L’autre St-Jean (bis)

Renart Léveillé

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L’autre St-Jean (bis)

C’est pas mal dans l’air du temps, alors ça me tente de republier un billet de l’an passé à ce sujet. J’ai suivi une discussion hier sur Twitter au sujet de L’autre St-Jean et de l’idée d’avoir des artistes s’y exprimant en anglais, et je viens tout juste de lire un billet de Tchendoh qui pointe la difficulté de ne pas tomber dans des positions extrémistes. Voilà :

L’autre St-Jean

On enlève de la programmation d’un spectacle de la St-Jean deux groupes anglophones et ça crée un scandale. Les uns disent qu’il faut faire preuve d’ouverture, les autres disent que la St-Jean, ça se passe en français, la Société St-Jean-Baptiste pas loin derrière.

J’ai pas mal lu tous les commentaires à la suite du billet « L’Autre Saint-Jean : Bye Bye les anglophones… », paru sur Bang Bang. Le débat se passe surtout entre ceux qui voient de l’anglophobie dans la position adverse et ceux qui voient de la menace culturelle dans le fait de présenter des groupes de langue anglaise.

Je crois que le problème tient dans la prémisse. Qu’est-ce que la St-Jean devrait représenter? La fête du territoire québécois? La fête de la nation québécoise? Le fait français? Sa culture? Tant que nous ne le saurons pas clairement, il y aura ambiguïté, tout le monde voudra tirer la couverture de son bord.

Pour ma part, et c’est bien personnel — malgré le fait que je préférerais une fête de la St-Jean méritée pour avoir eu le courage de se doter d’un pays —, je crois que cette fête devrait souligner le fait français, qui est tangiblement le condensé de notre singularité en Amérique. Et le pire, si Québec était le nom d’un pays et non d’une simple province, j’aurais un tout autre avis. Là, je pencherais plus du côté territorial de la chose.

Mais en même temps, le spectacle en question s’appelle « L’autre St-Jean », ce n’est quand même pas le spectacle principal. Ça met pas mal d’eau dans mon vin. Et du vin dilué, c’est bon pour les uns, pas pour les autres…

(Photo : Melete)


 

Catégorie(s): français, musique, opinions, Québec · Mots-clés: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

24 commentaires sur "L’autre St-Jean (bis)"

  1. [...] This post was mentioned on Twitter by Pascal Léveillé, Sophie. Sophie said: RT @renartleveille: L’autre St-Jean (bis) http://tinyurl.com/3ybyl5e [...]

  2. Selon moi, si LE spectacle de la St-Jean n’était pas si pathétiquement prévisible et fait d’essence de pur carton, il n’y aurait même pas de raisons d’avoir penser à « L’autre ». La vraie St-Jean ne représente pas le talent ni la fierté québécoise contemporaine….peu importe la langue dans laquelle on décide de se chicaner ce soir-là.

    Salut Guy A!

  3. pensé… »pensé »!

    Sorry.

  4. gillac dit :

    En ces temps-ci, j’éprouve beaucoup de difficulté à m’identifier à quelque groupe d’appartenance que ce soit. J’espère toutefois faire partie d’une minorité et que ce n’est que passager.

  5. reblochon dit :

    « Et le pire, si Québec était le nom d’un pays et non d’une simple province, j’aurais un tout autre avis. »

    Voila, ça résume tout. C’est une question d’identité et pour le moment seul la langue commune nous unie en tant que Québécois (et qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit).

  6. Manx dit :

    « je crois que cette fête devrait souligner le fait français, qui est tangiblement le condensé de notre singularité en Amérique. »

    Effectivement, et les personnes anglophones du Québec comprennent ça aussi. Mais ils voudraient que la célébration du fait français au Québec ne se fasse pas en refusant leur langue maternelle. Florence K. chante en espagnol durant la Saint-Jean et les gens trouvent ça beau, mais on refuse de laisser quelqu’un chanter en anglais sur le stage. Pire encore, on pense que de chanter en anglais à une Saint-Jean est un geste politique…

    Pour moi, c’est important de célébrer le fait français au Québec pendant la Saint-Jean. Les gens l’ont compris. Mais ça ne veut pas dire qu’il faut exclure l’anglais de nos têtes. Je me rappelle de Mononc’ Serge aux FrancoFolies l’an dernier qui nous disait à peu près:

    « Vous savez, les FrancoFolies, ce n’est pas la célébration du fait Français en Amérique. Les gens qui viennent chanter chantent en Espagnol, en créole, en Italien… Mais pas en anglais! J’en suis donc venu à la conclusion que les Francos, ce n’est pas la célébration du fait français, c’est l’exclusion de l’anglais!

    C’est pourquoi c’est mon festival préféré! »

    Mononc’ Serge disait ça à la blague, mais ce que j’y comprends, c’est que pour célébrer le français, on n’est pas obligés de vendre aux anglophones le fait qu’aucun artiste ne devrait chanter en anglais sur les plaines ou au parc Maisonneuve.

    Pour moi, la Saint-Jean devrait être la fête de la Nation Québécoise et la nouvelle génération anglophone s’y identifie très bien. Ils sont même contents de venir célébrer la Saint-Jean avec nous.

  7. renartleveille dit :

    MaTuqueEstUnePerruque,

    dans le doute, je réponds : je ne suis pas sûr de comprendre…

    Gillac,

    « j’éprouve beaucoup de difficulté à m’identifier à quelque groupe d’appartenance que ce soit. »

    idem. Pour ma part, ça ne se fait que par la raison et une idée d’utilité : le langage que je partage avec les gens qui habitent dans le territoire que l’on nomme Québec.

    Reblochon,

    qu’est-ce qu’on pourrait te faire dire coudon? ;)

    Manx,

    je ne savais pas qu’on ne chantait pas qu’en français aux Francofolies… Ça me semble un peu absurde… En tout cas, ce n’est pas le sujet!

    Sinon, ton commentaire me fait penser au fait que j’ai entendu l’année passée des participants de L’autre St-Jean qui étaient incapables de s’exprimer en français. Ça serait une bonne preuve d’ouverture que d’inviter à la prochaine St-Jean un unilingue chinois à chanter une toune…

  8. Christian Trempe dit :

    Salut Renard,

    Tu mets le doigt sur le bobo: de la difficulté de ne pas tomber dans des positions extrémistes.

    Évidemment, il ne faut pas être parano: au bout du compte, qu’est-ce que ça change un ou deux artistes chantent en anglais à la St-Jean? C’est pas demain la veille que la majorité des spectacles seront en anglais! En fait, je suis certain qu’il y a probablement déjà eu des spectacles en anglais dans le « West Island » à la St-Jean. Il ne faut pas capoter avec ça.

    Mais en même temps, il y a le petit ton condescendant de certains chroniqueurs, de qui j’ai la forte impression que la seule raison pour laquelle ils « spinnent » la polémique sur l’autre St-Jean, c’est pour pouvoir « démontrer » que les souverainistes sont « intolérants ». Grâce à eux (et surtout grâce à leur ouverture d’esprit incroyable), ils sauront nous protéger contre les forces du mal en faisant la promotion à tous crins de cette « Autre St-Jean », si « ouverte d’esprit », versus les 170 autres fêtes au Québec, qui ne sont finalement que des fêtes de pygmés consanguins, un peu dégénérés, car il n’accepte pas les anglophones.

    J’en ai pour exemple Simon Jodoin de Bang Bang Blog qui déterre des commentaires de taouins sur des forums obscurs, qui disent qu’il ne faut pas d’anglais à la St-Jean d’une manière un peu violente, pour finalement s’élever en grand défenseur de la vertu et de la bonne morale et dénonçant ces extrémistes.

    Venant de leur part, ça sent la provocation à plein nez.

    De la musique anglaise, on en écoute la majorité du temps! 90% des spectacles au centre Molson, au Métropolis et autres salles de Montréal sont en anglais. À la radio, la majorité du temps, c’est de la musique anglaise. J’ai rien contre ça, mais vraiment? Sous-entendre que les québécois sont intolérants parce que à la St-Jean, ça se passe en français?

  9. Manx dit :

    Oulà, bah si tu me parles de la qualité des artistes de l’autre Saint-Jean à représenter le Québec, on repassera. Mais depuis l’arrivée de la Loi 101, il y a vraiment beaucoup de Québécois anglophones qui parlent français. En fait, si tu leur tords le bras, même les étudiants de McGill élevés au Québec vont te parler en français. Et chez les jeunes Québécois anglophones, c’est plus qu’une majorité de gens qui parlent un français de bonne qualité.

    Ce que je dis, c’est que c’est irrespectueux d’accepter d’avoir des célébrations de la Saint-Jean dans toutes les langues, sauf l’anglais.

  10. renartleveille dit :

    Merci pour vos commentaires, j’y reviendrai plus tard!

  11. renartleveille dit :

    Christian Trempe,

    je suis bien d’accord, il semble que de simplement poser la question c’est déjà mal…

    Même si j’aime peu d’artistes qui chantent en français (mais bon, sûrement plus que la majorité des québécois…), je serais pour que la Saint-Jean soit la fête du caractère français du Québec, exclusivement. Et s’il y a des artistes anglos (ou de toute autre langue) qui veulent y participer, qu’ils fassent des chansons francophones, ça ne serait pas une si grande torture, pour une journée!

    L’ouverture, on la vit à l’année, on ne pourrait pas avoir une journée à nous, francophones?

    Je dis ça, mais j’aimerais bien que la majorité soit aussi d’accord avec ça, ça va de soi. Mais bon, personne ne va nous consulter là-dessus!

    Manx,

    je ne dis pas que tous les anglos sont unilingues et j’espère bien que non, mais ça m’avait frappé l’an passé, de voir tous les artistes anglophones ne pas être capables de s’exprimer en français. Mais ça doit être un phénomène relié aux artistes, comme on sait que le groupe Arcade Fire est fier de ne pas s’exprimer dans la langue de Molière (mis à part la fille — ou une des filles — je crois), ça doit être une petite mode…

    « Ce que je dis, c’est que c’est irrespectueux d’accepter d’avoir des célébrations de la Saint-Jean dans toutes les langues, sauf l’anglais. »

    je ne suis tellement pas au courant de comment se passe tout ça…

    En tout cas, pour ce qui est de l’anglais, c’est presque dommage que ce soit le langage hégémonique mondial en même temps que celui d’une partie importante des citoyens…

  12. @Renart

    Quand on est au sein même de ce que tu nommes « hégémonie » anglophone dans le monde, on se rend compte qu’entre les diverses « versions » d’un anglophone dans le monde, conflit il y a.
    Bref, même l’hégémonie est fracturée…

    Je trouve ça désolant en effet qu’on aille à se poser la question. Je présume que ta théorie de départ sur les extrêmes tient la route…

    Mais je souligne, encore une fois, que la St-Jean officielle Montréalaise, selon mon expérience (je ne suis jamais allée faire pipi avec les autres sur les plaines à Québec) malgré qu’il puisse y avoir quelques bons coups par années (je fais preuve de bonne foi d’une façon exponentielle) l’idée de l’autre St-Jean s’imposait….à la limite pour son ambiance un peu plus alternative mais à la fois très « famille ». En fait….j’y pense… L’autre St-Jean est la SEULE raison qui m’a sincèrement donné envie de célébrer collectivement le 24 juin depuis longtemps.

    J’imagine que les gens qui diffèrent de moi apprécient beaucoup le spectacle conventionnel, et donc c’est bien qu’il soit là pour eux. Son public cible… Alors que sérieusement par moments les numéros que je finis par captée via la télé me dépriment souvent. Je suis présentement entrain de me retenir de dire que selon mes goûts, de voir Suzanne Clément faire son speech, mettons: ça me rend vraiment pâlotte et ma pression chute dramatiquement. Tant mieux si des centaines de milliers de compatriotes trippent: je ne comprends pas, mais je suis bien contente pour eux et Éric Lapointe. De tout pour faire un monde…j’imagine.

    En autant qu’on offre des al-ter-na-ti-ves à tout le monde, ça reste un concept national très bcbg.

    Changement de sujet abrupte:

    L’idée de banir l’anglais est complètement xenophobe: il ne faut pas se leurrer à ce sujet.
    D’un autre côté, bien sûr, les plus « insensibles » des anglophones peuvent nier ou refuser d’utiliser le français. Hello, Mordecai. (He Whose Name Cannot Be Uttered!)

    Et un grand match de ping-pong s’engendre…Si la lutte dans la bouette est un sport justifiable, alors pourquoi pas aussi le débat national?

    Pourquoi on écoute autant les extrémistes, au Québec? On est tellement « milieu », au fond. Quel paradoxe.

    Je pense que le Québec se célèbre trop souvent le 24 juin sans réellement se connaître lui-même…

    Même s’il clame se souvenir!

  13. Correction: Je pense que la scène de Clément se passait peut-être sur les plaines…

    Les deux évènements sont dans le même genre… face à l’oeil non-averti du moins.

  14. Neil Obstat dit :

    A l’origine, La St-Jean est la fête des Canadiens francais, Le vieux St-Jean en étant son patron. Puis, un jour, le PQ a décidé de faire de la St-Jean la fête de tous les Québécois. . . et ca donne ce que nous avons aujourd’hui.
    A force de vouloir faire plaisir à tout le monde, on finit pas oublier à qui on devait faire et plaisir au départ.

  15. renartleveille dit :

    Merci Neil de me rafraîchir la mémoire, c’est le genre de chose que j’oublie trop facilement et pourtant c’est tellement important.

  16. reblochon dit :

    « L’idée de banir l’anglais est complètement xenophobe » MaTuqueEstUnePerruque

    Définition de xénophobe ? Parce que ce raisonnement est complètement simpliste. Il y a mille et une bonne raison de bannir l’anglais de la St-Jean au Québec. Après on n’est pas obligé d’être d’accord avec. Mais l’accusation de xénophobie est d’un ridicule sans nom. Ce n’est pas pour cette raison que bon nombre de Québécois s’opposent à des groupes anglophones, et même allophones, à la St-Jean.

    Je les adore les anglos, je les aime beaucoup les Canadiens, mais la St-Jean c’est dans la langue commune que cela se fête, et dommage pour eux, c’est le français ici. Quand on sera un pays, on en reparlera.

    Après, si des anglos veulent venir chanter en français… pas de problème, ils ont qu’à avoir un répertoire un peu plus riche.

  17. @reblochon

    « Hostilité vis-à-vis des étrangers, d’origine sociale, et non pathologique. »

    Xeno= Préfixe indiquant un rapport avec l’étranger ou les étrangers.
    phobie= peur

    Tu es entrain de me dire que tu n’as pas peur des conséquences possibles suite à la présence anglophone à la St-Jean?

    Réveille. C’est pas parce que c’est socialement accepté « d’avoir des bonnes raisons de bannir l’anglais » que c’est moins discriminatoire. Au contraire, on voit le niveau d’inconscience collectif qui sévit, quand on accepte de voir.

    On fait le concept équivalent à la fête du Canada (fête qui m’intéresse d’ailleurs encore mille fois moins que la St-Jean) et voilà que mille nouvelles raisons de se sentir victime apparaitraient devant nos yeux. 2 poids, une mesure: c’est tout ce qu’il faut pour arrêter d’envenimer inutilement tous les débats linguistiques.

  18. « Inconscience collective », dois-je corriger.

    PS:
    Théorie: si les Québécois francophones majoritaires se tenaient plus droitement à longueur d’année dans leur rapport à leur propre langue, on verrait peut-être moins de névroses criantes une fois l’an face au spectre de l’assimilation musicale. Ainsi il n’y aurait aucune raison d’avoir peur de « l’autre », peu importe ce qu’il est, et à quelle époque il est ainsi.

    -Une québécoise sans complexe culturel, qui est tout aussi anglophile que xénophile.

  19. reblochon dit :

    Mais le canada est bilingue et pourtant fêter uniquement en anglais dans plein de coin de ce plusse beau pays. Pas besoin de me dire « si une telle injustice existait le 1er juillet » elle existe deja.

    Refuser l’anglais à la St-jean n’est pas une peur de l’anglais, ni des anglais. C’est une question de fierté et d’affirmation. Oui cela peut paraitre discriminatoire si on se base sur un point de vue multiculturel, mais ce n’est pas un point de vue multiculturel que je pose.

    Pour arrêter d’envenimer les débats linguistique, on commence par respecter le seul jour de l’année qui devrait se passer uniquement en français au Québec. On ne fait pas une loi nauséabonde comme la loi 103. La cour supérieure d’une nation étrangère ne vient pas nous dire comment cela doit se passer chez nous. Etc.

    « si les Québécois francophones majoritaires se tenaient plus droitement à longueur d’année » ah les SI, que c’est magique, surtout quand on passe sous le tapis 300 ans de colonisation et les séquelles normales qui en découlent !

    Je ne suis pas anglophobe, je ne suis pas xénophobe, étant d’ailleurs moi-même un peu un xéno du Québec.

    La peur, c’est l’argument que vous avez trouvé pour justifier tout cela. Je dis que non, il y a plus que la peur, il y a une question d’identification, d’affirmation, de respect, … etc. Rien à avoir avec une quelconque peur ou une quelconque haine.

    Nous serions un pays, je le répète, le discours serait différent, justement parce que nous n’aurions pas forcément besoin de la langue pour nous reconnaitre. Pas parce que nous aurions moins peur d’un quelconque étranger refusant de respecter notre langue commune.

  20. « Each consciousness pursues the death of the other » Hegel

    S’il est impossible d’admettre que tout cela tient tout d’abord de la peur de ne pas avoir une identité solide, de ne pas s’affirmer, de ne pas être respecté, etc, je ne vois pas à quoi bon continuer cette discussion.

    Je vous dirai quand même ceci:

    Se reconnaître? Encore faudrait-il se connaître vraiment. Qui sommes-nous devenus?

    Il semble que nous ne vivions pas dans le même Québec et que nous n’avons pas la même définition de la célébration, si vous tenez vraiment à ce que ça se passe sur une journée qui contraste tout le reste de l’année en matière d’affirmation.

    Et puis si vous voulez vous abaissez à niveler par le bas, continuez de vous comparer à ce qui se fait de pire chez certains légendaires et mythiques « rednecks » unilingues pan-Canadiens, qui n’auraient bien sur aucune envie de venir célébrer la fête nationale ici, contrairement aux artistes anglos invités à L’autre St-Jean.

    Tant qu’à moi, le réel débat en matière de self-respect de nos propres lignes directrices en matières d’éducation serait justement celui sur la loi 103, qui se vie au quotidien via ce dangereux laisser-faire, plutôt qu’une ridicule symbolique d’artifice qui exclue automatiquement les anglophones qui pourraient partager ( et célébrer) des valeurs communes.

    On aime ça en criss, les non-débats de paillettes, non? On est dans le refus d’ouverture plus que dans le débat…quand j’y pense. Mais le travail reste à faire sur un autre plan, pour obtenir quelque chose de semblable à un genre de pays, j’en suis convaincue. Et il se doit d’être inclusif de tous les éléments citoyens, puisque telle est ainsi faite la vie moderne. La réalité est que nous ne connaissons même pas une grande partie de ce qui forme cette nation, qui est distincte de nous et à la fois distincte du reste de « l’anglophonie », et que si on n’établie pas un dialogue dans lequel on se respecte via l’acceptation de la présence de l’autre, inévitablement, rien ne changera, pour personne.

    À bon entendeur..bla bla bla.

  21. reblochon dit :

    Ah mais tout à fait d’accord. Que ces anglos fasse preuve d’ouverture et viennent chanter en français, ça me fera un plaisir d’être inclusif. Bla bla bla !

    Ton discours, on l’a tenu pendant 60 ans… on a vu ce que cela a donné. Il est temps de passer à autre chose.

  22. Systèma dit :

    Dernier commentaire depuis plusieurs jours alors je ne sais si je serai lu. Mais ma réflexion face à tout ce brouhaha est que je n’ai rien contre les anglo et j’irai probablement à l’autre St-Jean ce soir parce qu’en tant que fier québécois je préfère un  »produit » qui a du caractère à cette mièvrerie officielle. Ceci-dit je crois que la fête de la St-Jean  »devrait » se passer en français… et je ne vois pas où est le problème. Aurait-on idée de traiter les Haitiens ou Dominicains de xénophobe parce qu’il n’y a pas de groupe rock anglo ou des rigodons franco à la Carifiesta… la Carifiesta c’est la célébration des caraibes et elle reflète cette culture. Si Paul Piché voudrait y participer je le traiterait de « gros épas » tout simplement. Alors pourquoi ça devrait être autrement pour une fête qui célèbre l’identité québécoise francophone… Je dis « basta » qu’on se fasse traiter de xénophobe pour tout et pour rien. Ça fait 4 ans que je suis revenu au Québec après plus de 15 ans en Amérique Latine et je suis épouvanté de voir comment on ne peut plus rien dire… sans que de pseudo défenseurs de la vertu viennent nous faire la morale sur les sujet les plus variés. Après on se plaint que nos politiciens ont la langue de bois…

  23. Moi, j’ai lu. J’aimerais que tu te demandes ce qu’est la xenophobie, réellement.
    Je pense que le refus de réfléchir à nos propres réflexes de sauvegarde de la langue ont En passant, j’ai jamais vu personne dire : moi, je suis xénophobe. Le fait est que tout n’est pas un complot contre le français. Ceci étant dit, je suis bien contente que certains aient à coeur la sauvegarde du français. Il y a une nuance entre être responsable de sa culture, et blamer les autres pour ses malheurs. Si les gens se tenaient debout pour vrai, il n’y aurait aucune crainte avec un spectacle incluant de l’anglais. Pas comme si on allait pas en voir mille le reste de l’année. Sommes-nous aveugles à l’influence anglaise dont nous profitons plus souvent que non?
    Je trouve que cette idéalisation du Québec totalement franco est pas très 21ième siècle. D’amener des artistes latinos revient au même que de faire affaire avec des anglophones, sauf que pour certains, ça semble faire mal aux yeux de le voir.

  24. Oops il manque un bout de phrase au début…Mystère.

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