de la viande à sandwich
la somme le nous de bien inutiles rats d’expérimentations des souris blanches jusqu’à ce qu’elles pourrissent noircissent au recyclage à l’humus si ça t’amuse si ça m’amuse on se démène en criant liberté pendus sans mal aux colliers de cuir lubrifiés d’une mayonnaise qu’on ne pourrait même nommer j’incarne en ce seul moment la victime de la chasse le déplumé à la peau vive le légume assassiné qui compose un opéra dans son dernier souffle il y a une grande bouche ouverte avide de tout le vent dans son sens il en va ainsi des révolutions choisir quel pain va nous abriter * * * * * * * Your email: Your email: Tweet … Read entire article »
Filed under: poésie
Marquer un point
Être n’est qu’une suite de débuts et de fins, qu’un synopsis de petits points, qu’un relais de sens qui cherche à faire des touts. C’est tout. Mais s’il faut le marquer, je le fais ainsi ici, à coups de hachures dans le temps, puisque c’est la seule manière de peut-être s’accrocher au présent, ce présent qui ne laisse même pas le temps de se faire déballer, pour pouvoir en profiter. Le temps se donne des airs de solidité … Read entire article »
Filed under: littérature, poésie
Crevaison passagère
Qui a besoin d’une aiguille sur la peau? La feuille à plat ne cherche pas à s’enrouler pour voyager ou pour servir de communication d’un trou à l’autre. J’ai des yeux qui me gardent comme une ancre même si mon corps est le plus mauvais des moutons. Le tremblement rend flou. Affalé ravalé autant que faire se peut. Même les longues nuits je rêve à un soleil blanc. À une balade, à un sourire banane. Et les engrenages à huiler parce que la rouille est d’une couleur bancale. Belle et effroyable. J’effacerais tout ça pour m’en laver les mains, les dents, passer la soie, aller rejoindre la chaleur de la noirceur de l’abandon. Parce qu’il n’y a rien de plus difficile que de matérialiser sa pensée, même la plus sourde. Se taire … Read entire article »
Message codé (que tu peux comprendre)
à bdefghijklnopqrstuvwxyz le souffle rasoir la mine carbonisée cette fin paralittéraire qui te râpait la gorge en passant croche quand ce qui n’existe plus demande à boire à pleurer à choir pince les mamelons à en rager à en perdre l’évidence de ce qui existe encore le souvenir est berçant confortable surtout malléable ce sont les encore vivants qui ne sont pas des pièces d’échec Your email: Tweet … Read entire article »
Filed under: poésie
Fais-moi la mort
fais-moi la mort à petites doses toi le temps suceur d’espoir fais-moi la mort encore pour que ça explose toujours dans ma tête mais pas vraiment pour toujours : c’est le coup de poing réaliste qu’attendait mon poème une explosion qui fait avancer par millimètres et par secondes vers la peur que ça arrive plus vite que le fantasme parfait que ça détruise nos plans avec l’accident toujours quelque part comme l’invité qui ne l’était pas fais-moi la mort à temps partiel pour que je m’acclimate que je m’éteigne déjà le souffle court des malades sans pronostic m’habituerai m’habituerai à tuer le temps à coups de belettes et d’habits à coups de trompettes et d’apis de lapis-lazuli n’en déplaise m’habituerai pas à la vie pour préférer faire le mort l’habiller d’espérance pour y voir un début alors que c’est le noir ce noir-là d’infinitude alors s’il faut que je le répète que je récapitule le temps est un tueur en série qui s’égraine en ravine nous entraîne … Read entire article »
Filed under: poésie
Sucer la mort
sucer la mort jusqu’à la moelle ça outrepasse même l’habitude le gri-gri l’analyse pseudomachin-chouette on la tète de toutes les manières possibles du bout de la tête aux ongles d’orteils du premier réflexe poupon jusqu’à la paparmane on ne fait que ça c’est pas une raison (Photo de David Sykes – trouvée sur whitezine.com.) Your email: Tweet … Read entire article »
Filed under: poésie
Atonie
trouver un mot des mots mon cerveau en gravitation en galette sur le plancher vidé même de sa statique l’électricité à la terre la gourde est flasque sèche il n’y a pas de rebonds la paresse serait même un luxe une langue de survivance je n’ai pas le goût de finir Your email: Tweet … Read entire article »
Filed under: poésie
Contre-jour
Celle-là, elle a été créée avec la technique, que je pourrais appeler simplement, de l’accumulation photographique. Donc, l’idée, c’est de prendre une photo et de jouer par transparence avec différentes grandeurs jusqu’à faire disparaître la réalité du sujet. Mais bon, certaines personnes pourraient reconnaître ce que c’est… J’ai aussi utilisé l’effet de flou et joué avec les couleurs. * derrière le feu en avant de l’ombre enrobé dans la braise qui clignote donne l’orangé à la cendre le jaune à la grogne il … Read entire article »
C'est toujours de l'opinion
c’est toujours de l’opinion même quand les mots glissent d’un bord à l’autre se frappent dans la contradiction dans le pin-ball infernal pourquoi avoir honte c’est planter quelque chose dans le sol même si ça ouvre en pétales bleu rouge gris souris creusant des galeries des appartements pas pour les sourds surtout pas pour les nombrils trop sortis c’est toujours de l’opinion même quand la ligne n’est pas droite les arabesques étourdissent il est le bienvenu et elle est avec sa main caressante cassante qui lie puis rit Your email: Tweet … Read entire article »
Filed under: poésie
Jeune blé
jeune blé une éponge attentive une petite OReille qui grandit un reflet précieux comme toute vie Your email: Tweet … Read entire article »
Filed under: Photographie, poésie
Point-pont
je ne dirai rien de plus pour me déguiser en vague en silence de papier blanc sale je ne toucherai à rien ni ne pointerai ni ne répondrai un fantôme fantoche qui ne grimpera pas aux rideaux clouté par la grandeur philosophique demain est un jour trop grand pour le gâcher à l’avance Your email: Tweet … Read entire article »
Filed under: poésie
Voir le rouge
voir le rouge la tête qui dégage comme une ampoule c’est décoder la page blanche à coup de hache je ne reviendrai pas en arrière de mes pompes hier le désir rien demain la liberté me pousse agresse tout ce qui bouge danse les mots arrivent comme des bouts de legs la peur n’est qu’un spectacle j’irai cracher plus loin pour que tu glisses dedans nain de déveine en cloche mais le chapeau quotidien qui saigne les tympans je le répète Le sang me vient aux yeux, la chaleur fournit de … Read entire article »
Filed under: littérature, poésie
Dans « Tous les sens »
J’en suis à ma deuxième écoute du dernier Ariane Moffatt : « Tous les sens ». Un ami à moi, grand popomane, me l’a chaudement conseillé encore hier, alors je me suis précipité pour l’acheter aujourd’hui. Cet album porte absolument bien son nom, ça se lance à 360° et la poésie d’Arianne s’alimente abondamment au goût, au toucher, à la vue, à l’odorat et bien sûr à l’ouïe! J’avais beaucoup d’attente et je ne suis pas … Read entire article »




Commentaires récents