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Opinion-minute : la St-Jean en français
Patrick Lagacé, en conclusion à ses propos concernant le faux débat sur une hypothétique apparition d’Arcade Fire à un spectacle de la St-Jean :
Ça dépends toujours de quel côté tu te places. Ça pourrait être tout autant un complexe de supériorité.
Une fois par année, ça serait la fête de ce qui cimente le lien culturel de la majorité des Québécois, soit le français. Il reste quand même 364 jours pour le rayonnement des autres langues.
Je me demande ce qu’il y a d’extrémiste là-dedans.
(Photo : 200moremontrealstencils)
Catégorie(s): culture, français, opinions, Québec · Mots-clés: apparition, Arcade Fire, capoter, ceinture fléchée, complexe, conclusion, culturel, extrémiste, faux débat, Fête, français, hypothétique, infériorité, langues, lien, majorité, militants, Opinion-minute, Patrick Lagacé, propos, Québécois, rayonnement, Spectacle, St-Jean, supériorité
















En tant qu’anglophone, je vais vous dire ce qui ne va pas avec ce raisonnement: il s’inscrit dans un discours d’exclusion: on veut pas d’anglais dans nos rues, dans nos écoles, à la radio, et encore moins dans « notre » fête Nationale.
Il est la le bobo. Ce n’est pas juste le 24 juin, c’est cette manie parmi les nationalistes de nous rappeler à chaque instant jusqu’à quel point nous sommes des indésirables au Québec.
Vous pouvez prétendre le contraire, que le Québec est une société ouverte, tolérante, etc. Sauf que, voila, cette fête « Nationale », parmi les non-Francophones, sera toujours un rappel que nous ne serons jamais chez nous, peu importe comment nous faisons le efforts pour nous intégrer.
Ne venez pas avec votre discours de ce que les Britanniques ont fait en 1759, 1837, 1970, ça ne sert à rien, je n’étais pas né. Et je ne peux pas changer le passé.
[...] This post was mentioned on Twitter by Renart Léveillé and Pascale Lévesque, Normand Cantin. Normand Cantin said: Opinion-minute : la St-Jean en français http://t.co/x6ktTBi via @renartleveille [...]
Roberto,
je pourrais répondre simplement en répétant cette phrase de mon billet :
« Il reste quand même 364 jours pour le rayonnement des autres langues. »
Je parle de la St-Jean en particulier, et pour le reste, l’anglais se porte très très bien. J’ai l’impression que le discours de victimisation des anglophones s’arrêtera seulement quand le Québec se rangera du côté du bilinguisme de la majorité des autres provinces, où le français est l’enfant pauvre, et même encore…
Je répète, est-ce que c’est si extrémiste d’exiger une seule journée pour célébrer le français?
UNE journée!
Pour moi la St-Jean n’est pas la fête du français, mais la fête de la culture québécoise. Donc un groupe québécois qui s’exprime en anglais y aurait parfaitement sa place d’après moi.
Roberto Vitae, si les anglos étaient ouverts, premierement ils comprendraient, deuxièmement ils seraient les premiers à défendre la St-Jean en français. Alors pour les leçons …
Un bel article de Patrick Bourgeois sur le sujet : http://www.lequebecois.org/chroniques/langue-francaise/quand-patrick-lagace-melange-tout
Cela pose la question suivante; est-ce que le 24 juin est la Fête des québécois ou est-elle réservée aux québécois francophones? Pour moi cela devrait être celle de tous les québécois, ce qui cré une ouverture à toutes les expressions culturelles.
Pour moi, ça se passe en français.
Une personne qui souhaite vraiment s’intégrer au Québec comprendra et vivra ainsi.
Elle est pour tout les québecois – doublement l,ethnie-nation québecoise et les citoyens québecois. Et la langue du québec, de ‘souche’ ou ‘néo’, à la base,c’est le français.
Y’a le Premier Juillet toujours pour les anglos… Ils sont les seuls avec les fédéralistes plus convaincus et moins nationalistes à la célèbrer vraiment.
Ou cette fête de Guy Fawkes en UK et certains autres pays.. ‘Remember, remember the fourth of july… »
Ou quelque chose comme cà. Mais ca a aussi une conottation anti-’papiste’, alors..
Je suis d’accord avec ce billet, le 24 juin est la fête des Québécois et la célébration de notre belle langue que nous avons su conserver. C’est aussi une occasion de nous rappeler qu’elle est fragile et qu’il faut en être fier et la protéger. Il y a une tonne d’occasions pour des groupes qui s’expriment en anglais de se faire entendre, ce ne sont pas les festivals qui manquent à Montréal. Et ce n’est pas une question d’exclure une partie de la population. Ceux qui jouent les victimes, ça me renverse totalement. À Montréal tu peux vivre toute ta vie en anglais si tu veux, sans même apprendre le français. On en a un bel exemple avec Win Butler qui a quand même passé 10 ans de sa vie dans le Mile End. En voyant où il est rendu aujourd’hui, je trouve pas qu’il a des airs de victime lorsqu’il encense le côté unique et inspirant de Montréal.
On a décidé il y a plus de 30 ans (en 1977) que la Saint-Jean ne serait plus la fête des Canadiens français du Canada, mais bien la Fête nationale des Québécois.
«En 1908, le pape Pie X fait de saint Jean-Baptiste le patron spécifique des Canadiens français.»
«C’est le 11 mai 1977, que, par un arrêté ministériel du gouvernement de René Lévesque, le 24 juin devient officiellement le jour de la Fête nationale du Québec.»
«Bien qu’elle soit toujours la fête des canadiens-français, la Saint-Jean-Baptiste devient, au Québec, la fête de tous les Québécois et non plus uniquement celle des Québécois d’origine canadienne-française et catholique»
http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_nationale_du_Qu%C3%A9bec
Cela avait fait des remous à l’époque, en particulier à l’extérieur du Québec.
Je crois que nous devons assumer ce choix. S’il est clair que cette fête doit garder une très nette prépondérance au français, elle doit aussi laisser une place aux autres communautés du Québec. En général, on ne s’offusque guère qu’on y entende certaines prestations des communautés culturelles autres qu’anglaises, mais l’anglais nous indispose davantage, ce qui est normal, mais pas nécessairement sain. Cela dit, qu’un groupe qui fait honneur au Québec partout dans le monde chante une couple de tounes en anglais, ça ne me dérangerait aucunement, au contraire, tant que tout ce qui entoure cette prestation soit fait en français.
Et les complexes de supériorité sont souvent l’expression des complexes d’infériorité. Je comprends qu’il ne s’agissait que d’une boutade… enfin, j’espère ! Pas un autre malentendu !
Ca serait délicait si les gars de Kashteen, Samiam le rapper innu(?) ou un autre amérindien(s) verait une même controverse, je doit admettre. Un terrain glissant, délicat – les nations amérindiennes et les Inuits ont aussi leurs langues, bien plus menacées que le français je doit admettre, et ils essaient de les maintenir. Comment dealer avec ca, je me demande.
Pour vous dire, je ne fête même pas la St-Jean…
J’ai mes raisons, mais elles ne pèsent pas très lourd dans le raisonnement que j’ai par rapport à cette question.
Je crois que d’exiger un pourcentage de ci, un pourcentage de ça est le comble du politiquement correct. Et puis, d’en quelque sorte féliciter ce jour-là les artistes qui ont choisi de chanter en français à l’année au lieu de l’anglais me semble un beau retour du balancier.
Et puis, qu’on ne me dise pas qu’un artiste qui choisit de chanter en anglais le fait avec l’idée de participer intimement à la culture québécoise. C’est en vérité s’inscrire dans la culture mondiale. Je n’ai absolument rien contre ça. J’adore plein d’artistes anglophones du Québec, et je suis très content que certains percent à l’étranger. Ils ont choisi la langue passeport justement. Mais quand même, qu’ils soient installés au Québec ne me semble pas un gros poids dans la balance, contrairement à ceux qui ont choisi de chanter en français.
Darwin,
« Et les complexes de supériorité sont souvent l’expression des complexes d’infériorité. Je comprends qu’il ne s’agissait que d’une boutade… enfin, j’espère ! Pas un autre malentendu ! »
c’était en effet une boutade! Et encore en lien avec la fierté, le fait de se tenir debout, même la vanité, tiens! comme le contraire du « mépris de soi », pour citer Mathieu Bock-Côté…
the Ubbergeek,
la question amérindienne est complexe, en effet. Ça ferait un bon sujet pour un futur billet.
J’suis pas trop fêteux en général-tout cour, mais j’aime la souligner – et aux amis étrangers aussi… Si ca dérange pas par contre, j’aimerais bien entendre ces idées/objections Renart, pour la curiosité.
En effet, les amérinidiens sont un truc complexe, serait un bon sujet.
Pour les anglais… anyway, la vérité crue Roberto… JAMAIS ils ne se sentent québecois civilement même, en général; ils s’associent au Canada, ‘being canuck’ et tout cà. La question est inutile d’avance, on pourrait dire.
Oublie la première partie, je viens juste de remarquer le liens.. libre à toi d’effacer et altérer.
Ça fait un bon 6-7 ans depuis que Ima avait joué « Baila » sur les Plaines en Espagnol et français et ça n’a jamais fait de remous. La dernière fois que j’ai été au parc Maisonneuve, on a eu des prestations de Florence K dans d’autres langues, aussi. Le lendemain, aucune levée de drapeaux. Au contraire, les gens disaient qu’ils avaient aimé la St-Jean. On dirait que les gens se rassemblent autour du français, même si on ne chante pas qu’en français.
Je ne vois pas pourquoi un groupe Québécois qui fait de la musique anglophone à travers le monde ne pourrait pas chanter à la fête nationale. La St-Jean, par sa nature, doit garder une prépondérance française, mais jamais en interdisant des langues. Encore moins en n’interdisant qu’une seule langue et en acceptant toutes les autres.
@Roberto: Je suis d’accord avec toi.
@Darwin: Merci de rappeler des faits que souvent les gens ignorent ou oublient.
Lorsqu’on parle de fête nationale, on parle d’une fête pour tous. Pas juste les francophones. Sinon ce n’est plus une fête nationale. Ca devient juste un party pour les francophones. Le Québec, c’est à majorité en français mais il ne faudrait pas oublier la contribution des anglos. Ils sont aussi québécois que les francophones.
Tant que les souverainiste n’auront pas un discours inclusif, jamais ils n’obtiendront un Oui a un référendum. Mais ca, la gang de vieux bornés à la tête du PQ ne veut pas le comprendre…
Peut-être parce que politiquement et symboliquement c’est différent et qu’on pourrait comprendre avec une simple analyse qu’on n’est pas entouré par une mer d’hispaniques, mais bien d’anglophones et que nos maîtres à ottawa ne parlent pas espagnol ! Tout est question de symbole et d’image. C’est pour cela qu’une ou deux chansons dans une autre langue que l’anglais et le français ne sont pas perçues ni comme un danger, ni comme comme un affront.
La langue commune devrait pour le moment, et tant qu’on n’aura pas un pays, être la seule à être entendu le jour de notre fête national, celle de notre nation francophone.
Je pense qu’il ne faut pas confondre les grands rassemblements de la Fête Nationale avec les nombreuses fêtes de quartiers qui ont une saveur beaucoup plus « locale ».
Un groupe anglophone comme Arcade Fire pourrait très bien jouer dans une ces fêtes dans le Mile-End sans que qui que ce soit s’en offusque.
Si ça vous intéresse, j’ai publié un nouveau billet à ce sujet :
http://www.renartleveille.com/st-jean-etre-inclusif
Réponse postée avant le jour où le blogue Renart a été hacké…
J’ai déjà posté un jour sur le blogue officiel du Parti Indépendantiste (un parti qui parle plutôt fort sur des sites comme Vigile, même si ils sont plus minoritaire que les Verts pour le moment… Peut pas dire au moins qu’ils se laissent ignorer comme ca) dans un sujet sur leur proposition sur la langue (le Québec est français et tout cà), en leur pointant le sujet délicats des autochtones et leur efforts pour sauvegarder leur langues.
Et le blogmestre semble plutôt sévère sur le sujet; je crois qu’avec un hypothétique gouvernement PI, il pourrait y avoir des frictions avec les autoritées autochtones…
Aussi, dans le même « ‘thread’, je présentait l’hypothèse théorique -et juste selon moi -que si le Québec devenait (enfin!) indépendant, ET qu’il y aurait un % important d’anglophones (« de souche », plutôt? – il y a des chercheurs qui apportent que la majorité des anglos sont descendants d’immigration, ce qui trouble la question des droits ethnolinguistiques), un statut particulier devrait être donner aussi alors aux anglo-québecois.
Tout en théorie, parce que probablement, y’en a qui paniqué par des radicaux comme Galganov, vont s’en aller alors surement… Alors, le % demandé par la jurisprudence mondiale (5%? 10%?) ne serait jamais présent, mais…
Je considère cet excercise théorique important; le type a donné la même réponse laconique et un peu sévère; ‘au Québec, le français’.
‘Take that as you will’, dirait les anglo-américains.
Exclure des groupes anglos lors des célébrations de la fête nationale, c’est faire de la discrimination. C’est aussi simple que ca.