Tag Archives: apparition

Tout le monde en jase – 5 février

Agréable soirée de télévision en compagnie de mon ami Dominique Ste-Croix. Pour lui, c’était son baptême de twivage!

Isabelle Gaston

Avant même le début de l’émission, le débat commençait Lire le billet sur Le Globe…

Chirurgie hâtive

 

J’ai eu cette idée de caricature suite à la vue d’une couverture du magazine La Semaine et à la lecture de cette nouvelle :

Une Britannique de 34 ans, immigrée aux États-Unis, injecte du Botox à sa fille tous les trois mois pour l’aider à devenir une célébrité.

 

*******

 

Ce qui n’est pas sans rappeler ça.

Opinion-minute : la St-Jean en français

Patrick Lagacé, en conclusion à ses propos concernant le faux débat sur une hypothétique apparition d’Arcade Fire à un spectacle de la St-Jean :

C’est ce qui me fait capoter, chez les militants portant la ceinture fléchée: ce goddam complexe d’infériorité.

Ça dépends toujours de quel côté tu te places. Ça pourrait être tout autant un complexe de supériorité.

Une fois par année, ça serait la fête de ce qui cimente le lien culturel de la majorité des Québécois, soit le français. Il reste quand même 364 jours pour le rayonnement des autres langues.

Je me demande ce qu’il y a d’extrémiste là-dedans.

(Photo : 200moremontrealstencils)

Là où on s’en attend le moins – et la fin du Détesteur

Douce m’appelle et me demande de descendre avec un peu d’insistance dans la voix. Je descends à la hâte. Elle me montre sur son portable le site poil.ca, pointe dans la colonne de droite une petite image que je reconnais, puisque c’est une de mes oeuvres : Renart à poil.

Elle me regarde perplexe, je lui explique que j’ai proposé voilà pas si longtemps mon image aux administrateurs du site puisqu’ils cherchaient à le renouveler graphiquement. Le seul hic, c’est qu’il a fallu que ce soit Douce qui me l’annonce (un petit courriel de leur part aurait été la moindre des choses, mais bon, c’est un simple site d’hyperliens — et puis, quand même, aucune trace de ma paternité sur l’oeuvre…).

Donc, question de regarder ça en détail, je suis retourné sur le site via mon propre ordinateur. J’y ai remarqué un sondage (« Poll ») ayant comme question : « La souveraineté du Québec? » Nul doute que j’avais un préjugé sur le résultat que j’apercevrais après avoir voté moi-même. Il faut dire que ce site contient « des liens drôles, d’humour et d’actualité informatique postés à chaque jour » et qu’on nous rabâche sans cesse sur toutes les tribunes que plus personne ne s’intéresse à la souveraineté du Québec. J’imaginais alors un tout autre portrait que celui que m’a donné le résultat du sondage :

Pour : 54%
J’m'en calisse! : 27%
Non : 20%

Ce n’est pas un échantillonnage très concluant (102 au moment où j’écris) mais ça m’a fait quand même sourire.

***

Je ne m’attendais pas à lire un billet comme celui que Le Détesteur a pondu, pour tirer sa révérence avec toute la hargne dont il est capable. Comme je lui ai écrit, il y a bien des trucs que j’ai lus dans son billet (et dans tous ses billets) que j’aurais aimé pouvoir écrire aussi clairement.

Pour vous faire un petit historique, j’ai vu d’un drôle d’oeil l’apparition de ce blogue au départ. Il m’apparaissait trop comme un bon plan pour se faire remarquer rapidement, en grossissant à la loupe l’excitation du blogueur de faire du rentre-dedans et de se voir l’allumeur allumé par les uns, et d’esquiver les seaux d’eau des autres. Et quand un de ses billets me faisait réagir, je me gardais d’en parler ici pour ne pas me sentir comme une marionnette.

Ça m’a pris du temps, mais j’ai fini par comprendre que j’étais dans le champ. Je le trouvais quand même intéressant malgré mon gros bémol, mais à partir de ce moment j’ai pu goûter pleinement. Je n’étais pas toujours d’accord avec ses positions, par contre je n’y trouvais jamais de la bêtise même s’il en criait toujours, mais au pluriel!

Sa plus grande qualité, à mon sens, c’était d’assumer son anonymat au point où il se plaçait toujours en situation de ne pas vouloir la perdre ensuite. Si j’avais un désir de liberté d’expression sans la contrainte d’avoir à répondre personnellement de mes écrits, ça ressemblerait beaucoup à ce qu’il a fait. Parce qu’il faut s’entendre, même avec un pseudonyme et une identité cachée, la plupart se meuvent dans la blogosphère avec leur sens de la mesure en filigrane. Je ne dis pas que ce n’est pas bien, c’est autre chose, un autre programme. Un programme extrême qui me faisait du bien. Et ce n’était surtout pas un petit connard de troll qui s’amusait pour le simple plaisir de s’amuser.

Honte à ses opposants.

(Question de finir théâtralement…)

Lhasa n'est pas morte à cause de Twitter…

Je m’excuse, mais on s’en fout de la question de Twitter autour de la mort de Lhasa de Sela. C’est un problème de bouche-à-oreille à la vitesse grand V et il faut faire avec. A-t-on déjà pensé à faire taire la boîte à rumeur avant l’apparition des médias sociaux?

Par contre, qu’une jeune femme dans la fin trentaine meurt d’un cancer du sein, ça c’est sérieux. Quand ma Douce se met à craindre le fait qu’elle ne puisse pas se faire faire des tests de dépistage vu son trop jeune âge, ça dépasse le soi-disant problème des cancans.

Quand on constate de plus en plus que le cancer gagne sur des corps de plus en plus jeunes, on se demande pourquoi les médias sont si intéressés par la ragoterie.

Il n’y a qu’à taper « hausse des cancers » sur son moteur de recherche préféré et c’est un bon début pour sortir du verbiage inutile.

*

Sinon, au-delà de la colère, je suis immensément triste devant ce décès, moi qui n’étais même pas au courant de sa maladie. Avec Björk, ex aequo, c’est ma voix féminine préférée. J’ai bercé mon âme au son de sa voix en compagnie de ses deux premières oeuvres, je la pleurerai en écoutant sa dernière complainte, quand je me la procurerai.

« Ça fait drôle d’entendre parler de souveraineté en 2009! »*

Jean-François Lisée et Chantal Hébert discutaient de la question linguistique pour ce qui est de l’enseignement collégial au Québec. M. Lisée réagissait à la position du PQ (qui veut faire gonfler la loi 101 jusqu’aux cégeps) en proposant une fusion des deux réseaux (anglophones et francophones) où « tous les cégépiens [recevraient] les trois-quarts de leurs formation (sic) en français et le quart, en anglais. »

Comme argument, il s’appuie entre autres sur des sondages : 76% des francophones y seraient favorables; du côté des non-francophones : 61%, ce qui est énorme. Et du point de vue constitutionnel, il pense que « rien n’interdit cette réforme. »

Pourtant, Chantal Hébert écrivait à sa suite :

Pour mémoire, l’article 23 de la Charte des droits et libertés, qui garantit aux anglo-québécois le droit de faire éduquer leurs enfants en anglais au Québec, permet également aux communautés francophones du reste du Canada de profiter des mêmes avantages.  Ce droit à l’éducation inclut le droit de gestion des établissements scolaires, obtenu de haute lutte par les minorités francophones devant les tribunaux.

Et, en terminant de clouer le cercueil :

instaurer un régime linguistique à prédominance francophone dans l’ensemble du réseau collégial québécois et prétendre malgré tout satisfaire à l’article 23 [...] a autant de chances de tenir la route dans le cadre constitutionnel actuel que le fantasme de bon nombre d’intellectuels canadiens de voir Ottawa se doter d’un ministère pour prendre l’éducation “nationale” en main.

Pour le dire crûment, nous sommes couillonnés…

Qu’on soit d’accord ou non avec l’idée de Jean-François Lisée, la seule manière de la voir un jour discutée sérieusement — comme une option valide — réside dans le démembrement du statu quo constitutionnel qui nous caractérise. Je sais bien que tout ce qui touche à la question de la souveraineté ne semble pas exciter beaucoup de gens, mais au-delà de l’effet de mode — que c’est soi-disant démodé —, il reste que pragmatiquement la créativité en prend pour son rhume (il faudrait bien maintenant changer l’expression pour « sa grippe », hé hé!)…

S’il y a même des fédéralistes qui salivent devant cette idée, ils auront bien assez vite la bouche pâteuse comme un lendemain de brosse. Gracieuseté du Canada.

*Le titre de ce billet est une citation tirée d’un billet de La Clique du Plateau, un commentaire en lien avec l’apparition de Jacques Parizeau à TLMEP.

(Photo : [kren])

L'homme de la situation

J’ai reçu plus tôt via Facebook un message d’une journaliste pour l’émission Dumont 360. Je lui ai parlé au téléphone et elle me demandait si je voulais défendre ce soir dans un débat l’idée du changement de nom de la rue Amherst pour Pierre-Falardeau. J’ai refusé et lui ai conseillé de rejoindre Louis Préfontaine, le créateur du groupe sur FB, même si personnellement ça ne va pas du tout entre nous deux.

Voilà ce que j’ai rétorqué hier à Tym Machine qui me proposait « d’enterrer la hache de guerre et de la fumer après » puisque nous nous rejoignions sur ce point :

on a déjà enterré la hache de guerre une fois, mais pendant que j’avais le dos tourné il l’a déterrée pour m’en sacrer un coup dans le dos, ce qui a fait en sorte que ce qui me restait de ma poignée de valise est tombé…

Et pourtant, je n’ai pas hésité une seconde à promouvoir Louis auprès de la dame. Et pourtant, une apparition à la télé aurait eu plus de chance d’être une bonne chose pour moi qu’une mauvaise, on en convient. Même si en plus mon ancien ami virtuel m’a déjà crucifié sur la place publique en inscrivant sur l’écriteau que tout ce que je fais dans la blogosphère n’est que manigances pour acquérir de la visibilité…

En vérité, bien que j’aurais pu me débrouiller pour bien faire valoir mon point de vue, je sentais que Louis serait plus à sa place que moi avec ce sujet, d’autant plus qu’il a déjà croisé quelques fois dernièrement les médias télés et radios, à ce que j’ai su. Pour ma part, c’est assez minime comme expérience.

Bien que j’expose tout cela ici, mon but n’est certainement pas de me racheter à ses yeux. Peut-être plus les vôtres, s’il y a beaucoup de regards froncés qui parcourent mon espace… Je me dis que ma décision était complètement désintéressée par rapport à Louis, très intéressée pour ce qui est de la cause, et que je pouvais en même temps en profiter pour démontrer ici qu’il est possible de laisser de côté ses rancoeurs et sa petite personne quand on sent qu’il le faut.

Pas la peine de me remercier Louis, il n’y a rien qui change entre nous deux, et je n’espère vraiment pas que tu me rendes la pareille un jour.

Michael Jackson n'est pas mort!

Image de prévisualisation YouTube

Après l’apparition du fantôme de Michael Jackson, voilà la « preuve » qu’il n’est pas vraiment mort. Il s’agit peut-être alors d’une résurrection?

Ça me fait un peu penser à tout ce qu’on disait à propos d’Elvis Presley, après sa mort, comme quoi c’était un complot et qu’il voulait juste avoir la paix.

Elvis attend Michael sur son Île Fantastique, avec le nain Hervé Villechaize

C’est drôle.

Enfin presque.

(Trouvé via un gazou de @cafevrac)

Niaiseries de fin de semaine

Niaiseries : le mot est faible. C’est supposé être des apparitions divines, pourtant, si on se fie seulement sur les seules probabilités que ce genre d’images apparaissent quelques fois, par-ci par-là, dans notre monde, il n’y a que dans le cerveau de celui qui regarde que ça peut être ça.

En guise d’introduction, pour ceux qui ne sont pas trop au courant de ce qui s’est passé en art, naguère, ça commence par un tableau de René Magritte (La Trahison des images, 1928-29).

(Le billet se poursuit après les images.)

Divine Apparition 1

Divine Apparition 2

Divine Apparition 3

Divine Apparition 4

Divine Apparition 5

Divine Apparition 6

Divine Apparition 7

Divine Apparition 8

Divine Apparition 9

Divine Apparition 10

(Images trouvée sur odee.com, via un billet de Stéphane Pageau.)

Et le pire c’est que j’ai une anecdote familiale à propos d’une image du genre.

Ma grand-mère avait pris une photo dans les nuages en avion où on voyait clairement une représentation du Christ. Elle nous l’avait passé pour que nous puissions la montrer. Elle était sertie dans un cadre en carton.

Mon père, séparé de ma mère, nous recevait aux deux fins de semaine et cette fois-là, c’était mon tour, je devais coucher par terre sur un lit de camp à côté du lit qu’il partageait avec sa nouvelle femme. La photo en question était sur une commode dans la chambre. Nous nous sommes réveillés au matin et le cadre de carton était déchiré en une dizaine de morceaux.

Un point pas si simple dans un ciel bleu

Je ne pensais jamais un jour écrire ce qui va suivre.

Hier en fin d’après-midi je me rendais vers le travail de Douce et, en regardant le ciel, sans aucun nuage, quelque chose a attiré mon attention. Juste à la croisée du dégradé qui va du bleu au blanc de l’horizon, une petite tache s’en détachait.

Je me suis dit que c’était un avion, mais non, pas vraiment. En tout cas pas le genre d’avion que je remarque dans le ciel… Une étoile, une planète? Pas plus, car ça bougeait, mais très lentement.

J’ai remarqué qu’il y avait deux ou trois points minuscules un peu plus clairs que le ton du ciel, mais surtout, une espèce de halo verdâtre autour. J’ai cligné de l’oeil et essayé de détailler la chose encore mieux, mais c’est disparu, me laissant avec les petites taches informes qui semblent nager comme des micro-organismes dans mon liquide lacrymal. Vous savez!

Le pire, c’est qu’après avoir remarqué ces taches, qui étaient au premier plan de ma vision, je me suis demandé si je n’avais pas pris cette chose pour cela, mais impossible, elles bougent trop en tous sens et la chose se déplaçait très lentement, comme si j’étais derrière et qu’elle se dirigeait presque tout droit avec un léger décalage vers la droite.

Alors, ces trois points minuscules, en triangle, est-ce que ça pouvait être des genres de réacteurs? Est-ce qu’il y a des avions à trois réacteurs arrières? Sûrement. Mais alors qu’est-ce que c’était que cette aura verte? Et surtout, pourquoi cette disparition si subite?

(Photo : Orrin)