Jérémy Gabriel contre Mike Ward – Le Bien et le Mal

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Je suis contre la décision du Tribunal des droits de la personne qui veut que l’humoriste Mike Ward paye une amende à Jérémy Gabriel.   

Mais, pour ma part, être du « côté » de Mike Ward dans cette histoire, ce n’est pas être du côté du contentement devant son humour méchant parce que Jérémy Gabriel mériterait qu’on soit méchant avec lui. Encore moins que les handicapés en général mériteraient qu’on soit méchant avec eux.

Qu’on réduise cette question à un combat entre ceux qui sont méchants envers les handicapés et ceux qui ont le coeur à la bonne place est malhonnête intellectuellement.

C’est la tactique de la bien-pensance pour réduire le débat dans sa possibilité de nuance et gagner le point par défaut, parce qu’on est supposément du côté du Bien… Bonne vertu, Moralité, ça me semble très loin du sujet alors qu’il devrait être surtout question de Justice, de culture et de liberté d’expression.

Aussi, cette posture me fait étrangement penser à celle de la défense « inclusive » des femmes voilées, de l’islam, et par extension de l’islamisme et de son terrorisme. Au lieu de résumer tout ça avec l’islamophobie, c’est résumé avec la discrimination envers les handicapés, le capacitisme. Et pourtant, pour certains, il est possible, et de dénoncer l’accusation à outrance d’islamophobie, et de réduire le cas Ward/Gabriel à une question de capacitisme…

Faisons quelques comparaisons.

Il y a une différence énorme entre, par exemple, une femme voilée qui se fait agresser verbalement et la critique du voile.

Il y a une différence énorme entre un enfant handicapé qui se fait intimider par quelqu’un au quotidien et Jérémy Gabriel qui est moqué par Mike Ward dans le contexte d’un spectacle d’humour.

C’est comme si le juge et ceux qui sont contents de cette décision confondent les deux situations. Pourtant, je le répète, il y a factuellement une grande différence. Statuts différents, contextes différents. Comme pour le voile : objets différents (individuel versus conceptuel), contextes différents.

Pourquoi pour certains n’est-il pas acceptable d’amalgamer la critique du voile à l’islamophobie alors qu’il serait acceptable d’amalgamer l’intimidation directe interpersonnelle à un texte humoristique issu d’une démarche qui utilise la méchanceté comme procédé?

Parce que la cible est handicapée, donc toujours, sans exception, une victime?

Pourtant, ceux qui se portent à la défense du voile (et des femmes voilées) font de même, en tombant dans la victimisation : pour eux, critiquer le voile, c’est intentionnellement méchant, c’est comme intimider toutes les femmes voilées. Voire même comme agresser physiquement une femme voilée. Donc en tombant aussi dans la culpabilisation, synonyme d’islamophobie.

D’ailleurs, Mike Ward lui-même semble être dans cette dynamique avec ses sorties sans nuance contre la « charte des racistes ». On se demande sérieusement même de quel bord il serait si une controverse semblable à la sienne, mais mettant en scène une blague méchante en lien avec l’islam, se retrouvait à la une…

Alors vous comprendrez que je ne suis pas du « côté » de personne, mais de celui de la nuance, de la rationalité, du flegme. Parce qu’il ne ferait pas bon vivre dans un monde de victimes et de coupables, judiciarisé au gré des sensibilités exacerbées. Où ce qui est fictivement méchant et ce qui est critique seraient considérés et jugés haineux, simplement parce que la cible fait partie d’une catégorie plus sujette à discrimination, donc une victime en puissance.

Je ne veux pas d’un monde aveuglé par la victimisation jusque dans son système judiciaire. On a eu chaud avec l’épisode du projet de loi 59, la décision du Tribunal des droits de la personne contre Mike Ward est un doigt dans l’engrenage.

Souhaiter que Mike Ward gagne en appel n’est pas acquiescer à la teneur de ses blagues, aucunement : c’est souhaiter que ce qu’il reste d’équilibre entre les libertés et les droits soit préservé.

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Jérémy Gabriel comme tout le monde

Jeremy Gabriel comme tout le monde

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Nice et le FN

LE DINER DE CONS DE FRANCIS VEBER JACQUES VILLERET

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Islamophobe lumineux

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Les Guerriers de la justice sociale et l’appropriation culturelle de la coiffure affro

afro blanc guerriers justice sociale

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Coeur de pirate et sa fierté canadienne de pacotille

Coeur de pirate Canada

On m’a souvent insulté en me disant que mon opinion ne valait rien parce que je suis un artiste et non un spécialiste du sujet du débat. Ma mère m’a toujours dit de ne pas faire aux autres ce que je ne veux pas qu’on me fasse. Mais désolé, je vais aller dans ce sens-là avec l’artiste Coeur de pirate.

Sa déclaration :

Maintenant, je suis fière d’être Canadienne. Pendant un bout, je ne savais pas trop ce qu’il se passait. On ne savait pas trop si nos valeurs étaient représentées adéquatement. Maintenant, c’est le cas. Il n’y a pas un meilleur moment pour être Canadien

Justin Trudeau interieur exterieurPour ce qui est de l’analyse, il faut un manque flagrant de profondeur pour arriver à la conclusion qu’« Il n’y a pas un meilleur moment pour être Canadien », simplement parce que Justin Trudeau est au pouvoir. C’est un cadeau que les Canadiens se sont offert parce qu’il avait un emballage progressiste. Mais le cadeau est surtout vide et inconséquent.

Justin trudeau pride

Devrait-on être impressionné par un premier ministre qui d’un côté se montre solidaire de la cause LGBT alors que de l’autre il joue le jeu des islamistes, homophobes et sexistes? Devrait-on être fier d’un pays qui se drape régulièrement de vertu en se proclamant pour les droits de la personne alors qu’il vend ses armes à des pays comme l’Arabie saoudite, qui est loin d’être un exemple de pays respectueux de cesdits droits? D’autant plus que ça se poursuit aujourd’hui sous son règne, alors qu’il est bien au courant des critiques.

Canada islamismeEst-ce que Coeur de pirate est au courant du dossier Raif Badawi? Sait-elle que son nouveau pays chouchou se traîne les pieds pour mettre de la pression sur l’Arabie saoudite afin de faire libérer ce blogueur libre-penseur, emprisonné et torturé parce qu’il a osé critiquer sa société enfermée dans l’obscurantisme religieux? N’est-elle pas capable de faire un lien entre ce laxisme et les intérêts économiques qui sont en jeu entre le Canada et l’Arabie saoudite?

Et sait-elle que son nouveau « plusse meilleur pays du monde » s’apprête à commémorer en grande pompe, dans le cadre des 150 ans de la confédération, la mémoire du premier premier ministre John A. Macdonald? Sait-elle que cet homme, que sa nouvelle amie Mélanie Joly glorifie comme si c’était le plus saint des hommes, était un sale raciste (envers les autochtones, les métis, les noirs et les Asiatiques), un corrompu et un anti-démocrate? Si le gouvernement canadien s’apprêtait à s’excuser pour ce début peu glorieux, je pourrais un peu comprendre Coeur de pirate. Mais non, la bande à Justin Trudeau fait de la propagande pour magnifier ce supposément grand moment de notre histoire…

Justement, est-elle au parfum que notre entrée dans la confédération s’est produite sur la base d’une fraude électorale, menée par le clergé, qui avait été instrumentalisé par les Anglais? Et, sait-elle que toute la symbolique canadienne (feuille d’érable, castor, hymne national) provient des « canayens », de nos ancêtres Français venus s’établir ici, alors que sa nouvelle contrée qui lui donne tant de fierté refuse de reconnaître officiellement le Québec comme une société distincte? Et tout cela, après avoir noyé notre position de peuple fondateur dans le multiculturalisme, grâce au père du beau Justin…

Canada vol identitaireIl est clair que Coeur de pirate ne sait pas. Elle disait qu’elle ne savait « pas trop ce qu’il se passait ». Il lui a suffi qu’on lui montre que ses « valeurs étaient représentées » d’une manière assez éloquente pour qu’elle trouve que c’est « adéquatement ». Il faut bien ne pas savoir pour se laisser aussi bien prendre au piège.

J’écrivais au début de ce texte que j’allais être insultant. Mais je me rétracte. Il aurait été vraiment plus insultant pour elle de faire miroiter que sa nouvelle fierté s’est construite sur autre chose que du vent et de belles paroles. Donc de dire que cette fière nouvelle Canadienne s’est convertie en connaissance de cause, avec un regard historique, en acceptant tout ce qui est exposé ici, ainsi que tout le reste.

Coeur de pirate, en plus d’être une victime du pouvoir des apparences, est une victime du déni de réalité (historique) que mettent en oeuvre les fédéralistes. Elle est l’illustration parfaite de ce qui a fait dire à l’historien Marcel Tessier :

Si les Québécois connaissaient leur histoire, le Québec serait indépendant depuis longtemps.

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Groupe armé État athée

Groupe arme etat athee

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Charte, pitbulls et religion…

pitbull religion charte
Nous avons le droit d’aimer ce qu’on aime, de croire à ce qu’on veut. Par contre, ce droit n’est pas un absolu. Surtout quand il se mesure aux autres, à la société.

J’ai entendu un avocat spécialiste du droit municipal dire que personne ne pouvait s’appuyer sur la Charte des droits et libertés pour contester quelconque décision réglementaire en ce qui a trait à la possession de pitbulls. (Il disait aussi, avec raison, que les solutions qui allaient dans le sens d’interdire les chiens que les gens possèdent déjà, donc de s’en débarrasser sur-le-champ, étaient trop excessives.)

Ça devrait être de même pour ce qui est des pratiques religieuses (à ne pas confondre avec la liberté de croyance). Il ne devrait y avoir aucun moyen de s’appuyer sur la Charte des droits et libertés pour défendre le droit d’imposer sa religion, de quelque manière que ce soit, dans l’espace public, dans le tissu urbain, quand la réglementation y est contradictoire. Et en amont, que la réglementation n’a pas à s’appuyer sur un supposé droit de « promener » son pitbull ou sa religion comme bon nous semble. Ni non plus que l’argumentaire du racisme (envers certaines races d’animaux ou de sortes de croyants) devrait pouvoir s’immiscer dans le débat.

Quand bien même tous les pitbulls ne représentent pas un danger égal, même certains, aucun danger, ce n’est pas une invention, un délire, de dire que les pitbulls sont dangereux et de s’appuyer là-dessus pour changer une réglementation. Comme ce n’est pas une invention, un délire, de dire que la religion est dangereuse quand elle tente de s’imposer dans la société, au lieu de rester dans la sphère privée, dans la liberté de croyance, dans la spiritualité, voire dans la poésie.

Pour moi, la laïcité et la sécularisation sont comme une laisse et une muselière. Tu peux bien avoir un pitbull ou un Dieu, je ne veux juste pas, nous ne voulons juste pas, qu’il puisse mordre à tout vent.

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Le combat contre la religion…

religion attaque

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LGBT…

LGBTQ+

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Orlando – Cachez cette religion que l’on ne saurait voir…

Perfect heart
Ce que je trouve absolument déplorable avec ce mouvement qui cherche à nier le rôle de la religion dans certains attentats meurtriers, comme celui d’Orlando, c’est qu’il est un lubrifiant, peut-être bien malgré lui, pour ce que la religion participe à pérenniser, l’homophobie, le sexisme et tous les autres mouvements liberticides qu’elle entretient historiquement.

Si on ne peut pas voir ni nommer la religion dans son sens global et influent socialement, alors qu’on veut justement la préserver de la critique parce qu’elle serait trop importante pour les individus croyants, il ne pourra y avoir d’amélioration, de progrès, puisqu’il n’y aura possibilité que de tenter de guérir, de réagir après les attentats, et de prévenir ceux qui sont imminents et prévisibles…

Ce qu’il y a d’essentiel à pointer la religion et le radicalisme qu’elle provoque, c’est que les croyants qui participent à la dynamique liberticide, qui encourage entre autres l’homophobie, pourront de moins en moins se cacher derrière la légitimité que leur confère leur religion.

Pour les autres croyants, ceux qui sont respectueux de la liberté et de la diversité, je ne doute pas qu’ils comprennent que la critique contre la religion concerne surtout ses causalités négatives. Et que même ce déni que l’on tente d’imposer par la démagogie culpabilisante ne réussira pas à faire taire les idiots qui les considèrent comme des terroristes en puissance, simplement parce que d’autres croyants de la même confession qu’eux tuent au nom de leur dieu commun. De toute façon, ces idiots ne sont pas assez intelligents pour faire la part des choses, ce qui leur est présenté factuellement leur suffit, ils ne comprendront jamais que tout ce que j’écris les méprise, ils vont même y applaudir. Faudrait-il que j’arrête de voir, d’analyser, de dire, d’écrire parce que des idiots croyants peuvent se sentir vexés, parce que des paranoïaques sont incapables de me lire sans mauvaise foi et parce que des idiots racistes/xénophobes se nourrissent de mes arguments en les pervertissant?

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J’entendais plus tôt à la radio une poète s’épancher d’un texte qui tournait autour de l’amour, en réaction à l’attentat d’Orlando. Ça m’a fait me rappeler de quelqu’un qui, en réaction à une de mes critiques sociales en lien avec la religion, avait simplement écrit « One Love » parce que bien sûr, l’amour devrait tout régler. Comme si les problématiques sociales se résumaient à un manque d’amour, comme si tout pouvait se régler en ajoutant de l’amour. Ça serait magique, mais la magie n’existe pas. L’amour que je partage avec ma douce, il est fait d’ajustements, de compromis, d’échanges, il est proactif, exigeant, le résultat d’efforts qui le rendent encore plus précieux que le simple coup de foudre, et on voudrait que l’amour entre des inconnus de divers horizons qui se rejoignent sur le même territoire, entre différents peuples sur cette planète, soit facile?

Oui, aimons-nous les uns les autres. Je ne veux surtout pas dire qu’il faut se haïr et ne pas tendre vers l’amour. Mais faut-il vraiment aller jusqu’à tendre l’autre joue? Devant la tragédie d’Orlando, est-ce que tout l’amour qu’on aura lancé dans l’univers empêchera un autre cinglé, qui a mieux assimilé le message de haine que d’amour de sa religion, de frapper dans un autre endroit qui sent bon la liberté? Faut-il vraiment aimer ceux qui n’aiment pas la liberté et fermer les yeux quand ils le montrent aussi brutalement?

L’amour, pour qu’il agisse, a besoin d’un consentement mutuel. Quand la religion, quand les religions, seront totalement amour — il faut bien rêver un peu! —, les humains, croyants ou non, pourront enfin en profiter pleinement.

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Orlando : terroriste islamiste ou pas?

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À en croire certains, surtout entre les lignes, il faudrait, pour pouvoir qualifier religieusement un terrorisme, que ce terrorisme, que ce terroriste (comme dans le cas d’Orlando), soit commandé directement par des instances religieuses.

À ce que je sache, à notre époque, ça n’arrive jamais. Et si ça arrive, pour ajouter le doute… ce n’est pas dit ouvertement (de toute façon, je laisse ça aux amateurs de théories du complot). Les clergés chrétiens et les organisations juives ne commandent pas des attaques, et pour ce qui est de l’islam, il n’y a pas à proprement parler de système hiérarchique.

Donc, pour pouvoir le qualifier religieusement, il faut simplement que le terroriste soit un croyant militant et que ce fait soit manifeste, quand bien même ce terroriste a des problèmes psychologiques (il faut bien avoir un minimum de problèmes psychologiques pour adhérer radicalement aux préceptes d’une religion, pour justifier sa haine de certaines libertés avec son aide).

En tant qu’athée, et même si ce n’est pas une religion, je n’aurais aucune difficulté à qualifier de terroriste athée (ou anti-théiste) quelqu’un qui irait faire sauter une église avec les gens qui sont dedans, en justifiant ouvertement son geste avec ses idées, même si l’individu a visiblement des problèmes psychologiques. Ça ne risque pas d’arriver, mais si ça arrivait je n’essayerais pas de gommer argumentairement le fait que cette personne est athée et que son geste y est lié, en pointant ses problèmes psychologiques.

Je me contenterais de dire que le combat des idées devrait rester au niveau des idées et que la violence est toujours condamnable. Et si un mouvement athée justifiant la violence apparaissait, je n’inventerais pas un terme comme « athéophobie » pour tenter de stigmatiser ceux qui critiquent ce mouvement, parce qu’il y a un amalgame possible entre ce mouvement et mon athéisme…

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Avancer…

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Hitler 2.0

hitler 2.0
« Nous demandons aux gens qui participent au Salon du livre anarchiste d’être conscientEs de leurs habillements, coiffures (eg: dreadlocks ou “mohawk”) et façons d’êtres, et de garder en tête que ceux-ci peuvent être oppressifs pour les autres participantEs. L’appropriation culturelle est pernicieuse. Les actes qui la composent ne sont pas des gestes individuels, ce sont des gestes qui participent à une idéologie dominante de laquelle nous sommes toutes et tous en constante déconstruction. »

(Tiré d’un texte publié sur le site du salon du livre anarchiste : «
Déclaration concernant l’appropriation culturelle »)

J’ai porté des « dreadlocks » pendant plusieurs années quand j’étais jeune adulte. Une grosse chance que dans ces années-là le concept d’appropriation culturelle n’était pas encore inventé parce qu’en plus d’être confronté aux préjugés réactionnaires des uns, j’aurais été confronté aux préjugés tolérastes des autres…

Petite réflexion à ce sujet. Si le brassage culturel mondial (l’influence des cultures entre elles) ne peut qu’être moralement effectif quand il s’agit des cultures autres que minoritaires, c’est un bon plan pour une culture mondiale de plus en plus centrée sur l’Occident.

Pensez-y. Si l’Occidental (blanc) ne peut pas s’approprier d’élément des cultures minoritaires parce que l’accusation d’appropriation culturelle l’en empêche, mais que les « minoritaires » le peuvent (c’est le cas – par exemple, l’habillement « à l’occidentale » est de plus en plus populaire partout dans le monde), le poids culturel de l’Occident est accru grâce à cet interdit.

Le fait de porter une coiffure jamaïcaine n’avait jamais été pour moi, et pour les gens ouverts d’esprit, une insulte, bien au contraire. Ça me donnait l’occasion de creuser le sujet et d’en parler. J’étais en quelque sorte un ambassadeur blanc d’une culture noire. Mais qui donc s’approprierait à ce point un élément culturel dans le but de le dénigrer?

Pour moi, l’accusation d’appropriation culturelle, ce n’est de la paranoïa morale. Et le fait qu’elle soit morale fait en sorte qu’elle refuse intrinsèquement de se considérer comme étant guérissable…

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