Le gouvernement Charest sur les dents

Renart Léveillé

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Le gouvernement Charest sur les dents

 

Loin de la nouveauté, je revisite une nouvelle de la fin de la semaine dernière. C’est que je crois qu’elle mérite un peu plus de considération qu’elle en a eue. Paul Journet, journaliste à La Presse (média principal de Gesca, que l’on soupçonne fortement d’avoir des atomes crochus avec le Parti Libéral du Québec pour sa tendance fédéraliste), a pondu un article relatant que le « bureau du premier ministre Jean Charest essaie d’influencer les sondages en ligne qui le concernent ». Ces sondages en ligne étant ceux qui paraissent sur Cyberpresse.

Fidèle à lui-même, notre premier ministre, alors qu’on le questionnait à ce sujet, a concocté une réplique digne d’une ovation debout au Festival Juste pour rire :

«Je ne sais pas de quoi vous parlez»

— Tu sais Jean (pour utiliser ton surnom), on parle d’internet, du web, de ce phénomène très important où il y est d’autant plus important de bien paraître. Tu sais Jean, l’image! Ce qui peut très bien nuire à une élection provinciale…

Sans blague, s’il n’était vraiment pas au courant, en tout cas, ses soldats font dans leurs frocs, ce qui n’est vraiment pas bon signe (pour le gouvernement, moi je me frotte les mains de bonheur) :

Dans les derniers mois, il a [été] observé à deux ou trois reprises des changements soudains et difficilement explicables dans les sondages qui concernaient le gouvernement Charest.  Normalement, après environ 1200 réponses, les résultats deviennent assez stables. Ils ne changent pas de plus que 1-2%. Mais à quelques occasions, les résultats ont changé très rapidement. En quelques heures, on enregistrait un nombre irrégulier de votes avec la même réponse, favorable au gouvernement. Il semblait y avoir une forme de noyautage.

J’appelle ça perdre son sang-froid.

 

(Photo : anitasarkeesian)


 


 

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11 commentaires sur "Le gouvernement Charest sur les dents"

  1. Anne Archet dit :

    Il me vient à l’esprit un tas de surnoms beaucoup plus rigolos pour Charest que « Jean »…

  2. C’était juste en lien avec le fait que son vrai nom est John James Charest…

  3. Jean De La Charogne, Jean Charrue, Ronald McCharest (ça vient d’André Arthur), Le Mouton Frisé, Patapouf Charest…

  4. Présentement, les libéraux sont sur les dents. Espérons qu’après la prochaine élection, on pourra leur dire « Et v’lan dans les dents »!

  5. Pourquoi ai-je l’impression d’avoir été l’un des rares individus à ne pas avoir été surpris, en lisant cette nouvelle, en fin de semaine??? Mais, Charest n’est vraiment plus ma priorité!!!

    Entre lui et Labeaume, je crois que l’on devrait se débarrasser du deuxième, avant le premier!!! Même si le premier est corrompu jusqu’à la moelle de l’os et que sa façon de se maintenir au pouvoir et de garder son image intacte est plus que pathétique, le deuxième est, quand même, un dictateur corpo-fasciste et (oui, je vais le dire) l’assassin de la démocratie!!!

    Ma priorité est, donc, de faire tomber Labeaume, avant Charest!!!

    Vive un hypothétique Printemps de Quebec city!!!

  6. gillac dit :

    J’ai aussi vu des syndicats utiliser ad nauseam cette approche lors de lignes ouvertes touchant un conflit avec leur employeur. Si j’étais le PQ ou l’ADQ, je me garderais une petite gêne concernant cette manipulation de l’information. Je vois là au contraireun des effets pervers de la participation du sois-disant grand public à la confection des nouvelles et de l’opinion publique. La plus grave erreur du PLQ a été selon moi de se faire prendre bêtement…

  7. the Ubbergeek dit :

    @gillac

    L;e problème reste en passant qu’entre le patronat et les syndicat, le pouvoir est pas vraiment égal. Surtout sous les Libéraux.

    Mais c’est un autre sujet.

    Et de facon préemptive, attention au Godwinage. Charest, c’est quand même pas un dictateur littéralement.

  8. À chaque fois que le PLQ fait quelque chose, une escouade (officieuse?) de militant-e-s sillonne le Net afin de trouver tout ce qui s’est dit là-dessus. Quand l’aile jeunesse du PLQ a réélu l’autre connard en tant que pantin, un libéral a commenté un de mes billets qui datait de genre deux ans et qui concernait l’individu en question, pendant que les recherches Google explosaient sur mon blogue.

    Une de mes connaissances a même déjà reçu une mise en demeure du PLQ parce qu’elle avait signé un court message en bas d’une chaîne de lettres – dont elle n’était pas l’auteure – qui dénonçait Charest!!!

  9. Gillac,

    « La plus grave erreur du PLQ a été selon moi de se faire prendre bêtement… »

    ou, plutôt, de penser qu’ils ne se feraient pas prendre…

    Mouton Marron,

    moi je suis surpris de ne pas avoir déjà eu une mise en demeure de leur part…

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