Un slogan et des mises à pied ridicules

Renart Léveillé

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Un slogan et des mises à pied ridicules

Je viens de me joindre à deux groupes Facebook.

« Contre le slogan de la Polyvalente de Black Lake »

Le slogan en question :

Pour bâtir l’avenir aujourd’hui and tomorrow.

J’ai pensé tout de suite à la blague qu’est Justin Trudeau et sa communication « bilingual ». Mais voilà plutôt le message que j’ai envoyé sur le site de la polyvalente :

Je suis vraiment outré par votre slogan. Et j’espère vraiment que le plus gros des plaintes viendra des gens de votre région. Et j’espère aussi que cette histoire se retrouvera à la une de tous les médias, ce qui participera encore plus à ce qu’ils se sentent concernés.

Votre slogan donne une forte impression de propagande pour un Québec anglophone, et je ne doute aucunement que ce ne fût pas votre but. Pour remédier à ce problème, il vous faudra sans nul doute retourner brasser les idées pour un nouveau slogan.

En vous souhaitant le meilleur des succès…

Je n’aime vraiment pas utiliser l’expression « colonisé », mais là c’est un cas de force majeure…

« Boycottons les Caisses Desjardins »

Pourquoi? Pour ça :

En 2009, en pleine tourmente économique, la « coopérative » Desjardins annonçait fièrement avoir dégagé un bénéfice de 177 millions de dollars pour le premier trimestre.

Alors, afin de remercier son personnel et contribuer à la relance économique, elle a coupé 900 postes dans l’ensemble de son réseau!

Quelque chose à rajouter?


 

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23 commentaires sur "Un slogan et des mises à pied ridicules"

  1. Darwin dit :

    «Quelque chose à rajouter?»

    Oui, deux choses… Tout d’abord, il y a plein d’autres raisons de boycotter Desjardins. Je pense en particulier à l’appui indécent du vice-président et économiste en chef de Desjardins, François Dupuis, au dernier budget de Raymond Bachand et à l’augmentation des tarifs et des taxes. Voir entre autres http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/03/27/001-desjardins-gouv-budget.shtml .

    Par contre… Pour boycotter Desjardins, il faut encourager une banque…

  2. @Darwin

    Oui, j’en parle aussi dans l’introduction du groupe. Ce fut même cet événement qui suscita sa création.

    @Renart

    Merci d’en faire la promotion!

  3. Bon, étant le créateur du groupe, je me dois aussi d’en faire la promotion. Alors voilà: http://pourquedemainsoit.wordpress.com/2010/04/02/boycottons-desjardins/

  4. gillac dit :

    Au fil des ans le mouvement Desjardins est devenu malheureusement une financière comme les autres …qui a l’avantage de ne pas payer d’impôt. Une présidente qui reçoit son million de $ en salaire ne doit pas s’émouvoir de couper des postes ici et là, l’important étant qu’elle garde le sien. Quant au slogan de la poly, le mot « colon » est approprié.

  5. «Boycotter» est un bel anglicisme. Boycottons les groupes Facebook qui emploient des slogans avec des anglicismes !

    Est-ce qu’on peut laisser les jeunes d’une école décider eux-mêmes du slogan de leur école qui offre un programme spécial d’anglais?

    Non mais quel puritanisme! J’en ai un peu marre des réactions des vierges offensées de la langue française.

    http://www.courrierfrontenac.qc.ca/index.asp?section=detail-actualite&ID=131926

  6. @Jimmy St-Gelais :

    Encore faut-il savoir bien écrire en français pour s’en faire un justicier.

    Étrange qu’un mot directement puisé à l’anglais et passé à l’usage dans la langue française ne vous chicotte point.

  7. Boycottez Desjardins: brûlez votre argent!

  8. @Vincent Sremed

    « Encore faut-il savoir bien écrire en français pour s’en faire un justicier. »

    Je ne maîtrise pas assez bien la langue française selon vous?

    Curieux, car j’ai eu plus de 20 articles publiés dans Le Devoir.

    Il ne devait pas juger mon « français » si exécrable.

  9. renartleveille dit :

    Darwin,

    « Par contre… Pour boycotter Desjardins, il faut encourager une banque… »

    …ou retourner au bas de laine!

    Vincent,

    tu n’as qu’à te partir un groupe contre celui-là, tu as tout à fait le droit!

    Pour ce qui est du verbe « boycotter », je ne vois pas où est le problème, le français emprunte des mots à toutes les langues, dont l’anglais. S’il était seulement considéré comme un anglicisme…

    Et ça me fait penser qu’il y a en ce moment une initiative pour remplacer des mots anglais (comme « tuning » par « bolidage ») :

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/internet/d/ramdam-eblabla-et-bolidage-insolites-vainqueurs-du-concours-francomot_23214/

    Ça fait longtemps que « boycott » a été remplacé par « boycottage » et que le verbe « boycotter » a été inventé. Ça serait une grosse perte de temps de revenir là-dessus…

  10. renartleveille dit :

    Autre chose Vincent, c’est qu’il faudrait avoir un autre terme pour décrire le boycottage, ce qui ne semble pas le cas (après avoir regardé ses synonymes, rien qui veuille dire exactement ça). C’est sûr que ça pourrait être : « Arrêtons de faire affaire avec les Caisses Desjardins ». Mais bon…

  11. Darwin dit :

    @ Renart

    « Arrêtons de faire affaire avec les Caisses Desjardins ».

    Même cette expression ne rend pas tout le sens de boycotter. Il faudrait ajouter quelques mots : « Arrêtons de faire affaire avec les Caisses Desjardins pour faire pression sur elles jusqu’à ce qu’elles cessent d’agir d’une façon que nous désapprouvons ».

    Ou quelque chose du genre…

  12. Votre paradoxe m’émeut ;)

    bon week-end à tous !

  13. «Nous, citoyens du Québec, nous sentons insultés par ce slogan qui méprise le caractère francophone de l’école et qui prépare un futur anglophone à des adolescents québécois.

    Il doit être clair, pour tous les Québécois de Black Lake et d’ailleurs, que le français est non seulement une langue d’avenir, mais qu’elle est la seule langue commune et nationale des Québécois, la seule en mesure d’établir une cohésion sociale permettant d’intégrer les nouveaux arrivants et de se réaliser individuellement et collectivement.» —Louis Tréfontaine, créateur du groupe.

    Premièrement, parler au nom des citoyens du Québec est d’une prétention rarement vue… Il n’y a que le PM qui puisse le faire, si l’on croit à la démocratie.

    Deuxièmement, la dernière proposition du second paragraphe est fausse et démagogique. J’y vois un racisme franc envers les anglophones nés au Québec et dont la maîtrise du français n’est pas obligatoire pour se réaliser.

    Troisièmement, pour une école reconnue pour offrir un programme de formation en anglais, ce slogan est très approprié et constitue une bonne publicité pour ce programme.

    J’ajoute que je trouve aberrants les révisionnistes de l’histoire qui souhaitent, sur ce groupe Facebook, changer le nom de la ville et de la région pour un nom français. Et ridicule les « lol » qui peuplent ce groupe à profusion.

  14. renartleveille dit :

    Darwin,

    c’est pas mal plus précis avec ce que tu ajoutes, j’en conviens. Écrire « boycotter » sauve pas mal de temps!

    Vincent,

    « J’y vois un racisme franc envers les anglophones nés au Québec et dont la maîtrise du français n’est pas obligatoire pour se réaliser. »

    le contraire est encore plus vrai avec la propagande négative envers les unilingues francophones. Qui des francophones unilingues et des anglophones unilingues peuvent le plus se réaliser au Québec? Y répondre honnêtement c’est déjà un grand pas!

    « Troisièmement, pour une école reconnue pour offrir un programme de formation en anglais, ce slogan est très approprié et constitue une bonne publicité pour ce programme. »

    Le lien avec le programme d’anglais est inexistant dans le slogan. Je ne crois pas que de simplement y mettre des termes anglais suffit à l’expliquer clairement. Voilà où le bât blesse.

    Pour ce qui est des « lol », je suis d’accord.

  15. Manx dit :

    « Pour bâtir l’avenir aujourd’hui and tomorrow. »

    L’interprétation du slogan est claire… « Aujourd’hui » est en français, « demain » est écrit en anglais. C’est un peu troublant de lire ce slogan.

    « Est-ce qu’on peut laisser les jeunes d’une école décider eux-mêmes du slogan de leur école qui offre un programme spécial d’anglais? »

    Ouep, les gens ont le droit d’envoyer leurs enfants là-bas. Ce n’est pas une question de savoir si ce slogan a lieu d’être à mon avis; on devrait se demander s’il est approprié. Je crois que non.

    « Ça fait longtemps que « boycott » a été remplacé par « boycottage » et que le verbe « boycotter » a été inventé. Ça serait une grosse perte de temps de revenir là-dessus… »

    Le terme « boycott » n’est pas un anglicisme. Ça vient d’un certain M. Charles Boycott, capitaine Britannique ayant vécu en Irlande au XIXe siècle. M. Boycott avait tellement peu de respect pour les Irlandais que ses serviteurs, l’épicier local, le postier et tous les membres de sa communauté ont refusé de lui offrir des services. C’est une histoire assez intéressante ^^.

    « J’y vois un racisme franc envers les anglophones nés au Québec et dont la maîtrise du français n’est pas obligatoire pour se réaliser. »

    Je suis désolé, mais pour vivre dans une communauté anglophone, des anglophones qui ne croient pas à la maîtrise obligatoire du français pour se réaliser au Québec, je n’ai pas vu ça encore. Et je ne vois pas pourquoi le fait de se sentir mal à l’aise avec ce slogan rend raciste.

  16. «Et je ne vois pas pourquoi le fait de se sentir mal à l’aise avec ce slogan rend raciste.»

    Pas ça j’ai dit.

    «Ce n’est pas une question de savoir si ce slogan a lieu d’être à mon avis; on devrait se demander s’il est approprié»

    De quoi se mêle-t-on… Si j’étais les jeunes de cette école secondaire qui ont pensé à ce slogan, j’enverrais bien promener ceux qui n’ont rien à voir avec cette école. En français et en anglais.

  17. Manx dit :

    Arrête de culpabiliser les gens pour avoir un opinion. Je ne me sens même pas coupable d’avoir un avis sur des questions et un esprit critique. Il n’y a pas de « de quoi se mêle-t-on » qui tienne; on s’en mêle et c’est tout, tant que c’est fait dans le respect (le groupe FB lui-même, je dois avouer que je le trouve so-so moi aussi, mais les gens ont le droit de dire que le slogan est mal choisi).

    Dans le cas où ce seraient des jeunes ou un directeur qui auraient lancé cette idée, je vais continuer à marteler que le slogan de base livre un mauvais message, et je suis persuadé que ce n’était pas l’idée originale des instigateurs. Il y a des manières de valoriser le caractère bilingue d’une instution de façon fonctionnelle, et celle-là vise à côté de la plaque.

  18. @Manx :

    Je ne crois pas, non.

  19. Manx dit :

    Un bon exemple: je vis dans une communauté anglophone (i.e. le West Island). Les slogans publicitaires des commerces sont en deux langues. Si le slogan était un truc du genre:
    « Pour bâtir l’avenir aujourd’hui et demain / Building our Future, Today and Tomorrow »

    Ça parle d’avenir, c’est simple et ça démontre la mission bilingue de l’institution. Je n’ai pas envie de dire ce que le slogan de la polyvalente devrait être, mais c’est une manière de faire qui fonctionne dans toutes les communautés bilingues du Québec. Le slogan actuel induit en erreur et peut être mal interprété.

  20. Vincent Sremed dit :

    Ce slogan n’induit personne en erreur, sauf ceux qui le veulent bien.

  21. Mélanie Lemay dit :

    Bonjour et je tiens a féliciter monsieur Vincent Sremed car il est le seul à avoir bien compris et interprété la vraie signification du slogan ! Comment je le sais? Et bien puisque c’est MOI l’élève qui a trouver la partie du slogan si controversé soit:  »aujourd’hui and tomorrow » . Quand j’ai trouvé ce slogan, j’avais en tête le fait que ma polyvalente offrait un programme d’anglais d’excellente qualité et qu’il était important de le refléter . Je pense également que dans l’avenir, l’anglais va être un outil de travail essentiel afin de pouvoir faire compétition à tous les autres jeunes de notre génération d’ailleurs dans le monde qui, dans le futur, seront d’énormes concurrents car c’est maintenant commun de croiser des gens de notre âge parlant plus que deux langues… Comme par exemple en Europe où que dans presque chaque pays, il y a plus d’une dizaine langues officielles différentes. Les gens sont donc poussés à apprendre plusieurs langues autres que leur langue maternelle… Donc c’est plus qu’évident que ce n’est pas en voulant rester unilingue que l’ont va être capable de développer le Québec de demain. Et être ouvert sur le monde c’est bien loin d’être assimiler car c’est tout d’abord comprendre de où l’on vient…

  22. Marily Turgeon dit :

    Les gens s’attardent à trouver les  »bébittes » dans ce slogan, et non ce qui a pousser l’école à avoir ce slogan. L’école ne veut pas faire croire que le Québec aura comme langue parlé l’anglais, mais bien que la polyvalente offre un programme de concentration anglaise. Penser ce que vous voulez à ce sujet, mais je souhaites de plus gros de mon coeur en tant qu’ancienne élève de cette école, que la Polyvalente de Black Lake garde ce slogan, car l’importance de ce slogan est le fait qu’elle ait un programme de concentration anglaise. Et ne me parler pas de la qualité de mon français, car ici n’est pas l’importance. Je ne suis pas anglophone pour autant ;)

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