En 1873, la citoyenne des États-Unis et militante des droits civiques Susan B. Anthony a reçu une amende de 100$ pour avoir voté alors que la loi interdisait le vote pour les femmes. Elle a refusé de Lire le billet sur Le Globe…
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Avortement – La science ne peut pas justifier un retour en arrière
Je ne vous apprends sûrement rien, le débat concernant l’avortement refait surface au Canada, gracieuseté d’un député conservateur qui use de ce que la liberté d’expression parlementaire Lire le billet sur Le Globe…
L’ingratitude de la mort
Je me souviens quand j’étais tout jeunot d’avoir fantasmé ma propre mort, mais une mort toute fausse qui me permettrait enfin de combler ce besoin d’amour insatiable par une démonstration Lire le billet sur Le Globe…
Aucun voeu de pauvreté pour les indignés
Depuis que les indignés ont pris la place publique, il y a un discours qui revient et qui revient comme une fade ritournelle. Ce discours consiste à pointer le fait que certains de ces indignés ont assez d’argent pour posséder des gadgets électroniques, portables, téléphones intelligents, etc., alors qu’ils critiquent le capitalisme, et de qualifier tout ça de contradictoire. La belle affaire…
Cette logique bon marché, c’est de dire que c’est le capitalisme, et lui seul, qui permet aux gens d’avoir de l’argent : donc, qu’il n’y a pas de légitimité à critiquer « la main qui nous nourrit » (tout cela en délaissant bien sûr dans le calcul celui qui met l’épaule à la roue…). Cet argument est vide de sens dans l’optique où le système dans lequel nous sommes a été mis en place précédemment à la réalité de la critique que nous pouvons formuler aujourd’hui sur celui-ci. Et le fait de posséder ces outils, conséquence d’une certaine réussite de ce système, ne saurait à lui seul empêcher la critique de ses échecs.
À ce compte, plus généralement, quiconque ne pourrait critiquer le capitalisme sur le web puisqu’il faut bien avoir les moyens de le faire. Faudrait-il par exemple que l’auteur d’une critique prouve qu’il l’a rédigée et publiée sur un poste de travail loué dans un café internet et non sur son propre ordinateur pour qu’elle soit justifiée aux yeux de nos valeureux réactionnaires? Pour aller encore plus loin dans la connerie, si elle est quand même diffusée via son propre ordinateur, faudrait-il prouver qu’il est d’occasion et que le service de connexion internet utilisé est bas de gamme? Et encore plus généralement, en bas de quel salaire annuel est-il encore possible de critiquer le capitalisme? 30 000? 15 000? 5 000? Ou rien du tout, dans le sens d’être tout bonnement dans la rue? (Si cette dernière réponse est la bonne, c’est quand même assez drôle, puisqu’on soulevait avec mépris qu’il y avait des sans-abris parmi les indignés.)
Cette démonstration prouve bien que ce discours est absurde en soi et qu’il ne se base que sur une vision de courte vue. Notre monde est un monde de communications, et la technologie n’est même plus une option pour y être présent. Le débat est en cours et les adversaires de ce mouvement citoyen devraient seulement se concentrer sur l’argumentation intellectuelle au lieu de perdre leur temps à pointer ce genre de détail sans importance.
Mais bon, dans notre monde où la facilité l’emporte trop souvent sur la rigueur, ce n’est pas bien surprenant.
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Pour commenter, aller visiter mon nouveau projet de site collaboratif : http://leglobe.ca/blog/2011/11/aucun-voeu-de-pauvrete-pour-les-indignes/
Rire jaune
Daniel Thibault est, entre autres, un moulin à tweet. Il se spécialise dans la création de phrases-clics, sortes de propositions thématiques qu’il s’amusera à décliner ensuite à toutes les sauces, en compagnie d’autres utilisateurs de Twitter voulant bien se prêter au jeu. Comme beaucoup, j’adore.
Très récemment, il a proposé la phrase-clic « #EndroitOùMettreUnUnifolié » en lien avec le projet de loi c-288, au sujet de l’unifolié, le drapeau canadien. (Ajout : Le principal intéressé m’a spécifié sur Twitter qu’il n’était pas l’inventeur de cette phrase-clic, mais bien plutôt @OursAvecNous) Une de ces contributions, « Si j’embroche un député conservateur avec un drapeau, techniquement, je peux poursuivre le flic qui le retire? #EndroitOùMettreUnUnifolié », lui a valu un brûlot d’un dénommé Jean-Philippe Rousseau sur un site qui m’était totalement inconnu : « Québec Presse — le média dissident ». Dans « Haine ordinaire », il est proposé rien de moins que la phrase de Daniel Thibault est un discours haineux :
est-ce que de parler, même à la blague, d’embrocher un adversaire, qu’il soit un adversaire idéologique ou de simple circonstance, peut démontrer le respect minimum que l’on doit envers la démocratie et la liberté d’opinion ? Ce message transpire juste la haine. La haine ordinaire de quelqu’un qui refuse le débat et préfère le ridiculiser, à l’extrême, par des images elles-même extrémistes.
Vraiment, je crois que c’est pousser le bouchon beaucoup trop loin. J’ai l’impression de sentir les réverbérations d’un certain Bye Bye… On s’amuse à mélanger les cartes, on demande d’imaginer « la même citation, dans n’importe quel autre contexte, parlant de député péquiste, voire même de Québec Solidaire » comme s’il fallait simplement dresser des parallèles de la sorte… Et puis, brandir la liberté d’expression, c’est la cerise…
Quoi qu’il en soit, j’ai laissé un commentaire à la suite dudit billet (toujours en modération au moment où je publie) :
De l’humour noir, ça vous dit quelque chose?
Et il n’y a pas à remplacer des termes par d’autres, la mécanique de la blague tient sur le sens des éléments, et grandement par l’absurde (dans le sens d’humour absurde).
Il n’y a que le mât du drapeau pour pouvoir servir dans le scénario proposé à embrocher. Il n’y a qu’un député conservateur et des flics pour pouvoir y être des personnages. Ces éléments ne font que servir le jeu qui a pour titre : « #EndroitOùMettreUnUnifolié ». Alors, il est impossible de changer un député conservateur pour un député du NPD ou un noir, ou un drapeau pour une cible parce que ça ne serait qu’absurde, sans l’humour… Et on jugera de la drôlerie d’une blague mettant en vedette un député du NPD ou un noir et une cible en temps et lieu!
Et je ne comprends pas pourquoi on publie une capture d’écran du tweet en question, mais qu’on omet d’y ajouter « #EndroitOùMettreUnUnifolié »? Sans cela, c’est premièrement placer la citation hors contexte et ça la rend évidemment haineuse, très au premier degré. Mais peut-être qu’ici il est seulement question d’une incompréhension de la culture particulière qui se développe sur Twitter, au Québec.
Je peux bien comprendre que de voir « embrocher » et « député conservateur » dans la même phrase puisse faire sourciller quelques personnes, mais de là à traficoter une théorie pour en extraire tout ce qu’elle a de potentiellement comique pour d’autres…
Je crois que dans ce cas on aurait pu se contenter de ne pas trouver ça drôle… Ce n’est pas parce qu’on ne trouve pas ça drôle que ce n’est pas de l’humour pour autant.
Le sacré, aujourd’hui
Hier, alors que je ramassais les dégâts accumulés de notre petite tornade sur le tapis du salon, la télévision, syntonisée à Radio-Canada, m’annonça les sujets à venir de l’émission Second Regard. Un reportage sur le film « Des hommes et des dieux », racontant l’histoire vraie « de sept moines cisterciens du monastère de Tibhirine assassinés en 1996 par des terroristes en Algérie », et une rencontre avec le philosophe français Luc Ferry, au sujet entre autres de la morale :
On entend souvent dire que les sociétés occidentales se sont éloignées de la religion. Conséquemment, certains ont l’impression qu’on vit dans des sociétés où les valeurs ont volé en éclats, qu’on a perdu nos repères. Et bien, Luc Ferry philosophe, ne croit pas ça.
L’entrevue est vraiment à écouter au complet, mais le point que je voudrais relever ici concerne le sacré. Le philosophe explique que le terme « sacré » trouve sa source du sacrifice et que le 20e siècle a été le théâtre de l’évolution du sacré, enfin, en occident. Qui, maintenant, mis à part peut-être les rares ultrareligieux, voudrait se sacrifier, mourir pour Dieu? Idem pour ce qui est de la Patrie (nos bons soldats étant à mon sens l’absurde exception…) et de la Révolution (le philosophe faisant référence aux années soixante et son concert révolutionnaire).
Aujourd’hui, c’est l’humain qui est sacré. Et à la quintessence de cette idée, quel parent ne donnerait pas sa vie pour ses enfants, alors qu’anciennement sur la ferme, comme le dit bien justement Luc Ferry, la mort d’un enfant était moins importante que la mort d’une bête? Encore, qui laisserait mourir un proche en danger sans rien tenter, même si cela implique de risquer sa vie? Même pour un inconnu, dans le fond.
Une chose en expliquant une autre, peut-être que cela pourrait être la clé du très grand malaise des Québécois envers toute l’histoire entourant Guy Turcotte. Si l’humain est sacré et encore plus les enfants pour leurs parents, ça va de soi que cela bouleverse la sensibilité populaire. Et c’est d’autant un jeu de contrepoids entre l’humanisme, maintenant sacré, et la Justice, qui elle ne l’est surtout pas : elle est plutôt reléguée du côté du politique, avec tout ce que le cynisme a assombri.
Quand quelque chose est vraiment sacré et qu’il demande alors un respect absolu, il est bien difficile de le désacraliser en le regardant d’un oeil objectif. C’est visiblement ce que les gens reprochent aux membres du jury d’avoir fait avec le verdict de « non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux » du cardiologue Guy Turcotte.
(Photo : voght)
Ah! oui, « écrire un blogue »?
Si vous ne le saviez pas, j’aime beaucoup lire les billets de Jean-François Lisée qu’il nous livre via son blogue sur le site de la revue L’Actualité. Et quelle ne fut pas ma déception lorsque j’ai lu sur Cyberpresse, au tout début d’un article de Nathalie Collard nommé « Jean-François Lisée: l’intello-blogueur » :
Et plus loin :
Je me suis lancé en me disant que si j’écrivais un blogue, il faudrait absolument qu’il y ait une valeur ajoutée, souligne-t-il.
Si vous ne voyez pas où je veux en venir, changez « blogue » pour « journal d’information », « site », « carnet », « magazine ». Ça serait absurde de dire : j’écris un journal d’information. Idem pour un site, un carnet, un magazine. Certains pourraient arguer qu’on peut dire « j’écris un livre », par exemple, ce qui désigne à la fois le contenant et le contenu. Mais force est d’admettre qu’un blogue est tellement plus proche d’un journal d’information que d’un livre. Un livre serait comme un long billet, billet étant le terme le plus utilisé pour décrire les textes publiés sur un blogue. Et, j’y pense, il y a quand même des livres qui sont des compilations de nouvelles, par exemple. Mais un auteur de nouvelles ne dira jamais « j’écris un livre », ça va de soi, il dira plutôt « je prépare un recueil de nouvelles ». Même chose pour les poètes.
Quoi qu’il en soit, j’avais publié une réaction sur Twitter à la suite de cette découverte. Quelques personnes étaient d’accord et d’autres ont argumenté contre ma position. Après quelques échanges, une de celles-là a décidé de demander à Guy Bertrand (@Ayatollah_SRC), conseiller linguistique à Radio-Canada, de trancher. Sa réponse, que Marie-Claude B. (@Hortensia68) m’a gentiment retransmise même si ça lui donnait tort :
Pour une fois que je peux user de l’argument d’autorité…
Eh oui, je sais, il y a des choses vraiment plus graves dans la vie. Ce n’est quand même pas la première fois que j’en parle, j’ai lu souvent des tournures de phrase du genre « mon dernier blogue » de la part de gens (la plupart minimalement connus) qui ont été catapultés dans la blogosphère parce qu’il le fallait bien, vu l’ampleur du phénomène.
C’est un peu normal, étant donné la nouveauté. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas soulever la faute de sens.
Abstention, proportionnelle, coalition, etc.
Cyberpresse publiait un texte d’opinion de François Geoffroy, professeur de littérature au collège Montmorency, ayant pour titre : « Pourquoi je n’irai pas voter ».
Il fait à sa façon la démonstration que chaque vote n’a pas le même poids :
Les dernières élections fédérales ont démontré par l’absurde les limites du système actuel. Le Bloc, avec 1 379 565 voix, y a remporté 49 sièges. Les Verts, avec 940 747 voix… aucun.
Bien que je sois très d’accord avec l’utilisation de l’adjectif « absurde », ce qu’il oublie dans son calcul, concernant le Bloc, c’est que ce parti n’a de candidats qu’au Québec, ce qui multiplie quand même sa représentativité. Avec un taux de participation de 59,1%, 1 379 565 voix au Québec, c’est autrement plus représentatif que les résultats des Verts au Canada. Comme on dit, ne comparons pas des pommes avec des oranges…
Sinon, il est bien vrai que notre système fait des laissés pour compte comme les électeurs du Parti Vert. Mais son texte, malgré son propos abstentionniste, me semble seulement un bon argumentaire pour un système proportionnel. Et, à la place de « rejoindre le rang des désabusés », il serait beaucoup plus constructif, par exemple, de se faire le chantre dudit changement de système et de quand même se déplacer pour « envoyer annuellement à peu près la valeur d’un timbre-poste en financement public au parti de [s]on choix ». En tout cas, ça serait clairement moins défaitiste. Ce défaitisme qui tient beaucoup trop lieu de conscience politique, par les temps qui courent.
Alors, qu’est-ce que ce serait si tous les citoyens (un peu d’utopisme ici) talonnaient tous les partis politiques quant à leur position sur un changement de votation pour un système de style proportionnel? (Un référendum sur la question? Oups! désolé, n’importe quoi sauf un référendum… Pourquoi? Parce que.) En plus, ça serait une bonne cause pour rejoindre les gens qui ne votent plus, par dégoût du système, comme ceux que je décris plus haut. Mais bon, quand le cynisme aigu a bien grugé un citoyen, il est bien difficile d’espérer une guérison… à moins que…
Et puis, question de continuer sur la lancée d’une évolution du système, juste l’idée d’accepter comme légitime (par tout le monde) la gouvernance par coalition serait déjà un bon début. Parce qu’il faut le rappeler, une coalition n’est pas une invention du diable… Personnellement, j’espère qu’un hypothétique gouvernement minoritaire conservateur se transformera assez rapidement en un gouvernement de coalition, et qu’il donnera de bons résultats (en tout cas, question représentativité, c’est déjà un pas en avant). Et surtout, qu’il durera.
À partir de là, tout est possible. Pourquoi pas une concertation des partis en coalition pour un système proportionnel? (Étant donné que personne n’est en situation majoritaire, ce qui on le sait, tend à refroidir les ardeurs pour le changement — s’il faut le rappeler, un gouvernement majoritaire a rarement la majorité des votes.) Et, bien sûr, un retour de François Geoffroy au bureau de scrutin aux prochaines élections!
Au sujet de l’offre culturelle
Steve Proulx se demande dans son billet « Noyade culturelle » si on ne devrait pas réduire l’offre culturelle, en partant de cette prémisse :
Selon vous, combien de romans canadiens les familles canadiennes devraient-elles acheter chaque année pour que les 17 000 écrivains canadiens puissent tirer de leurs écrits un revenu moyen de 30 000 $? Douze? Vingt-quatre?
Tenez-vous bien, la réponse est cinquante.
Et il continue en démontrant de plusieurs manières que l’offre culturelle ne correspond aucunement à la demande. (Je ne ferai pas une synthèse du billet, qui va dans plusieurs directions, alors je vous invite à le lire, c’est gratuit en plus!)
Et sur La swompe, Éric Samson a concocté une réponse assez mordante (que je vous incite aussi à lire, bien sûr) où il fait ressortir qu’il est absurde de même penser à refréner l’offre culturelle.
J’ai relayé son billet sur Twitter et il m’a demandé un commentaire, ce que j’ai fait, mais pas encarcané* par les 140 caractères, donc à la suite dudit billet :
Même si je suis d’accord que la culture se bâtit premièrement sur la volonté des artistes, il reste que je trouvais quand même assez instructif le calcul de Steve Proulx quant à la réalité du grand nombre de l’offre culturelle versus la demande. Le calcul « qui dit que chaque ménage canadien devrait acheter 50 romans pour faire vivre tous les écrivains canadiens » me semble vraisemblable (et là-dessus j’ai une confiance aveugle en Steve Proulx — qui est quand même journaliste —, parce que je ne crois pas qu’il aurait trafiqué à ce point une information aussi sensible pour les seules fins d’ajouter du poids à son argumentation).
Donc, je pense que l’exercice de Steve Proulx a au moins le mérite de dresser un tableau réaliste de la situation, sans pour autant donner de piste de solution. Parce que oui on ne peut pas comparer le monde culturel avec l’industrie de la motoneige. Un homme d’affaires qui se lance dans la construction de motoneiges veut faire des profits, tandis qu’un artiste veut s’exprimer, pour ce dernier l’argent est la cerise sur le sundae. (Je sais bien que ma dernière phrase n’est pas très loin d’un truisme, mais parfois il y a des vérités évidentes qui demandent à être soulignées.) Et tout cela sans pour autant moi-même apporter de solution. Qui le pourrait?
Par contre, si je peux donner une explication à cette expansion de l’offre culturelle, je me servirais de l’exemple des États-Unis comme terreau de créativité, puisque dans l’esprit de tous, il y semble plus possible d’y avoir du succès que partout ailleurs. Ce qui a conduit historiquement beaucoup d’artistes à s’y installer. On peut penser à Jack Kerouac, un québécois (ma copine qui a étudié en littérature ne le savait même pas, moi je l’ai appris par hasard voilà pas si longtemps…), qui est devenu une figure emblématique de la littérature états-unienne (en occultant bien sûr ses origines). [Oups! Au sujet de Jack Kerouac, j'étais vraiment dans les patates... J'écoutais voilà pas si longtemps l'émission « Tout le monde en parlait » sur le mouvement hippie et j'ai mal compris ça l'air... Ça donnait l'impression qu'il était québécois, mais c'est seulement que ses parents l'étaient et que sa langue maternelle est le français. Désolé.] Maintenant, ce même phénomène s’est mondialisé avec la venue d’internet et toutes les opportunités qui viennent avec. Il y a des gars et des filles comme Jon Lajoie qui ont du succès mondialement, et ça ne peut que montrer un énorme sourire à des artistes qui, voilà pas si longtemps, se seraient contentés de bizouner dans leurs coins, sans même voir plus loin que leur seul plaisir. Et la même chose pour les diffuseurs, etc.
Et de l’autre côté, j’en arrive à la conclusion que cette démocratisation est un plus pour la qualité artistique. Même si l’argent n’est pas tellement à la clé, il semble logique de penser que plus l’offre explose, plus cette offre a de chances d’être géniale, non? Et c’est le public et la critique et les pairs qui au moins en font ressortir quelques-uns du lot.
Et si dans le fond il n’y en avait carrément pas de solutions?
*Pas si pire ce néologisme, quand même!
(Image : jpos)
Vrakota
Si vous avez suivi la dernière saison de l’émission « En route vers mon premier gala Juste pour rire » au canal Vox, le nom d’Etienne Dano ne vous est sûrement pas inconnu, puisqu’il en a été le grand gagnant.
J’ai adoré ses prestations à l’émission et même qu’il était dans mes favoris depuis la première saison. Son humour est vif, viril et surtout, intelligent. Ça fait drôle à dire quand le gars est capable de passer un numéro complet sur le sujet du ketchup! C’est qu’il a su lui développer une finesse insoupçonnée!
La vidéo plus haut fait partie de son nouveau projet nommé « Vrakota », où, sous les traits de Steeve Gariépy, coupe Longueuil à l’appui, il vante les mérites de produits absurdes comme de la colle à steak, un homard télécommandé et un collier à chien mp3. Un tordu mélange entre les pubs de Canadian Tire et, bien sûr, de Lakota.
Tout simplement tordant! Son canal YouTube est par là : VRAKOTA
(Via @jboivin sur Twitter)
Ça pue l'expérimentation journalistique! (avec Màj)
Ce billet, je l’écris presque à reculons, il faut que je l’avoue. J’ai peur de passer pour un éternel instigateur de guéguerre, mais je n’ai pas le choix, la marmite est prête à exploser.
Je mène une petite enquête depuis quelque temps au sujet d’un blogueur, celui qui me fait penser à un maringouin. Un blogueur qui me donnait l’impression de tout faire pour faire parler de lui, alors je m’étais juré de ne pas lui faire de pub directe. Juste le confronter directement chez lui et en commentaires ici pour arriver à aujourd’hui où j’ai tenté de laisser ce commentaire chez Patrick Lagacé, à la suite d’un billet où ce blogueur était en vedette :
Je n’en reviens pas Pat que tu prennes au sérieux ce supposé « journaliste »… À moins que tu le connaisses personnellement, et ça soulèverait d’autres questions, puisque je m’en suis déjà posé beaucoup à son sujet.
Premier constat : googler Pascal-Pierre Bradette et c’est presque le néant. Très bizarre pour un journaliste.
Deuxième constat : il est venu commenter chez moi, je l’ai constaté et il me l’a confirmé, il utilise un module anonymiseur pour qu’on ne puisse avoir accès à sa véritable adresse IP. Autant se dévoiler et en même temps autant se cacher. Biz biz biz…
Constat général : un nom surréaliste, une photo qui va beaucoup trop bien avec son ton fendant, un désir qui frise l’absurde de se placer à contre-pied de la majorité, et le fait qu’il se soit retrouvé dans ta blogoliste au tout début de la création de son blogue, ce qui ne semble pas être dans tes habitudes…
Tu ne ferais pas une petite expérience blogosphérique Pat?
Je l’ai envoyé à deux reprises, mais sans succès. J’ai constaté plus tard que d’autres commentaires passaient, ce n’était pas un problème d’absence de modérateurs alors. Les deux premières fois, j’avais ajouté l’adresse de mon blogue comme signature, alors je l’ai envoyé une fois sans, pour voir. Pas plus, et j’ai constaté la présence de nouveaux commentaires… Ça faisait très longtemps qu’on ne m’avait pas censuré chez lui. Pourquoi? C’est rendu une question absurde à mon avis.
Ce qu’il y a de sûr, c’est que ce présent billet où je soulève un foutu gros doute sur la connivence ou la participation de Patrick Lagacé au blogue Pataklow! fera beaucoup moins de vague que si mon commentaire était apparu. Le trafic n’est pas comparable. Alors, passez le mot :
c’est un gros canular!
*
Je viens de remarquer en ajoutant la photo que son adresse contient « journaliste_04_moyen.jpg » à la fin. Je vois tellement le topo. Il avait une série de photos de différents visages pour représenter son personnage de journaliste-pigiste, et il a finalement choisi la quatrième.
Màj :
Je n’accuse pas formellement Patrick Lagacé d’être derrière Pataklow! comme certains semblent le penser. Ce ne sont que des questions!
Màj :
En parcourant mon agrégateur, je suis retombé sur un billet récent de PP Bradette où il rentre dedans Patrice Lagacé, comme il l’appelle… Et ce n’est même pas une coquille, il répète la faute.
Même pas besoin d’expliquer, c’est d’un humour… surtout qu’il termine son billet par : « Les plus allumés d’entre nous ne sont pas dupes. »









