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Bilan 2011
En guise de bilan de l’année, je vais fouiller dans mes billets.
Janvier
L’année 2011 a débuté en lion avec la remise par le commissaire Bastarache de son rapport lavant Jean Charest des allégations de Marc Bellemare. De mon côté, ç’a donné entre autres une caricature :

Février
Le deuxième mois de l’année a été malmené par la croisade du coloré maire de Saguenay, Jean Tremblay, pour la pérennité de la tradition de la prière lors des réunions municipales. Dans mon billet à ce sujet, entre autres, je soulignais « qu’il faudrait faire ressortir […] que les électeurs de la ville de Saguenay ont élu un homme politique et non un homme de foi », ce qui était déjà une bonne distinction à faire pour diriger le débat. Et, étant donné que j’aime bien la rigolade, je me suis permis d’imaginer ces mots sur une affiche « À mettre sur la porte de l’Hôtel de ville de Saguenay pour faire pomper Jean Tremblay » :
Mars
Le mois de mars a fait vibrer les médias (de bas en haut), mais pas du tout le monde ordinaire, avec les néologismes « madamisation » (un terme explosif créé par le chroniqueur du Devoir Stéphane Bailargeon), « bonhomisation » (un premier mème par Simon Jodoin), « mouettisation » (une bonne blague de Martin Petit) et « dindification » (une blague non volontaire de Pierre Fraser…) :
Je suis bien content de le souligner avant que cela ne tombe totalement dans l’oubli…
Avril
En avril, les Québécois se sont déchirés alors que le chanteur Bertrand Cantat allait participer à une pièce de théâtre mise en scène par Wadji Mouawad. Comme on se souvient, tout a été annulé parce que le tollé a été trop gros. Pour ma part, après avoir été dans « la tornade du dilemme », j’ai finalement penché du côté Cantat-Mouawad. Devant l’impossibilité de condenser ma pensée, je vous invite à faire ces lectures :
http://www.renartleveille.com/mouwad-et-cantat-la-tornade-du-dilemme/
http://www.renartleveille.com/mouawad-et-cantat-apres-le-dilemme/
Mai
Début mai, un nouveau gouvernement conservateur a été élu, mais cette fois-là majoritaire. Et pour la première fois, le NPD a réussi à se hisser au rang d’opposition officielle grâce au Québec, qui a délaissé son traditionnel vote pour le Bloc.
Durant la campagne électorale, on offrait aux Canadiens l’outil web nommé la Boussole électorale, pour les aider à faire leur choix. Les résultats de ce super sondage étaient très intéressants, et démontraient très bien que le Québec est une société distincte :
Juin
C’est à la fin du mois de mai que la crise au PQ a trouvé sa genèse avec le projet de loi privé présenté par Agnès Maltais pour sceller l’entente conclue entre la Ville de Québec et Quebecor dans la gestion d’un futur amphithéâtre. Et c’est au début de juin que l’histoire a enflammé les médias et la population. Fin juin, c’est le chroniqueur de La Presse, Alain Dubuc, qui était tout feu tout flamme en analysant la crise au PQ et la fonte de ses appuis dans les sondages. Son excitation l’a conduit à formuler que nous serions au début de « l’ère postsouverainiste ». Pourtant :
Beaucoup de souverainistes, dont moi, trouvaient que le Bloc était un frein à la souveraineté et il disparaît presque complètement. Beaucoup de souverainistes, dont moi, trouvent que Pauline Marois à la tête du PQ est un frein à la souveraineté et elle est en ce moment malmenée au point où si elle s’acharne à s’accrocher à son trône, c’est tout le château qui va s’effondrer…
Je pouvais bien trouver que son propos ressemblait à une « Nouvelle érotique pour fédéralistes »…
Juillet
Juillet a été sous la couleur de la folie des Guy Turcotte et Anders Behring Breivik.
Pour ce qui est de Turcotte, c’est mon incompréhension quant au verdict rendu qui a pris le dessus et qui le prend toujours, même aujourd’hui :
http://www.renartleveille.com/la-folie-ordinaire/
Et pour Breivik, c’est la constatation que notre seul point en commun (l’antimulticulturalisme) n’a vraiment pas réussi à me le faire comprendre :
http://www.renartleveille.com/dans-la-mire-danders-behring-breivik/
Août
Ce mois a été marqué au fer rouge par l’effondrement d’une structure de béton dans le tunnel Ville-Marie, au matin du 31 juillet. Personnellement, c’est la réponse de Sam Hamad, d’un optimisme insultant, qui a fait s’effondrer le très peu de confiance que j’avais en Jean Charest et son gouvernement :
je commence à en avoir ras le bol du discours rassurant des politiciens
Et j’ai pondu cette caricature, question d’en rire même si c’était difficile :

Septembre
On se rappellera que septembre a été pour Charest une suite de briques pour sa tête avec premièrement le départ de Nathalie Normandeau, qui n’a pas tellement fait vibrer les médias, même si ce même genre de nouvelle aurait pu bien nourrir le gonflement de la crise du PQ, si cela s’était passé de ce côté… Ensuite vint le rapport de l’Unité anticollusion qui a fait gonfler l’indignation citoyenne à l’instar des prix des soumissions de l‘industrie de la construction…
Cette indignation a pris forme sous un projet de manifestation le 24 septembre qui a été finalement et malheureusement un pétard mouillé.
Octobre
La mort du géant Steve Jobs a été ce qui a le plus marqué ce mois d’octobre. Personnellement, j’ai trouvé que la reprise de cet événement dans les médias (traditionnels et sociaux) donnait l’impression d’être un concert d’opportunisme global :
Novembre
Ce qui a marqué novembre, c’est surtout le mouvement mondial des indignés qui avait commencé à faire parler de lui ici par son début le 15 octobre. Jusqu’à ce que les indignés se fassent sortir du Square Victoria, les réactionnaires de tout acabit se sont joints au concert de critiques. À mon sens, la critique la moins logique du lot consistait « à pointer le fait que certains de ces indignés ont assez d’argent pour posséder des gadgets électroniques, portables, téléphones intelligents, etc., alors qu’ils critiquent le capitalisme, et de qualifier tout ça de contradictoire » :
Décembre
Et finalement pour décembre, je ne peux pas passer à côté de l’histoire de la nomination par la direction du Canadien de Montréal de l’entraîneur Randy Cunnyworth, unilingue anglophone, alors que le début d’une crise linguistique a malmené 2011 :
Sur ce, je ne peux que nous souhaiter une année 2012 plus positive. Du côté canadien, j’en doute avec les Conservateurs de Stephen Harper au pouvoir. Mais avec la très possible fin du règne libéral au Québec, il y a de quoi se réjouir!
Pour laisser un commentaire, suivre ce lien : http://leglobe.ca/blog/2011/12/bilan-2011-de-renart/
Catégorie(s): Actualités, Canada, français, Justice, monde, opinions, politique, Québec, société · Mots-clés: 2011, 2012, Agnès Maltais, Alain Dubuc, allégations, amphithéâtre, année, anticollusion, antimulticulturalisme, Bastarache, Bertrand Cantat, bilan, Blague, Bloc, bonhomisation, Boussole électorale, Breivik, Caisse de dépôt, Campagne, Canadien, Canadien de Montréal, Canadiens, Capitalisme, Caricature, chroniqueur, coloré, commissaire, conservateur, Conservateurs, débat, dindification, entraîneur, français, Gouvernement, Guy Turcotte, Hockey, indignation, indignés, infrastructures, Jean Charest, Jean Tremblay, Libéral, linguistique, madamisation, Manifestation, Marc Bellemare, marqué, Martin Petit, médias, monde, mouettisation, mouvement, Nathalie Normandeau, nation, nomination, officielle, opposition, Pauline Marois, Pierre Fraser, politique, Pouvoir, prière, Québec, Québécois, québécoise, Quebecor, Randy Cunnyworth, réactionnaires, Saguenay, Sam Hamad, Simon Jodoin, société, Sondage, Souveraineté, Square Victoria, Stéphane Bailargeon, Stephen Harper, Steve Jobs, tradition, trône, tunnel Ville-Marie, Unilingue, unité, Wadji Mouawad
















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