Pouvoir signer sa carte d’euthanasie

Touche pas à MA vie!

À la question de l’euthanasie (et du suicide assisté), je prône le libre-choix le plus possible pour tous. Et pour améliorer cette possibilité, je crois qu’il faudrait opter pour un mécanisme semblable aux dons d’organes où chacun peut signifier son accord par une signature.

Alors, pourquoi est-ce que chaque citoyen ne pourrait pas simplement signer un document donnant son approbation préalable pour que les professionnels de la santé puissent prendre une décision en toute connaissance de cause?

Personnellement, je ne voudrais pas, dans le cas où je serais dans un état végétatif sans possibilité d’en revenir, que quelqu’un de ma famille ou quiconque décide qu’on me garde en vie pour une raison ou une autre, surtout pour des prétextes religieux.

Ainsi, la mise en place d’un mécanisme de préapprobation comme je le suggère empêcherait qu’une minorité décide pour la majorité, puisqu’il est bien clair que le haut taux d’acceptation de l’euthanasie chez les citoyens trouve moins d’écho chez les professionnels de la santé et les dirigeants qui y voient, avec raison, une suite de pièges éthiques.

Je ne crois pas que ce débat en soit tellement un de société dans un sens collectif, mais bien plutôt dans un sens d’addition d’individualités. Et, au-delà de la peur des ratés que cela pourrait entraîner dans le cas où cela serait fait n’importe comment, le plus gros danger est celui où l’interdiction de l’euthanasie reposerait seulement encore sur un tabou moral, comme cela semble le cas en ce moment.

Pour que la mort soit libre de tout puritanisme.

(Photo : oaspetele_de_piatra)

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26 réponses à Pouvoir signer sa carte d’euthanasie

  1. C’est clair, en cas de mort cérébrale, débranchez-moi. Je ne veux pas vivre sans mon cervelet ;)

    Prochaine fois qu’on se voit, on fera du bricolage et on s’en fera une, carte!

  2. reblochon dit :

    100% D’accord. J’ai toujours voulu une case à coté du don d’organes « tuez-moi ! »

    Vivre la vie d’un légume … pas pour moi. Vivre prisonnier d’un corps tout cassé … pas pour moi. Vivre une vie à se faire torcher par une aide-soignante et manger de la soupe avec une paille … pas pour moi. Ce n’est pas cela pour moi la conception de la vie. Si tu ne peux plus en profiter et que tu as décidé clairement quelles sont tes limites, je ne vois pas de quel droit cette société permet de disposer de ta vie comme bon lui semble.

  3. Esther dit :

    Tellement de nuances dans ce questionnement, je pense que c’est un débat qui va durer longtemps. Pas certaine que, comme société, on soit prêts à dire et entendre tout ce qui entoure le sujet.

    Vicitme de maladie dégénérative… comment on la définit cette maladie? Exemple, la sclérose en plaque est une maladie dégénérative. À quel stade de la maladie j’ai le droit de réclamer de mourir? Et si je coche Oui aujourd’hui… je peux changer d’idée? Je peux changer d’idée combien de fois…selon les avancées de la science et mes espoirs d’améliorer ma condition de vie.
    Un cancer, on sait qu’il y en a des sortes plus virulentes que d’autres. Possiblement que pour un cancer du pancréas je me qualifie? Cancer du sein alors? Un enfant leucémique, qui décide pour lui? Quand?
    On fait quoi des patients présentant un état dépressif sévère avant même un diagnostique sans espoir. Si la science estime leur chance de guérison bonnes, ou même leur qualité de vie acceptable mais que le patient veut tout de même mourir, on fait quoi? Qui a le dernier mot?
    Et le bout qui me touche le plus… nos petits vieux. Alzheimer, Parkinson, tous les troubles cognitifs dégénératif, à quel stade la personne ne peut plus prendre de décisions pour elle même? Qui alors peut la prendre? La famille? Ouf…
    Mon papa lui, maladie dégénérative osseuse, a toute sa tête. Tellement toute sa tête que ça le met en colère d’être aussi conscient de son corps qui le lâche. Ça fait des années que c’est dit chez nous qu’il ne veut pas qu’on s’acharne sur lui, qu’on le laisse mourir en cas de perte de qualité de vie. Pourtant, à le voir essayer tous les chiro, naturo, osthéo, charlato qui ont ou pas pignon sur rue, j’ai un doute en ce moment. Ne pas vouloir laisser souffrir quelqu’un c’est louable, mais encore faut-il pouvoir définir la souffrance acceptable. Et pour qui la souffrance… parfois ce sont les proches qui la tolère moins bien que le malade lui-même.

    Je pense qu’on a besoin de commission, ne serait-ce que pour arriver à départager le suicide assisté de l’euthanasie.

  4. demijour dit :

    C’est tout un débat. Un peu comme l’avortement. Les valeurs morales ne se changent pas en quelques semaines. Il en sera ainsi pour la liberté de mourir.
    J’aime ton idée de pouvoir signer un tel document. Le seul problème que je puisse y voir c’est ceux qui ne l’ont pas signé (par volonté ou par négligence) et qu’ils désirent mourir mais qu’ils ne puissent pas.

  5. David Gendron dit :

    Bonne idée! Je suis même en faveur des cabines à suicide, ce qui serait moins dangereux pour les autres.

    Mais pourquoi ne pas signifier son désaccord par une telle carte, à la place?

    « Je ne crois pas que ce débat en soit tellement un de société dans un sens collectif, mais bien plutôt dans un sens d’addition d’individualités. Et, au-delà de la peur des ratés que cela pourrait entraîner dans le cas où cela serait fait n’importe comment, le plus gros danger est celui où l’interdiction de l’euthanasie reposerait seulement encore sur un tabou moral, comme cela semble le cas en ce moment.

    Pour que la mort soit libre de tout puritanisme. »

    Superbe conclusion!

  6. David Gendron dit :

    « Le seul problème que je puisse y voir c’est ceux qui ne l’ont pas signé (par volonté ou par négligence) et qu’ils désirent mourir mais qu’ils ne puissent pas. »

    C’est pour cette raison que je suis en faveur d’une carte pour exprimer son désaccord.

  7. Retweeteuse dit :

    Signer une telle carte serait comme remettre ma vie dans les mains d’un autre. Et je n’attendrai pas d’être rendue aux portes de la mort pour mettre fin à mes jours.

  8. Le Détracteur Constructif,

    cool! une activité avec les amis! ;)

    Esther,

    je crois qu’il faut bien séparer l’euthanasie du suicide assisté. Et cette ligne se trouve là où la conscience et le jugement du malade s’éteignent. Donc, je ne crois pas qu’une commission soit bien utile.

    Je ne voudrais pas que le citoyen prenne la place du professionnel de la santé en signant un document de la sorte, mais bien seulement qu’un flou soit clarifié et que cela réduise d’autant la possibilité que la famille prenne le contrôle contre la volonté de l’individu.

    demijour,

    c’est exactement le même problème avec les dons d’organes, il faut que les gens la signent sinon ça devient problématique. Mais c’est mieux qu’il y ait une carte que pas de carte du tout… ;)

    David Gendron,

    « Je suis même en faveur des cabines à suicide, ce qui serait moins dangereux pour les autres. »

    moins dangereux pour les autres, mais plus dangereux pour les déprimés, parce que c’est de la facilité…

    Retweeteuse,

    « Signer une telle carte serait comme remettre ma vie dans les mains d’un autre. »

    dans le statu quo qui prévaut, tu remets encore plus ta vie dans les mains d’un autre, puisque tu n’as même pas la possibilité de signifier quoi que ce soit pendant que tu as toute ta tête!

  9. David Gendron dit :

    « mais plus dangereux pour les déprimés, parce que c’est de la facilité… »

    Je ne dis pas le contraire! Mais:

    1) Le suicide est un droit absolu de disposer de son propre corps comme on le désire.

    2) Ça éviterait des blessures et des morts à des victimes innocentes qui n’ont rien à voir avec le suicide.

  10. David,

    rendu-là, il faudrait que ça soit considéré comme du suicide assisté, et qu’on considère que la dépression soit carrément incurable.

    La maladie physique est plus facile à considérer dans ce débat que le serait la maladie mentale…

  11. Retweeteuse dit :

    C’est les cas d’alzeimer qui me préoccupent et autres démences séniles, quand la personne responsable décidera-t-elle que c’est le moment. Dans les cas de comas aussi, on sait que certains en sortent au bout de 4 ans sans trop de séquelles. Quand on va décider de débrancher? Au bout de 2 mois? 6 mois? 1 an? 2 ans?

    Je trouve bien l’idée en gros mais je voudrais avoir une liste de réglementation pour chaque cas possible avant de signer. Aussi simple que cela.

  12. Benoit dit :

    Suicide assisté? Euthanasie? Acharnement thérapeutique? On mélange les choses ici…

    @ esther: votre réflexion illustre bien toutes les « subtilités » entourant les nuances d’interprétations possibles et votre questionnement (sur qui souffre vraiment le plus), si pertinent, entourant la situation de votre papa en est un exemple tellement concret… tous ne sont pas désespérés devant l’inévitable et beaucoup veulent vivre et se battre!

    @David: quand j’ai lu « cabine à suicide » j’ai cru à une mauvaise blague. Tu crois vraiment que le désespéré irait tranquillement au coin de la rue (ou au CLSC le plus proche) pour se suicider « correctement »? Je ne suis pas un spécialiste ou un intervenant dans ce domaine mais j’y ai été confronté indirectement et crois moi, ce geste, même prémédité, ce fait ultimement dans une impulsion. Du peu que je connaisse, j’ai vu deux motivations qui amènent le désespoir (et/ou la volonté d’en finir): l’échec ( exemples: le joueur invétéré qui a tout perdu au fil des années, le jeune adolescent éconduit par l’ « amour de sa vie », le mari trompé) ou la résignation (exemple: « nous allons faire faillite, tout perdre le fruit du labeur de notre vie », « je suis condamné »,etc.)

    Maintenant est-ce que tu penses que ceux qui se suicident par échec iront dans les petites cabines « faciles » (la facilité ici est un faux débat), non, ils retourneront dans les bois ou leur sous-sol se pendre, en cachette, avec leur douleur, leur échec et leur incompréhension des avenues de solutions qui étaient à porter de mains.. et pour les « victimes innocentes des suicidés », ce n’est pas la petite cabine qui les sauvera non plus. Si la plupart se suicide en catimini, d’autres voudront toujours (malheureusement) exprimer une rage, un dégoût, une désillusion envers la société (exemple: le père ou la mère qui tue ses deux enfants avant de s’enlever la vie, le fou qui part avec sa voiture et fonce sur une voiture en tuant tout le monde dont d’innocentes victimes (qui pourraient être toi ou moi). Je ne pense pas qu’eux non plus irait tranquillement vers la petite cabine pour se « libérer du monde ». Aussi l’argument de sauver des innocents ne tient pas non plus.

    Finalement, entourant cette fameuse carte (?), il est très dangeureux de prendre une approche « si-je-ne-la-signe-pas-ça-veut-dire-que-je-suis-d’accord ». Trop facile à démolir légalement, trop facile à mettre un « doute raisonnable ». L’exemple entourant les dons d’organes est un exemple à suivre. Si les gens étaient réticents à signer, cette situation évolue positivement. Les gens décident consciemment de donner, cette conviction se transmettra tranquillement de génération en génération. Ce processus ce fait dans le respect des gens. (Est-ce que ta Vie ne tient qu’à une carte? Hum… avec ce qui se fait comme contre-façon avec la carte d’assurance-maladie ou les passe-ports, je serais nerveux moi avec les gens en mal d’héritage)

    @ Renard: je m’excuse pour ce long commentaire. J’aimerais terminer avec ce dernier point. Je remarque ici que les gens mélangent « décision de mourir » et « acharnement thérapeutique » (vous êtes légumes mais on ne veut pas vous déconnecter). Il existe déjà des dispositions tout à fait légales pour éviter que cette situation se produise: par le bon vieux testament. Il y a déjà toutes les lois nécessaires où vous pouvez spécifier que vous refusez tout « acharnement thérapeutique » advenant qu’un avis médical complet (voir vérifié, contre-vérifié et validé) vous déclare « légume ». Même la famille ne peut s’y objecter… c’est notre volonté! (et c’est dans mon testament ;-) )

    Voilà

  13. David Gendron dit :

    @Renart

    « rendu-là, il faudrait que ça soit considéré comme du suicide assisté, et qu’on considère que la dépression soit carrément incurable. »

    Oui, en principe. Mais ça n’empêche le fait qu’on devrait pouvoir disposer de notre corps comme on l’entend, incluant possiblement le suicide.

    « La maladie physique est plus facile à considérer dans ce débat que le serait la maladie mentale… »

    En effet!

  14. David Gendron dit :

    @Benoit

    « si pertinent, entourant la situation de votre papa en est un exemple tellement concret… tous ne sont pas désespérés devant l’inévitable et beaucoup veulent vivre et se battre! »

    Alors, raison de plus pour laisser les gens disposer de leur corps comme ils le désirent!

    « Tu crois vraiment que le désespéré irait tranquillement au coin de la rue (ou au CLSC le plus proche) pour se suicider « correctement »?  »

    Ok, alors pourquoi pas une injection mortelle? Ou de se tuer avec une arme non-enregistrée au lieu de tuer des gens en voiture ou de bloquer des ponts?

    Et attention, je n’ai jamais dit que tous vont se tuer en catimini! Ben oui, il y aura des désespérés qui vont faire un spectacle avec leur suicide, il y en aura toujours. Mais facilitons la tâche aux autres!

    « avec ce qui se fait comme contre-façon avec la carte d’assurance-maladie ou les passe-ports, je serais nerveux moi avec les gens en mal d’héritage »

    Possible, en effet… Mais normalement, la contre-façon implique des gens qui n’existent pas ou qui ne sont pas des citoyens.

    J’estime qu

  15. David Gendron dit :

    Finalement, j’estime que…je n’ai rien d’autre à dire! ;)

  16. Brouckaert Yves dit :

    Benoît,

    Il est vrai que l’on mélange hardiment un peu tout dans ce billet.

    Je suis pleinement d’accord avec le questionnement d’Esther et avec ta réponse à celle-ci : de nombreux malades en situation parfaitement désespérée veulent se battre jusqu’au bout, et tiennent absolument à voir l’aurore de leur dernier jour. J’en ai fait l’expérience avec un parent très jeune et très proche.

    Deux choses, simplement :

    - Cette situation exige un accompagnement, une aide qui n’est pas quantifiable, énormément d’affection et surtout une personne très proche qui ne craigne pas de regarder le malade dans les yeux tout en évoquant avec lui la survenance proche de la mort.
    - Il faut accepter de fournir au malade l’aide nécessaire à combattre la douleur, sans lésiner sur les doses lorsque l’on constate que l’intolérabilité de la douleur persiste. Trop souvent, on rencontre des médecins de famille qui ne doivent pas être suffisamment formés à cet aspect des choses et qui sont rétifs à l’idée de répondre à ce besoin. Sans doute craignent-ils que leur patient ne souffre d’une assuétude à la morphine, à quelques semaines de leur décès ?

    Bien sûr, nombre de patients dans cette situation, qui n’ont pas de proche capable d’assumer ce rôle, demanderont de pouvoir bénéficier de l’euthanasie. Et je ne vois pas dans quel cas de figure, on la leur refuserait, s’ils sont parfaitement conscients de la portée de leur demande.

    David parle d’une carte (une de plus) où ce vœu serait exprimé, pourquoi pas, dans la mesure où les proches réalisent ce vœu comme un geste d’amour.
    Dans les autres cas ?

    Il y a ceux qui sont incapables d’exprimer ce souhait (extrême jeunesse, sénilité, coma, Alzheimer, etc.).
    Chez moi, on a légiféré sur ces matières, rendant l’euthanasie légale sous conditions, de même que le suicide assisté.

    Je ne sais pas ce que la loi vient faire là. On légalise au fond les abus de pouvoir tout en rendant plus compliqué et suspect le geste d’amour dont je parlais ci-avant.

    Je n’ai pas la réponse pour ce qui concerne les comateux (certains en reviennent après des mois), mais lorsque le coma est irréversible (c-à-d ?), la décision du débranchement des machines me semble infiniment indispensable, serait-ce seulement dans le but de pouvoir prélever un maximum d’organes en état.

    Pour ce qui concerne le point de vue de David et ta réponse, je suppose, volontairement orientée :

    Ainsi, selon toi, l’on se suicide par « échec » (je suppose que tu vises les « perdants » comme disent les Amerloques, tant il est vrai que subir un échec est une tare chez les Anglo-Saxons.
    Bien sûr ce genre de suicide existe, mais est-il si fréquent que tu ne prennes que celui-là en considération ?

    Le plus gros des suicides survient dans le cadre de certaines maladies psychiatriques (schizophrénie, trouble bipolaire, border-line, phobies sociales, mélancolie morbide, et bien d’autres que je ne connais pas.
    Souvent, ces patients ne sont en aucune manière « malheureux » (compagne aimante, enfants en parfaite santé et auxquels ils tiennent comme à la prunelle de leurs yeux, situation matérielle dépourvue de tout problème), mais ils sont néanmoins « désespérés », souvent sans qu’ils puissent apporter quelque motif à cette désespérance.
    Dans nombre de ces cas, le suicide survient de manière tout-à-fait pulsionnelle, presque inexplicable : le patient agit comme si une menace imminente pesait sur lui, menace dont il ne connaît rien.

    J’ai exprimé ici un peu longuement mon avis, sur la foi de situations que j’ai vécues personnellement. J’espère avoir apporté certaines réponses. Mais je suis bien conscient que plusieurs tomes doivent traiter des différents aspects des choses.
    Pour ce qui me concerne, je suis totalement opposé à l’immixtion de la loi dans des domaines qui relèvent de l’éthique. Je rappelle que c’est le cas chez moi.

    Yves.

  17. Benoit et Yves Brouckaert,

    « Il est vrai que l’on mélange hardiment un peu tout dans ce billet. »

    Je dirais plutôt qu’il y a un déficit de lecture de votre part. Je ne parle que d’euthanasie dans mon billet, même si les mots « suicide assisté » s’y retrouvent entre parenthèses. Je voulais simplement signifier que mon opinion sur le libre-choix de l’euthanasie est aussi valide pour le suicide assisté.

    Habituellement, ce qui se retrouve entre parenthèses est une « Insertion dans un discours d’un élément qui apporte une information accessoire mais complémentaire ». Et puis voilà des synonymes de « parenthèse » :

    digression, aparté, digression,

    Et le titre ne fait référence qu’à l’euthanasie. Et il est clair dans le billet que je ne parle que de quelqu’un qui ne peut décider par lui-même, donc il ne serait pas possible qu’il puisse s’agir de suicide assisté.

    Merci quand même pour vos commentaires.

  18. Benoit dit :

    @ Renard Tu as raison, je me suis mal exprimé, ce propos était plus en lien avec les commentaires. J’ai un ami qui est mort il y maintenant près de 2 ans de la maladie de Lou Gehrig. Son courage, sa ténacité, son goût de vivre jusqu’à la toute fin me fascinait et m’a ému. J’ai vu sa déchéance physique, irrémédiable, impitoyable et cruelle (tout en conservant sa conscience, son intelligence) qui m’a fait beaucoup réfléchir à ce que je ferais, moi, si on devait me condamner en sachant le calvaire qui viendrait. J’aimerais peut-être avoir ce choix de pouvoir quitter plus tôt.

    @Yves: je n’ai pris l’exemple de l’ »échec » parce que c’est la seule source que j’ai pu identifier dans les cas que j’ai connu et entendu.Comme je le disais, je ne suis pas un spécialiste médical (loin de là!). Dans deux cas très proches de moi (un père de 42 ans, et un adolescent de 16 ans), c’est le désespoir devant des situations d’échec, qui « semblent » insurmontables qui a poussé ces gens à commettre l’irréparable. Tout ce qu’il reste depuis (après 11 et 7 ans) c’est incompréhension, incrédulité et culpabilité.

    Également, je ne vois pas l’échec comme une tare. Au contraire, l’échec compris et assumé est un tremplin, un chemin vers une situation meilleure. (J’ai parlé à quelques reprises de l’échec sur mon blogue.. spécialisé sur le monde de la vente). Aussi, je ne voudrais pas que mes propos donnent l’impression que je pense que les suicidés sont des « perdants » ou des lâches. Isolés dans leur détresse, certes, enfermés dans leur douleur, mais sûrement pas lâche ou perdant.

    Voilà.

  19. Brouckaert Yves dit :

    Renart l’éveillé

    Je suis un anar éveillé.

    Je connais donc l’usage de la parenthèse.

    Ce que tu en dis ne me satisfait pas : que viendrait-elle faire dans un texte (- « si elle ne le concerne pas » -).

    Tu me fais l’effet d’un instituteur tatillon ou en quelque sorte d’un chef d’orchestre qui dirige les différents intervenants à tes propos (lesquels te semblent être des enfants méconnaissant toute chose).

    J’avais effectivement lu ton billet en diagonale, il n’avait pas suscité d’emblée une attraction exceptionnelle, hormis ce que tu disais à propos de l’immixtion de la Loi dans ces situations particulières, qui m’avait fait bondir.

    Penses-tu vraiment que ce que tu dis aujourd’hui (je ne connais le nombre de printemps que tu as « vécus »), tu le penseras encore dans un laps de temps plus ou moins long; penseras-tu alors à résilier ce « contrat » que tu auras passé avec l’Etat ? Et puis l’Etat change, mais jamais dans un sens qui réponde aux attentes des gens.

    Mais, pour dire au moins quelque chose qui ait un rapport avec ton texte, je voudrais souligner la triple antinomie qui existe, à mon sens, entre les mots « geste citoyen », – addition d’individualités – , (la société).
    Pour le reste j’avais trouvé dans les commentaires de quoi nourrir une réflexion digne de ce nom, et j’ai donc réagi à certains des commentateurs qui me paraissaient émettre sur la problématique évoquée des idées intéressantes.

    Tant pis.

    J’avais également lu, toujours en diagonale, les textes rassemblés sous le vocable « poésie ». Je comptais bien revenir sur eux plus profondément : j’y ai ressenti une souffle certain et une gestion du vocabulaire presque digne de l’anarchie.
    Je les lirai de plus près, mais l’homme de peine que je suis n’a sans doute pas droit à exprimer quoi que ce soit à ton propos (ce que dit l’homme de peine est toujours hors de propos P.E. ou E.G. comme bon te sembles) tant il est vrai que, tel un petit sarko – me semble-t-il, tu apprêtes déjà le piédestal que tu te destines.

    Bien le bonjour à ton aimée.

    Yves

  20. Benoit,

    pas de problème, mon commentaire se destinait surtout à Yves.

    Brouckaert Yves,

    bon bon, on est susceptible et revanchard…

    « Ce que tu en dis ne me satisfait pas : que viendrait-elle faire dans un texte (- « si elle ne le concerne pas » -). »

    je crois qu’il faut que je prenne en compte le fait que tu n’es visiblement pas un citoyen québécois au lieu de laisser libre cours à ma susceptibilité et ma rancune… Il y a en ce moment même au Québec une consultation publique sur l’euthanasie ET le suicide assisté. C’est aussi pour cette raison que j’ai ressenti le besoin de pointer entre parenthèses le suicide assisté, puisqu’il est lié avec l’euthanasie dans l’actualité.

    Et il y a ici (et je ne sais pas pour la France) un mécanisme qui nous permet de signifier d’avance par une signature que nous sommes d’accord pour faire un don de nos organes à notre mort. Mon billet se base surtout là-dessus. Voilà peut-être là le danger de commenter quelque chose en lien avec une situation qu’on ne connaît pas du tout ou pas très bien…

    « J’avais effectivement lu ton billet en diagonale »

    tout s’explique! Pourquoi alors m’accuser de mélanger hardiment un peu tout dans ce billet? Ça me semble gratuit et surtout, provocateur. Et après on se plaint que je réagisse!

    Pour le reste, le contenu de mon blogue est public et surtout, sans autre prétention que de diffuser mes humbles écrits et oeuvres visuelles, surtout en lien avec l’actualité qui me touche, surtout celle du Québec. Je me fous bien qu’on m’accuse de mener mon espace en « petit sarko » ou quoi que ce soit d’autre du genre, mais il reste que je considère cet espace un peu comme ma maison, alors je n’ai pas le choix parfois de faire du ménage…

    À bon entendeur, salut!

  21. Brouckaert Yves dit :

    Pour ta gouverne, je ne suis en aucune manière Français, je suis Wallon.

    Pour le reste, j’ai pris beaucoup de plaisir et d’intérêt à interférer bien involontairement dans la vie politique québecquoise, Quoi que j’en connaisse.

    Je n’ai pas lu ton titre. Et alors ? Je suis anar!

    Yves

  22. Brouckaert Yves,

    Français, Wallon (ce n’est en tout cas pas Québécois!), anar, qu’est-ce que ça change? Ça n’a aucun lien avec le sujet du billet.

    Je n’ai fait que réagir au fait qu’on m’accusait de mélanger tout. Je n’ai rien mélangé, je n’ai fait que dire que c’est le lecteur, toi, qui es mélangé. Et en plus, tu m’as donné raison en m’écrivant que tu as lu en diagonale et pas du tout lu mon titre…

    Et ça me vaut l’honneur de me faire insulter en me faisant traiter de Sarko, de me faire dire que je me construis un piédestal, ce qui, j’en suis certain, n’était pas dans le but de me faire plaisir!

    Quand je réagis à ce que quelqu’un écrit en commentaire, j’ai le préjugé que cette personne a lu avec attention ce que j’ai écrit. Quand en réalité ce n’est pas le cas, ça donne souvent lieu à des quiproquos. Et je n’en suis aucunement fautif.

    Bon, j’attends ta prochaine pirouette!

  23. Brouckaert Yves dit :

    renart,

    Je constate avec bonheur que tu positives enfin : tu admets avec moi que comparer qui que ce soit à sarko constitue une insulte majeure.

    Mais trêve de plaisanteries, je n’ai pas voulu t’insulter; il n’y faut voir que l’effet de mon impulsivité maladive.

    Quant à mon immersion progressive dans la vie politique québecquoise, je ne fais que préparer le terrain en vue de mon exil chez vous au cas où les Flamands auraient le fin mot de l’histoire.

    Yves

  24. Yves,

    « je ne fais que préparer le terrain en vue de mon exil chez vous au cas où les Flamands auraient le fin mot de l’histoire. »

    ça me fait étranger penser à la situation ici, nous étant les Flamands, est-ce que je me trompe?

  25. reblochon dit :

    Euh oui et non. Le français est bien la langue impérialiste en belgique, mais les flamands ne sont pas entourés par 300 millions de francophones et ni traités comme des nègres-blancs, ni comme une sous-nation de la nation wallonne. Pas comparable.

  26. Brouckaert Yves dit :

    Reblochon,

    « Le Français est la langue impérialiste de la Belgique ».

    Curieuse définition! Vous êtes allés la chercher chez les Flamands, qui, entre nous, ont choisi de parler le Batave, remisant leur langue d’un grande beauté dans quelque vieux puits plein de rancœur injustifiée ?

    Les Wallons ne sont pas un peuple, mais une mosaïque de tribus qu’il ne sera jamais possible d’unifier. Heureusement. Quel vilain mot!

    Avant d’avancer des affirmations glanées dans les poubelles de l’histoire (observez le h minuscule), il faudrait un peu voir du pays…

    Yves

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