Vieillesse extrême

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Premier avril

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Clic, courage, détermination…

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Une société libérale n’est pas une société de libres-penseurs


Force est d’admettre que nous vivons actuellement dans une société très libérale, si nous regardons en arrière dans une optique comparative. Parce qu’aujourd’hui, tout ce qui relève du conservatisme, en tout cas concernant la majorité blanche de souche française, est facilement classé en dehors de la norme. Ou dans une norme archaïque, qui ne devrait plus avoir droit de cité. Et cela, tout d’un bloc, même s’il est bien évident que tous les aspects du conservatisme ne sont pas tous égaux qualitativement. (Avant de poursuivre, dans les lignes qui vont suivre et dans les précédentes, il faut comprendre les termes en référence avec le conservatisme et le libéralisme dans leurs définitions les plus simples et les plus générales.)

Par exemple, pour pointer deux comparables, l’interdiction de l’avortement ne peut être considéré également à l’importance de la famille, deux thèmes chers au conservatisme. En regard du barème démocratique de l’égalité en droits (que l’on pourrait penser, à tort, comme étant l’aboutissement du libéralisme), l’interdiction de l’avortement contrevient à la liberté individuelle de disposer de son corps, tandis que de vanter l’importance de la famille traditionnelle est protégée par la liberté d’expression. Dans le premier cas, il y a une contradiction trop forte entre la liberté individuelle de se faire avorter et l’interdit moral de le faire, ce que le conservatisme voudrait imposer à tous, idéalement par le retour d’une loi prohibant l’avortement. Dans le deuxième cas, nul ne pourrait être lésé par le fait que l’on vante l’importance de la famille puisque dans l’absolu les gens ont le choix d’y adhérer ou non.

Si j’ai écrit précédemment que le barème démocratique de l’égalité en droits n’est pas l’aboutissement du libéralisme (même si j’acquiesce qu’il en est un rejeton), c’est que le libéralisme s’est construit en réaction au conservatisme, donc qu’il a tendance à en rejeter tous les aspects, sans trop de nuance. L’aboutissement du libéralisme est une négation du conservatisme. Le libéralisme, dans sa version la plus extrême, souhaite par exemple la disparition de la valeur conservatrice de la famille traditionnelle parce qu’elle serait contraignante et liberticide. Et parce qu’elle serait une insulte à la diversité, par sa simple existence, et parce qu’elle a été la norme durant la majorité de l’histoire humaine. Le libéralisme se bat contre les normes, mais en les combattant il en crée d’autres.

L’altérité, ou ce qui ressort de la norme

Donc, le point négatif du passage d’une société conservatrice à une société plus libérale (avec bien sûr encore des relents de conservatisme) est le même pour une et pour l’autre : la tendance forte est que le jugement est arrêté, suspendu. D’une société conservatrice où les individus sont encouragés à se fermer à l’altérité, à ce qui ressort de la norme, nous sommes passés à une société libérale où les individus sont encouragés à être ouverts à l’altérité, à ce qui ressort de la norme. Donc, nous sommes passés d’une société où l’intolérance était normale à une société où la normalité est la tolérance. Parce qu’il serait mieux moralement d’être tolérant, sans que cette tolérance soit le résultat d’un effort d’analyse, sans qu’on ait eu à peser le pour et le contre de cette tolérance.

Pour ceux qui ne voient pas le problème, c’est que les rapports sociaux ne devraient pas s’appuyer sur un « préjugement » aussi arrêté. Personne n’a à être fermé ou ouvert a priori devant l’altérité, devant ce qui ressort de la norme. C’est arbitraire. Parce que l’altérité n’est pas en soi une bonne ou une mauvaise chose. La fermeture ou l’ouverture ne sont pas des solutions ultimes devant cette altérité : pour certaines problématiques il faut de l’ouverture, pour d’autre, de la fermeture, selon ce qui est le plus utile pour les individus et le plus grand nombre dans un contexte de gestion sociale où il faut trouver un équilibre entre les libertés individuelles et les droits collectifs. Donc, être ouvert ou fermé devrait être le résultat d’une démarche active, répétée à chaque occasion où un problème est sur la table, qu’il soit en lien avec un individu ou une collectivité. Il s’agit alors d’une démarche de libre-pensée.

L’imposition consensuelle d’une position morale fermée ou ouverte à l’altérité, à ce qui ressort de la norme, est une interdiction de libre-pensée qui n’a pas besoin de loi pour s’imposer, que ce soit pour une société conservatrice comme libérale. C’est l’effet normatif qui fait ça, et il faut le voir et se battre contre lui pour en sortir.

La société libérale n’est pas en soi une société de libre-pensée

On pourrait croire qu’à la base une société libérale encourage la libre-pensée, mais il n’en est rien. Elle ne fait qu’imposer un nouveau paradigme. Celui-là de tolérance et d’ouverture envers la diversité, ce qui ne devrait pas être qualifié positivement avec l’aide d’un dogme moral. Si on regarde la tendance forte, l’ouverture des individus issus d’une société libérale est du par-coeur qui n’a pas plus de valeur que le par-coeur de fermeture conservateur pour ce qui est de trouver des solutions pour mieux vivre ensemble en société. Les réels consensus et les réels compromis ne sont possibles qu’à partir du moment où les individus délaissent les conditionnements sociaux pour embrasser une démarche éthique libre des interdits de penser.

Une vraie société de libres-penseurs n’encouragerait pas la fermeture ou l’ouverture. (Pour ce qui est de l’ouverture, nous avons ici un bon exemple avec le cours « Éthique et culture religieuse » : on enseigne bien plus aux enfants à respecter aveuglément les religions et les différences culturelles qu’à les penser en rapport avec le contexte social de base, où justement la sécularisation et la laïcité sont assez bien installées pour servir de point de consensus et pas assez bien installées pour s’empêcher de craindre un retour en arrière.) Donc, une vraie société de libres-penseurs encouragerait, dès le plus jeune âge, le travail d’analyse en ce qui a trait à l’éthique des rapports sociaux pour arriver à la fermeture ou l’ouverture a postériori, je le répète, selon ce qui est utile pour la société et les citoyens. Dans une parfaite société de libres-penseurs, avoir une position arrêtée sur n’importe quel sujet, fermée ou ouverte, serait pratiquement impossible, du moins rapidement. Même chose pour ce qui est des interdictions de dire, ce qui relève de la liberté d’expression : toute chose est bonne à dire, tant qu’elle ne s’impose pas indûment à tous sans avoir passé le test de la démocratie, de la délibération.

Notre société qui balance encore entre conservatisme et libéralisme sans réussir à passer outre ces dynamiques vit un combat incessant entre ceux qui proposent chacun leurs solutions, soit conservatrices, soit libérales. Ce qui ne fonctionne pas puisque les deux proposent des solutions mur-à-mur, selon leurs systèmes de pensée partisans, plus ou moins extrêmes, qui n’acceptent pas les nuances que peuvent apporter l’autre vision des problématiques sociales. En ajoutant ici que même dans le compromis entre ces deux positions il y a tout de même une tension inutile entre deux forces contraires, ce qui met fait oeuvre de terreau fertile pour le combat à venir, puisqu’il n’y a personne de satisfait par ce compromis. Il faut donc se débarrasser de cette dynamique antagoniste pour embrasser une analyse objective, qui n’écartera aucune solution parce qu’elle aura été diabolisée par un des deux camps.

Certains trouveront que mon propos est du centrisme extrême, je propose plutôt que mon propos est du progressisme pragmatique, non aligné idéologiquement. En gros, de la libre-pensée. La preuve en est que je risque fort de recevoir de fortes critiques, et des partisans du conservatisme, et des partisans du libéralisme…

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Rhicorne

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Amir Khadir n’aime pas ceux qui ont du sang sur les mains

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Adil Charkaoui et la réforme de l’islam

Prenons n’importe quelle problématique. Elle devrait pouvoir absolument se placer dans une dynamique de débat. Sinon, cette problématique devient un sujet tabou que l’on tente de placer à l’extérieur de la liberté de pensée, de critique, d’expression, etc. En dehors de la démocratie, en dehors du lien social, en dehors de toute tentative de solution.

Voilà tout à fait la démarche d’Adil Charkaoui ici, ce que ses propos impliquent. Il travaille à placer l’islam en dehors de la dynamique de la mutation historique, de son évolution en lien avec la nouvelle donne migratoire et avec la tendance à la globalisation mondiale.

Personne (enfin j’espère!) ne lui enlève le droit de vivre l’islam qu’il veut dans sa tête et dans son foyer. L’idée de réforme ne concerne que ce qui se passe en dehors de sa tête et de son foyer, dans les sphères publiques et civiques. Refuser que le monde change, en voilà un bon exemple.

Les relativistes actuels qui auront la tentation de le défendre devraient penser à ceci :

À d’autres époques, de grands changements sociaux arrivaient et il y avait ceux, les réactionnaires, qui ne voulaient pas accepter par exemple que la royauté et l’Église perdent leur pouvoir sur le peuple, que les hommes perdent leur pouvoir sur les femmes, etc.

Adil Charkaoui est un de ceux-là, aujourd’hui : il ne veut pas que l’islam perde son pouvoir sur les musulmans, ainsi que les hommes musulmans perdent leur pouvoir sur les femmes musulmanes. C’est pourquoi il veut les musulmanes le plus possible voilées, pour rappeler constamment à la face de tous, et le pouvoir de l’islam sur les âmes et les sociétés communautaires musulmanes, et le pouvoir des hommes sur les femmes (ce qui est supposé, en tout cas au Québec, aller contre le consensus).

Alors, tout relativisme est vain. C’est la triste réalité. Il n’y a rien d’acceptable dans ce qu’Adil Charkaoui propose. Puisqu’on ne peut pas séparer ses propos du contexte dans lequel ils sont dits. Et ce contexte, c’est nous. Et surtout, ce sont toutes ses victimes collatérales. Qui subissons son agression liberticide qui se fait passer pour de la liberté de religion, respectable par définition.

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Points d’ancrage

 

Si j’écris que ma vie me glisse entre les doigts, à la fin de ma phrase, le point la fait se raccrocher. Et à force de points, il y a un rythme, autant de points d’ancrage qu’il en faut pour escalader et revenir à la surface.

Quand l’écriture est thérapeutique pour soi, c’est comme ça que ça se passe. Si ce n’est pas celle-là qui vous sied le mieux, trouvez la vôtre. Mais attention, ça peut être la quête d’une vie.

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