettre des idées. Au moment où j’écris, 80 idées y ont été soumises et c’est par celle de Nicolas Roberge (concernant nos chères infrastructures), promulgué sur Twitter, que j’ai pu le découvrir. Je suis quand même bien surpris de ne pas en avoir entendu « parler » avant…

Pour ce qui est de l’Islande, il n’y a aucun doute que le processus marquera cette société, si ce n’est pas déjà fait. Pour ce qui est de l’initiative québécoise, j’ai bien peur que ce ne soit que cosmétique, mais l’avenir nous le dira. Parce qu’il faut bien se l’avouer, c’est tout à fait dans l’air du temps de se donner des airs participatifs. Avoir l’air de se soucier de ce que pense le citoyen est bien utile pour adoucir l’air de supériorité d’un gouvernement. Mais au final, si la valeur de cette consultation ne fait qu’égaler les échanges banals de n’importe qui sur Twitter, Google + et Facebook, cela ne fera qu’engraisser le cynisme déjà balourd à souhait. Cela ne sera que de l’air. Aussi inutile que le phénomène du « air guitar »!

Mais là où la technologie prend des airs de film d’horreur, c’est au niveau « du marquage électronique de l’humain » :

Le congrès des États-Unis d’Amérique vient il y a quelques mois d’adopter une loi (HR 3200) qui permet de pucer l’être humain. Sous prétexte d’un accès au remboursement des soins de santé, par une identification des patients et des informations relatives à la santé, cette loi qui était un projet datant officiellement du 10 Décembre 2004 obligera l’américain moyen à se faire implanter un transpondeur à radiofréquences (qui réagira donc aux ondes radios) sous cutané capable de durer l’équivalent d’une vie.

Pour dire vrai, si c’est sur une base volontaire, je ne suis pas contre l’idée de voir la technologie faire son entrée dans le corps humain. Mais vous lirez l’article d’Agoravox, c’est loin d’être une superbe introduction en la matière… Cependant, au-delà de ça, si notre expérience humaine peut se magnifier par un mariage heureux entre la biologie et la technologie, nous serions bien perdants de le rejeter parce que cela serait « contre nature ». À ce compte-là, depuis que l’humanité est sortie de sa nudité originelle, tous les progrès sont en soi contre nature. Alors pourquoi la peau serait-elle l’ultime barrière du progrès?

Mais il faut le dire, alors que la technologie devient de plus en plus intime, il y a un effet de balancier entre la peur de perdre le caractère privé de sa vie et l’immense joie de se la faciliter. C’est un cliché de dire que l’apparition de la radio en a épouvanté plusieurs, idem pour la télévision… C’est aussi un cliché de dire que nous n’avons pas besoin d’obligation pour embarquer dans le train des nouvelles technologies, puisqu’il y a l’effet d’entraînement pour jouer son rôle consensuel à merveille. Ceux-là diront que les médias sociaux sont une sorte de prison, et les prisonniers en question continueront avec raison leurs danses aériennes malgré leurs chaînes et leurs boulets. Tout ça pour dire que c’est du donnant donnant. Hier contre demain. On délaisse un peu d’un mode de vie pour en apprivoiser un nouveau. Et ainsi de suite.

Avec le progrès, la notion de liberté est en perpétuel changement. L’exemple du « puçage » états-unien est parfait pour jouer le rôle de signal d’alarme. Sinon, il faut creuser plus longtemps pour débusquer les possibles dangers (tous capable de tenir dans l’image du « Big Brother »), et la majorité des gens n’a pas de pelle, encore moins d’énergie pour creuser. Et entre l’alarmisme et l’angélisme, tenir en équilibre est assez étourdissant.

Voilà où nous sommes.

(Photo : lgb06)

Ajout :

Y’a de l’espoir :


 

Le sens de la vie

 

Mon billet « La salade des croyants » a suscité beaucoup de débats, bien au-delà de la simple question de décorum que j’essayais de soulever. Le pire que cela a provoqué, c’est une remise en question de la capacité pour les athées de donner un sens à leur vie. Ce n’était pas la première fois que je l’entendais celle-là : sans Dieu, la vie n’a pas de sens.

C’est bien drôle de croire qu’on a ainsi le monopole de la finalité de l’existence. Mais c’est en même temps très logique : il faut bien absolument le justifier ce Dieu, cet absolu. Par contre, c’est un des pires syllogismes. Si Dieu réussit à condenser pour quelqu’un en un concept global tout le sens de la vie, c’est bien normal qu’en dehors de cette croyance il n’y ait point de salut. C’est un raisonnement qui tourne en rond, un cercle vicieux. Le serpent qui mord sa queue. Il ne permet pas vraiment la pluralité, l’éclatement analytique que permet l’hypothétique. C’est voler la recherche du sens à la philosophie et l’emprisonner dans une cage de verre. Une certaine religion en a fait un crucifix. Le sens de la vie devrait plutôt être un genre de cube Rubik impossible à compléter dont tout le monde a droit. Question d’avoir le droit de salir le sacré avec nos mains sales.

Certains rétorqueront : mais la spiritualité là-dedans? La spiritualité étant pour beaucoup de non-croyants une manière de désigner un possible système extra-corporel, qui est aussi une manière de trouver un sens à la vie, devant l’écueil du matérialisme (le monde visible), devant sa charge hautement dépressive pour certains, je l’admets. Comme si le monde physique qui nous entoure et les relations entre les êtres vivants n’étaient pas assez pour nous permettre de rêver. Mais il faut pour cela que le concept même d’incroyance en quoi que ce soit qui transcende la biologie soit équivalent à un grand vide, un vacuum qui nous aspirerait au fond du baril si on le regarde. Pourtant, notre réalité est déjà un velcro très efficace pour le sens.

Qu’on soit en dehors ou en dedans de la religion et de la croyance en Dieu, la spiritualité semble servir à cristalliser la réflexion quant au pourquoi de l’existence humaine. Personnellement, je pense qu’il n’y a pas plus ni moins de raisons d’exister pour le genre humain que, par exemple, les insectes. Notre vie n’est pas plus utile à quoi que ce soit que celle des bactéries. Quoique, j’aurais même tendance à dire que notre vie est vraiment moins utile… si on pèse les pour et les contre. Mais bon, je n’irai pas jusqu’à promouvoir la disparition de l’humanité, je suis un humaniste : en fait, un éternel optimiste, étant donné sa performance discutable, dans certains domaines.

Mais qu’est-ce que la spiritualité, au fond? Une tentative d’organiser le mystère, ce que nos sens et notre entendement ne peuvent percevoir ni comprendre? L’espoir que nos corps ne sont que des prisons et qu’on pourra un jour en sortir, quel que soit le système occulte qui le permette? En fait, j’ai de plus en plus l’impression que le spiritualisme, la doctrine « qui affirme que l’esprit constitue une réalité indépendante et primordiale », est plutôt un concept fourre-tout, une manière de désigner le caractère abstrait de la vie, ce que cause finalement l’activité électrique dans nos cerveaux.

Pour l’auteur Dominique Loreau, loin « d’être une tâche, une corvée ou un mal nécessaire, le ménage serait en fait un art, rien de moins qu’une activité spirituelle revitalisante ». Alors oui, ça peut aller jusque-là… La spiritualité, serait-ce alors seulement la quête du bien-être?

Le sens de la vie est celui qu’on lui donne. Pas besoin de spiritualité pour ça. En tout cas, il n’y a pas d’obligation, on peut tout à fait être « aspirituel ». La spiritualité, c’est pour moi regarder le néant et espérer que cela change quelque chose dans notre vie. Je préfère regarder ce que je peux voir, alors que la science m’aide à toujours en voir un peu plus. J’accepterais même avec bonheur que la science prouve l’existence de l’esprit et de sa longévité après la mort. Mais jusque-là, je ne perdrai pas mon temps à spéculer là-dessus. « Je pense donc je suis. » Ça me suffit amplement pour être heureux.


 

243 entorses à la liberté

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Ce billet vient de paraître parallèlement sur le blogue « Les 7 du Québec ». Les commentaires seront ici fermés, alors si vous désirez en laisser un ou bien les lire, suivre l’hyperlien précédent.

Trouvé via l’Agence Science Presse, publié sur le site de l’Université Montréal, l’article nommé « Docteur, j’ai 243 produits chimiques dans mon sang… » pointe le sujet important de la toxicologie humaine. « Phtalates présents dans les jouets, solvants causant l’infertilité chez l’homme, bactéries dans l’eau potable, exposition des enfants de garderie aux hydrocarbures aromatiques polycycliques, lien entre organochlorés et cancer du sein… Les problèmes associés aux produits toxiques font la manchette et l’objet de diverses publications. »

Je suis seulement en partie d’accord avec la dernière phrase, puisque je trouve que ce sujet n’est pas assez abordé dans les médias. Voilà aussi pourquoi je l’ai choisi : une brique de plus au bâtiment ne fera pas de tort… Et le sujet n’étant pas assez abordé dans les médias, l’outrance de la population s’en trouve au minimum. Pourtant, il y a là tous les ingrédients pour nous atteindre fondamentalement : biologiquement et philosophiquement.

Comment peut-on parler de liberté, de souveraineté sur son propre corps quand l’environnement est chimiquement hostile, nous inoculant de multiples et hypothétiques bombes à retardement?

Le problème, c’est que cette perte de contrôle est inscrite dans les fondements de nos sociétés basées sur les progrès. Ces progrès ayant été promus dans un emballage ultra positif, laissant les après-coups aux seules mains de la médecine qui se trouve à y trouver aussi un moteur assez performant pour la suite des choses. Cela n’est rien de moins qu’un cercle vicieux.

Nous en sommes venus à considérer ce monde contaminé comme étant seulement une fatalité que le confort « à l’occidentale » vient apaiser, mais c’est toute notre liberté qui est remise en cause. Comment se prémunir contre cette agression tout en conservant sa liberté de mouvement? Car oui, il serait possible de se terrer chez soi et de contrôler au maximum son environnement, de sortir de la maison avec un masque à gaz…

Pour illustrer plus amplement ma pensée, j’aimerais utiliser l’exemple de la cigarette. On a beau dire que les jeunes (et même les adultes) ont le choix (donc la liberté) de fumer ou non, mais il va sans dire qu’il y a une pression énorme, publicitaire et culturelle, pour qu’ils « essayent », avec les conséquences qui s’en suivent. Alors, il est bien évident qu’il n’y a pas que l’individu pour choisir de s’embarquer dans cette mésaventure, qui peut paraître comme une belle aventure pour certains, j’en conviens, mais là n’est pas le point. Un fumeur a la liberté de s’enivrer de son activité, mais ce que je dis, c’est qu’il a perdu une autre liberté a priori, puisque le phénomène du tabac est hautement circonstanciel. Si l’accident de l’inhalation de la fumée de la feuille de tabac et sa mise en marché n’avait pas eu lieu dans l’histoire, gageons que le même individu aujourd’hui fumeur heureux vomirait toutes ses tripes après avoir fait cette découverte…

Donc, c’est notre addiction à la société de consommation qui nous fait prendre à la légère ces entorses à la liberté. Comme des fumeurs heureux, nous considérons l’air toxique autour de nous comme de la fumée aromatique. L’effet calmant de l’achat compulsif est comme la première bouffée après l’attente.

Je ne pense pas qu’il faille tout freiner, mais bien de réparer les dommages en fournissant un succédané, une sorte de méthadone, pour nourrir notre dépendance au bonheur matériel — notre auguromanie — en éliminant de la chaîne les éléments pathogènes.

À l’écriture de ce billet, c’est bien l’égoïsme qui me meut, néanmoins je ne me sens pas du tout coupable…

Nouveau sport : le lancer des médailles de l'Ordre du Canada

À cause d’un monsieur Morgentaler, les denteliers de la religiosité chrétienne se font aller depuis quelque temps, peut-être est-ce une manière de faire compétition aux explosifs adeptes d’Allah? mais à coups de médailles de l’ordre retournées… Ça ne tue pas, mais ça tape tellement sur les nerfs! Donc, la barbe du dernier nommé à l’Ordre du Canada est visiblement plus piquante que la barbe de l’autre, celui qui n’a pas de nom et dont tous ces hystériques se réclament.

Comme s’il n’y avait qu’une seule manière (divine) de voir la société et ses problèmes. Comme s’il n’y avait que Dieu, via une brique obscure du nom de Bible, pour penser. Pourtant, penser est une activité du cerveau que l’on peut soumettre à un brassage intense en compagnie de gens de bonne volonté (!) et mettre à jour au jour le jour, contrairement à la pensée sur papier bible, qui « présente une bonne résistance au vieillissement et aux manipulations. » Quelle blague!

Dans la dépêche de LCN, par rapport à ce lancer des médailles, on lit qu’une de ceux-là, « La fondatrice du Madonna House, Catherine Doherty, a reçu l’Ordre du Canada en 1976 pour son travail auprès des démunis. » D’un côté, on s’inquiète des démunis et de l’autre on culpabilise le libre-choix de donner la vie, surtout quand on sait que la pauvreté est souvent très liée à ce choix. Elle serait fâchée qu’on lui aspire sa clientèle?

Cette vie qui leur semble si importante est premièrement biologique (et non pas spirituelle — avant le baptême, un enfant ne fait à proprement pas partie de l’Église…) et s’inscrit dans le contexte de la communauté, assujetti premièrement à la vie de la mère, du père, de la famille. C’est certain que l’avortement comme contraception ce n’est pas bien intelligent, mais le sujet est bien plus large que ces cas stupides, démontrant seulement la déficience éducative de notre société auprès de certaines personnes, souvent les plus pauvres, tant au niveau matériel qu’intellectuel. Et j’accuse encore plus l’Église de faire l’éloge du crétinisme en vantant le jugement de Dieu, le discernement tronqué des doctrinaires, au lieu de cultiver la lucidité des citoyens.

(Photo : SMN)

Ajout :

Je viens de tomber sur une nouvelle très intéressante et très connexe, via Le Déblogueur, sous le titre :

« Un groupe d’extrémistes chrétiens appelle au boycott de Mcdonald’s ». La réplique de McDonald’s :

Il n’y a pas de place pour la haine dans notre culture, nous voulons aider les gens à vivre et à travailler dans une société sans aucune discrimination.

Je n’aurais jamais pensé applaudir McDonald’s…

Un Petit Poucet

Je chiale bien sur l’externe, l’univers — même qu’une femme enceinte c’est pas non plus toujours facile… — mais au moins, l’interne va bien : Le Petit Poucet dans l’antre de Douce est bien vivant, nous l’avons entendu.

Le médecin le chassait avec son machin techno pour nous le faire entendre et à chaque fois qu’il réussissait à s’en approcher assez, on entendait un gros poc! qui voulait presque dire : laissez-moi tranquille! Il nous a expliqué que le système nerveux du bébé est assez évolué pour qu’il ressente la présence de cet intrus de métal.

Il bougeait donc beaucoup, pour un être qui comptabilise seulement 15 semaines de vie. Toute cette vie souterraine, puisque sa mère est ma contrée, son terreau, m’a beaucoup ému. Je me suis rendu compte qu’au-delà de la biologie il y a quelque chose de plus flou, un questionnement : une étincelle qui se réclame déjà de liberté.

(Photo : Remolino)