La maturité

Renart Léveillé

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La maturité

La paix, le respect et la bonne entente sont des choses importantes pour moi. C’est pour ça que je n’hésite pas à bannir des gens qui commentent ici quand ils souillent ces choses. La liberté d’expression sur mon blogue en est assujettie et j’ai bien l’impression de faire cavalier seul.

Cette petite histoire commence par un emploi comme rédacteur-blogueur sur un site d’information maintenant vendu à une multinationale de la communication téléphonique. En plus du salaire de crève-faim qui minait mon plaisir, une horde de commentateurs se pratiquaient (et sûrement se pratiquent encore) à être celui qui est le plus désagréable, avec tout ce que ça implique. Malheureusement, une de ces personnes est débarquée avec ses grands sabots sur mon blogue et d’autres de ma connaissance. Ça n’a pas trop pris de temps pour que je la bloque ici pour préserver ce calme qui me tient à coeur.

Étant donné que je n’ai pas le contrôle sur ce que décident les autres, j’ai arrêté intentionnellement de commenter les billets de certains blogues parce que j’ai remarqué que cette personne avait pris l’habitude de s’y trouver en commentaire. Ce troll est comme une maladie qui gruge mon espace. Et le comble, c’est que dernièrement un commentateur a répondu longuement à un billet sur son propre blogue, le parasite, le champ libre, en a d’autant profité pour faire son oeuvre malsaine à mon endroit.

Je suis en train de me demander : vais-je être réduit à ne plus lire les commentaires sur les autres blogues pour ne plus en entendre parler? J’en ai bien peur, parce que ce dernier épisode a réveillé en moi une rage que je n’aime vraiment pas ressentir. Alors, je me contenterai dorénavant de réagir ici aux billets de blogue qui m’interpelleront, enfin ceux que je soupçonnerai d’être salopés par cette gangrène.

*

J’ai eu maille à partir avec quelques personnes et j’ai fini par conclure que la meilleure réaction est d’arrêter de nourrir la discorde, de faire comme si ces personnes n’existaient plus. J’ajouterai même que c’est de la maturité dans le fond, et j’admets que ça m’a pris bien du temps pour le comprendre. Quand je constate que cette personne dont je parle ici me cherche, c’est bien sûr le contraire qui me vient à l’esprit.

Si à partir d’aujourd’hui je n’entends plus parler de cette personne, je me dirai que ce billet a eu la portée voulue.

(Photo : twenty_questions)


 


 

Catégorie(s): blogosphère, humeur · Mots-clés: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

9 commentaires sur "La maturité"

  1. gillac dit :

    Un vieux sage me faisait remarquer aujourd’hui même que face à une agression (verbale, physique ou autre), les deux meilleures solutions étaient de fuir ou ignorer. Une bonne bataille semble faire plus viril mais la plupart du temps ne règle rien. Continuez votre bon travail car je considère votre blogue de belle tenue et lorsque je constate qu’un des participants envoie un après l’autre des commentaires fièvreux ou exaltés, j’arrête de lire.

  2. Arrrrgh… cette jalousie qui anime certaines personnes. Parce que c’est ce que je crois. Si cette personne le plaie (pas de faute d’orthographe ici…) à te suivre et continue son parasitisme, c’est qu’il il a une forme d’envie quelque part.

    Je te trouve vraiment sage d’agir de la sorte, bravo.

    Mais je pense que c’est dommage que ça te pousse à limiter tes interventions qui sont j’en suis certain toujours à propos et respectueuses.

    Est-ce le prix à payer pour la liberté d’expression?

  3. Félix dit :

    La meilleur défense est rarement l’attaque. Je crois que tu prends une bonne décision. Ainsi, tu ne te bloques pas de la blogosphère et tu arrêtes, ainsi, de nourrir le troll. C’est juste dommage que certains blogue seront affecté par ta décision.

    Toutefois, dis toi que tu seras toujours bienvenue dans mon antre.

  4. Gillac,

    « les deux meilleures solutions étaient de fuir ou ignorer »

    je pourrais juste ignorer, mais j’ai choisi de fuir… J’aurais bien aimé pouvoir simplement ignorer.

    JF,

    « tes interventions qui sont j’en suis certain toujours à propos et respectueuses. »

    à ce propos, j’avoue avoir pété une coche, mais justement, je ne veux plus en péter, alors voilà le billet!

    Félix,

    « Toutefois, dis toi que tu seras toujours bienvenue dans mon antre. »

    bien sûr! Mais dis-toi que tu n’es surtout pas à l’abri…

  5. Sombre Déréliction dit :

    Bien qu’elle m’ait fait verser, à l’occasion, quelque larmes, je suis bien heureux de pouvoir côtoyer cette petite terreur des bloyes. Je suis aussi fier de la compter parmi mes amis virtuels, car bien qu’elle ne craigne les mots, il s’agit d’une personne extrêmement instruite et généreuse. C’est d’ailleurs en conversant avec elle que j’ai appris le plus de choses sur un blog. Comme quoi juger par les apparences n’est pas meilleur sur la bloyosphère que dans la vie quotidienne.

    Voilà le commentaire est fini, alors il peut partir!

  6. Sombre Déréliction dit :

    Une heure 23??? Oyoyoye faut aller au dodo, bonne nuit La Kaverne! :)

  7. Sombre Déréliction,

    il n’est tellement pas question ici de culture, d’instruction. Il n’y a pas d’un côté les gens cultivés, gentils, etc., et de l’autre les incultes méchants! Pour choisir l’image la plus crue, pense au personnage d’Hannibal Lecter dans « The Silence of the Lambs »…

    Et, pour ce qui est de « juger par les apparences », qui pourrait bien juger de cette manière sur le web de toute façon? Les mots sont bien ce qu’il y a de plus éloigné de l’apparence, et c’est bien avec eux qu’on échange majoritairement!

    Mais j’admets qu’il pourrait bien arriver de mal juger quelqu’un sur la base d’un échange court. Par contre, ce n’est pas le cas ici.

    En tout cas, je ne te souhaite pas d’avoir un jour un désaccord profond avec cette personne…

    « bonne nuit La Kaverne! »

    c’est une blague?

  8. demijour dit :

    Le succès amène toujours son lot de désagréments! Tu dois en être la preuve. Triste constat.

  9. Demijour,

    et même là, la notion de succès est très relative… ;)

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