Charte, pitbulls et religion…

pitbull religion charte
Nous avons le droit d’aimer ce qu’on aime, de croire à ce qu’on veut. Par contre, ce droit n’est pas un absolu. Surtout quand il se mesure aux autres, à la société.

J’ai entendu un avocat spécialiste du droit municipal dire que personne ne pouvait s’appuyer sur la Charte des droits et libertés pour contester quelconque décision réglementaire en ce qui a trait à la possession de pitbulls. (Il disait aussi, avec raison, que les solutions qui allaient dans le sens d’interdire les chiens que les gens possèdent déjà, donc de s’en débarrasser sur-le-champ, étaient trop excessives.)

Ça devrait être de même pour ce qui est des pratiques religieuses (à ne pas confondre avec la liberté de croyance). Il ne devrait y avoir aucun moyen de s’appuyer sur la Charte des droits et libertés pour défendre le droit d’imposer sa religion, de quelque manière que ce soit, dans l’espace public, dans le tissu urbain, quand la réglementation y est contradictoire. Et en amont, que la réglementation n’a pas à s’appuyer sur un supposé droit de « promener » son pitbull ou sa religion comme bon nous semble. Ni non plus que l’argumentaire du racisme (envers certaines races d’animaux ou de sortes de croyants) devrait pouvoir s’immiscer dans le débat.

Quand bien même tous les pitbulls ne représentent pas un danger égal, même certains, aucun danger, ce n’est pas une invention, un délire, de dire que les pitbulls sont dangereux et de s’appuyer là-dessus pour changer une réglementation. Comme ce n’est pas une invention, un délire, de dire que la religion est dangereuse quand elle tente de s’imposer dans la société, au lieu de rester dans la sphère privée, dans la liberté de croyance, dans la spiritualité, voire dans la poésie.

Pour moi, la laïcité et la sécularisation sont comme une laisse et une muselière. Tu peux bien avoir un pitbull ou un Dieu, je ne veux juste pas, nous ne voulons juste pas, qu’il puisse mordre à tout vent.

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Le combat contre la religion…

religion attaque

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LGBT…

LGBTQ+

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Orlando – Cachez cette religion que l’on ne saurait voir…

Perfect heart
Ce que je trouve absolument déplorable avec ce mouvement qui cherche à nier le rôle de la religion dans certains attentats meurtriers, comme celui d’Orlando, c’est qu’il est un lubrifiant, peut-être bien malgré lui, pour ce que la religion participe à pérenniser, l’homophobie, le sexisme et tous les autres mouvements liberticides qu’elle entretient historiquement.

Si on ne peut pas voir ni nommer la religion dans son sens global et influent socialement, alors qu’on veut justement la préserver de la critique parce qu’elle serait trop importante pour les individus croyants, il ne pourra y avoir d’amélioration, de progrès, puisqu’il n’y aura possibilité que de tenter de guérir, de réagir après les attentats, et de prévenir ceux qui sont imminents et prévisibles…

Ce qu’il y a d’essentiel à pointer la religion et le radicalisme qu’elle provoque, c’est que les croyants qui participent à la dynamique liberticide, qui encourage entre autres l’homophobie, pourront de moins en moins se cacher derrière la légitimité que leur confère leur religion.

Pour les autres croyants, ceux qui sont respectueux de la liberté et de la diversité, je ne doute pas qu’ils comprennent que la critique contre la religion concerne surtout ses causalités négatives. Et que même ce déni que l’on tente d’imposer par la démagogie culpabilisante ne réussira pas à faire taire les idiots qui les considèrent comme des terroristes en puissance, simplement parce que d’autres croyants de la même confession qu’eux tuent au nom de leur dieu commun. De toute façon, ces idiots ne sont pas assez intelligents pour faire la part des choses, ce qui leur est présenté factuellement leur suffit, ils ne comprendront jamais que tout ce que j’écris les méprise, ils vont même y applaudir. Faudrait-il que j’arrête de voir, d’analyser, de dire, d’écrire parce que des idiots croyants peuvent se sentir vexés, parce que des paranoïaques sont incapables de me lire sans mauvaise foi et parce que des idiots racistes/xénophobes se nourrissent de mes arguments en les pervertissant?

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J’entendais plus tôt à la radio une poète s’épancher d’un texte qui tournait autour de l’amour, en réaction à l’attentat d’Orlando. Ça m’a fait me rappeler de quelqu’un qui, en réaction à une de mes critiques sociales en lien avec la religion, avait simplement écrit « One Love » parce que bien sûr, l’amour devrait tout régler. Comme si les problématiques sociales se résumaient à un manque d’amour, comme si tout pouvait se régler en ajoutant de l’amour. Ça serait magique, mais la magie n’existe pas. L’amour que je partage avec ma douce, il est fait d’ajustements, de compromis, d’échanges, il est proactif, exigeant, le résultat d’efforts qui le rendent encore plus précieux que le simple coup de foudre, et on voudrait que l’amour entre des inconnus de divers horizons qui se rejoignent sur le même territoire, entre différents peuples sur cette planète, soit facile?

Oui, aimons-nous les uns les autres. Je ne veux surtout pas dire qu’il faut se haïr et ne pas tendre vers l’amour. Mais faut-il vraiment aller jusqu’à tendre l’autre joue? Devant la tragédie d’Orlando, est-ce que tout l’amour qu’on aura lancé dans l’univers empêchera un autre cinglé, qui a mieux assimilé le message de haine que d’amour de sa religion, de frapper dans un autre endroit qui sent bon la liberté? Faut-il vraiment aimer ceux qui n’aiment pas la liberté et fermer les yeux quand ils le montrent aussi brutalement?

L’amour, pour qu’il agisse, a besoin d’un consentement mutuel. Quand la religion, quand les religions, seront totalement amour — il faut bien rêver un peu! —, les humains, croyants ou non, pourront enfin en profiter pleinement.

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Orlando : terroriste islamiste ou pas?

islam n&b

À en croire certains, surtout entre les lignes, il faudrait, pour pouvoir qualifier religieusement un terrorisme, que ce terrorisme, que ce terroriste (comme dans le cas d’Orlando), soit commandé directement par des instances religieuses.

À ce que je sache, à notre époque, ça n’arrive jamais. Et si ça arrive, pour ajouter le doute… ce n’est pas dit ouvertement (de toute façon, je laisse ça aux amateurs de théories du complot). Les clergés chrétiens et les organisations juives ne commandent pas des attaques, et pour ce qui est de l’islam, il n’y a pas à proprement parler de système hiérarchique.

Donc, pour pouvoir le qualifier religieusement, il faut simplement que le terroriste soit un croyant militant et que ce fait soit manifeste, quand bien même ce terroriste a des problèmes psychologiques (il faut bien avoir un minimum de problèmes psychologiques pour adhérer radicalement aux préceptes d’une religion, pour justifier sa haine de certaines libertés avec son aide).

En tant qu’athée, et même si ce n’est pas une religion, je n’aurais aucune difficulté à qualifier de terroriste athée (ou anti-théiste) quelqu’un qui irait faire sauter une église avec les gens qui sont dedans, en justifiant ouvertement son geste avec ses idées, même si l’individu a visiblement des problèmes psychologiques. Ça ne risque pas d’arriver, mais si ça arrivait je n’essayerais pas de gommer argumentairement le fait que cette personne est athée et que son geste y est lié, en pointant ses problèmes psychologiques.

Je me contenterais de dire que le combat des idées devrait rester au niveau des idées et que la violence est toujours condamnable. Et si un mouvement athée justifiant la violence apparaissait, je n’inventerais pas un terme comme « athéophobie » pour tenter de stigmatiser ceux qui critiquent ce mouvement, parce qu’il y a un amalgame possible entre ce mouvement et mon athéisme…

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Avancer…

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Hitler 2.0

hitler 2.0
« Nous demandons aux gens qui participent au Salon du livre anarchiste d’être conscientEs de leurs habillements, coiffures (eg: dreadlocks ou “mohawk”) et façons d’êtres, et de garder en tête que ceux-ci peuvent être oppressifs pour les autres participantEs. L’appropriation culturelle est pernicieuse. Les actes qui la composent ne sont pas des gestes individuels, ce sont des gestes qui participent à une idéologie dominante de laquelle nous sommes toutes et tous en constante déconstruction. »

(Tiré d’un texte publié sur le site du salon du livre anarchiste : «
Déclaration concernant l’appropriation culturelle »)

J’ai porté des « dreadlocks » pendant plusieurs années quand j’étais jeune adulte. Une grosse chance que dans ces années-là le concept d’appropriation culturelle n’était pas encore inventé parce qu’en plus d’être confronté aux préjugés réactionnaires des uns, j’aurais été confronté aux préjugés tolérastes des autres…

Petite réflexion à ce sujet. Si le brassage culturel mondial (l’influence des cultures entre elles) ne peut qu’être moralement effectif quand il s’agit des cultures autres que minoritaires, c’est un bon plan pour une culture mondiale de plus en plus centrée sur l’Occident.

Pensez-y. Si l’Occidental (blanc) ne peut pas s’approprier d’élément des cultures minoritaires parce que l’accusation d’appropriation culturelle l’en empêche, mais que les « minoritaires » le peuvent (c’est le cas – par exemple, l’habillement « à l’occidentale » est de plus en plus populaire partout dans le monde), le poids culturel de l’Occident est accru grâce à cet interdit.

Le fait de porter une coiffure jamaïcaine n’avait jamais été pour moi, et pour les gens ouverts d’esprit, une insulte, bien au contraire. Ça me donnait l’occasion de creuser le sujet et d’en parler. J’étais en quelque sorte un ambassadeur blanc d’une culture noire. Mais qui donc s’approprierait à ce point un élément culturel dans le but de le dénigrer?

Pour moi, l’accusation d’appropriation culturelle, ce n’est de la paranoïa morale. Et le fait qu’elle soit morale fait en sorte qu’elle refuse intrinsèquement de se considérer comme étant guérissable…

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Mike Ward et Guy Nantel – La haine acceptable

bandaid
La haine envers les groupes identifiables d’humains est justifiée par la conviction profonde d’avoir trouvé des coupables en eux. Coupables de ne pas être nés avec la bonne couleur, la bonne religion, la bonne orientation sexuelle, le bon sexe… Il en a été et en est toujours ainsi pour les juifs, les noirs, les homosexuels, les immigrants, les femmes, les musulmans, etc. Pour combattre cette conviction, nous pouvons y opposer la démonstration que la généralisation est absurde, puisque rien ne permet rationnellement de démontrer que ce qui catégorise les humains en surface se reflète d’une manière prévisible dans leurs pensées et leurs agissements.

Ainsi, il y a des juifs, des noirs, des homosexuels, des immigrants, des femmes, des musulmans, etc., qui ne cadrent pas du tout dans les stéréotypes. Même qu’il est certain que l’immense majorité soit plus ou moins loin de ces stéréotypes. C’est ce que l’expérience humaine nous enseigne. La diversité n’est pas que présente au niveau des groupes (et des sous-groupes), elle l’est aussi pour les individus compris dans ces groupes.

Haroun Bouazzi hommes blancsLili Boisvert hommes blancs

C’est pourquoi je ne suis aucunement à l’aise avec ceux et celles qui se permettent de pointer la catégorie des hommes blancs (hétérosexuels, incluant parfois même les femmes hétérosexuelles) et de les désigner comme étant des coupables par le fait même. Et qu’en plus, dans ce cas-ci, que la réalité de leur statut d’hommes blancs (hétérosexuels riches) vienne amoindrir la légitimité de leur liberté d’expression, la légitimité pour les autres de la défendre et même de défendre la liberté d’expression en général parce qu’il s’agit de deux individus dans cette catégorie, à cette occasion. Pourquoi la logique qui permet de combattre la haine et la généralisation envers les juifs, les noirs, les homosexuels, les immigrants, les femmes, les musulmans, etc., ne serait-elle plus effective quand il s’agit de la catégorie des hommes blancs hétérosexuels? Parce qu’il faudrait qu’il y ait au final un groupe coupable qui permette d’expliquer facilement ce pour quoi le monde va si mal?

Loin de moi l’idée de dire qu’il n’y a pour ainsi dire aucun coupable. Mais il y a une grande différence entre pointer la culpabilité de quelqu’un selon des faits et culpabiliser quelqu’un par association avec un groupe désigné comme étant supposément coupable. Par exemple, si Mike Ward est coupable de quelque chose, c’est de faire preuve de contradiction patente en se permettant des blagues sur les juifs alors qu’il jugeait voilà pas si longtemps islamophobe le projet d’un spectacle d’humour ayant pour but de soutenir Charlie Hebdo et son droit de faire des blagues/critiques concernant l’islam-isme, pas d’avoir la peau blanche et d’être attiré sexuellement par les femmes. Et le plus beau, c’est que je peux trouver qu’il est coupable à ce propos, et le dire, tout en continuant de défendre son droit à la liberté d’expression. Si je me basais seulement sur des généralisations, ça ne tiendrait pas la route. En quoi le fait qu’il est blanc et hétérosexuel expliquerait quelconques fautes en lien avec cette histoire de censure et de défense de la liberté d’expression?

Bien franchement, partir du fait que ce monde est et a été bien malmené par beaucoup d’hommes blancs hétérosexuels, sinon une majorité, pour justifier quelconque forme de généralisation négative envers tous les hommes blancs hétérosexuels, ce n’est pas plus éthique qu’envers les juifs, les noirs, les homosexuels, les immigrants, les femmes, les musulmans, etc. J’ai beau être un homme blanc hétérosexuel, j’ai le droit de ne pas accepter, comme les juifs, les noirs, les homosexuels, les immigrants, les femmes, les musulmans, etc., qu’on me lance violemment dans le même panier que les autres hommes blancs hétérosexuels en même temps que Mike Ward et Guy Nantel. Quand bien même certains hommes blancs hétérosexuels ont abusé et abusent encore de leur pouvoir sur d’autres humains, quand bien même certains d’entre eux ont participé à mettre en place ce grand système discriminatoire qui fait qu’il y a toujours des combats humanistes à mener. Je n’en suis tout simplement pas. J’accepterai les accusations, avec des faits à l’appui, quand je ferai personnellement quelque chose de mal, si je fais personnellement quelque chose de mal.

Je n’en peux plus de cette haine acceptable. Je n’en peux plus de ce raccourci facile pour justifier un argumentaire intéressé. Je n’en peux plus de l’instrumentalisation de la culpabilité. Je n’en peux plus de cet opportunisme qui fait qu’une valeur universelle comme la liberté d’expression devient conditionnelle à la qualité des individus et de ce qu’ils disent, selon le barème d’une morale où certaines catégories de personnes mériteraient la censure, ou au mieux qu’on ne prenne pas leur défense, parce qu’ils sont nés blancs, hétérosexuels – et tant qu’à y être -, avec un talent d’humoriste, dans une société où l’humour prend beaucoup de place, et qu’ils sont devenus riches, parce qu’ils ont profité des opportunités que leur a offert le contexte social, etc.

Combattre la haine et la généralisation ne devrait pas être réservé à ceux qui sont le plus identifiés comme étant des victimes. Parce que tous les humains ont droit à la présomption d’innocence, quels que soient leurs origines ou leurs statuts sociaux. Il n’y a pas de gain possible pour le progrès social dans les accusations gratuites. Elles sont aussi inacceptables quand elles proviennent de ceux qui visent les minorités que de ceux qui visent la majorité.

Pour que cette société ne soit jamais un bal des injustices…

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Bien-pensance humoristique

humoristiquement correct vs incorrect

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Homophobie

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Ça n’a rien à voir avec l’Islam?

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Un peu plus tôt ce matin, il était question à la radio de Radio-Canada de la sortie d’un documentaire sur le djihadisme, qui met en scène l’expérience d’un journaliste français musulman qui a infiltré une cellule de Daesh. À l’émission « Gravel le matin », animée par celui-là même qui, avant de prendre la barre de cette émission, dirigeait l’émission « Enquête », qui avait diffusé, on se souvient, un reportage « prouvant » l’inexistence de l’islamisme radical au Québec… Ce qui était dit à propos de ce reportage sur le djihadisme, c’est que le journaliste n’a pas trouvé d’Islam, rien que de la naïveté et un penchant pour le suicide. Même à plusieurs reprises : pas d’Islam, pas d’Islam, pas d’Islam…

Comme à toutes les fois que j’ai lu ou entendu que dans le fond les jeunes qui se joignent à Daesh ne sont que des paumés à tendance suicidaire, et que ça n’a rien à voir avec l’islam-isme, je me suis dit que ces jeunes, de toute façon, ne sont que des outils. Comme des robots. Ou même des drones. Et que ce fait ne nie aucunement que les têtes pensantes de l’hydre djihadiste désirent de toutes leurs forces le règne d’Allah sur toute la Terre.

Le parallèle avec les drones est intéressant. Qui pourrait nier les dégâts qu’ils font? Qui ne voit pas dans ces drones l’idéologie guerrière de ceux qui les manipulent? Pourtant, quand il s’agit du djihadisme, on suranalyse la psychologie de cette chair à canon qu’utilise Daesh pour relativiser l’islam-isme, question de ne surtout pas faire d’amalgame.

(Petite parenthèse à propos de l’« amalgame » : pointer directement ou indirectement l’amalgame ne devrait servir qu’à éduquer ceux qui ont tellement un déficit d’esprit d’analyse qu’ils voient des terroristes dans tous les Arabes/musulmans, mais vous remarquerez que ça ne sert en fin de compte qu’à culpabiliser, avec l’aide de l’accusation d’islamophobie, ceux qui ont assez d’esprit d’analyse pour ne pas faire d’amalgame…)

Donc, revenons à la radio : pas d’Islam, pas d’Islam, pas d’Islam… Après avoir répété ça en boucle, on donne un exemple, censé illustrer la naïveté de ces jeunes paumés. Le journaliste français musulman se fait offrir par un jeune homme suicidaire, aucunement religieux d’après ce qu’on a pu comprendre, d’aller se faire sauter quelque part. Comme argument, oh! surprise! il lui fait miroiter que des vierges l’attendent au paradis.

Attendez… les fantômettes qui ne se peuvent plus d’attendre de se faire dévierger sauvagement par des inconnus barbus au paradis, ça n’a rien à voir avec l’Islam?

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Islamisme Canada

Canada islamisme

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Guy Nantel – La bien-pensance pour les nuls

guy nantel trudeau joly

La bien-pensance est une maladie intellectuelle difficile à définir. Mais il y a, dans la controverse de la semaine dernière mettant en vedette l’humoriste Guy Nantel, un point d’ancrage pour y arriver. La question de base qui se posait était celle-ci : est-ce qu’un humoriste de la trempe de Guy Nantel peut rire, ironiser, faire du sarcasme à propos de cette manie qu’a Justin Trudeau de théâtraliser ses rapports officiels avec les communautés culturelles/religieuses en se déguisant ostensiblement lors des événements auxquels il est convié?

Si on se fie aux réactions hautement négatives que tout cela a suscitées, non. Pourquoi? Parce que, selon la lecture qu’en font ces bien-pensants, sa position privilégiée devrait lui imposer un sens aiguisé de la responsabilité, étant donné qu’il ne peut pas ne pas connaître l’existence de cette minorité d’idiots qui salopent, de leurs commentaires sans conteste racistes et xénophobes, tout espace public virtuel populaire, quand le sujet a un lien, pour aller au plus simple, avec l’immigration. Selon cette vision paranoïaque, son commentaire, « Bon ben, on est rendu là ça a l’air. », ne pouvait pas simplement être un point de vue légitime à propos de la politique-spectacle, mais une bombe lancée dans le « vivre ensemble »… Et il faut noter que ces bien-pensants souffrent du même problème que la minorité d’idiots, soit de surréagir, mais dans leur cas dans un sens inverse (ce qui n’est pas nécessairement mieux…), quand un sujet est lié, de près ou de loin, à l’immigration.

Critique ou censure?

Devant cette charge culpabilisante, il allait de soi qu’on crierait à la censure et qu’on dénoncerait cette situation comme étant un non-respect de la liberté d’expression de Guy Nantel, comme c’est souvent le cas lorsque des humoristes sont pris dans des controverses du même genre. Et c’est ici que la bien-pensance s’exprime le plus clairement, en répondant naïvement qu’il ne s’agit que de critique et non de censure. Au premier degré, il est vrai qu’il ne s’agit pas de censure à proprement parler. Les mots de Guy Nantel sont toujours disponibles. Mais il s’agit d’une censure insidieuse que le système de pensée bien-pensant instaure, en aval, dans le sens des conséquences qui viennent avec sa « critique ».

Donc, le problème avec la posture bien-pensante, c’est qu’elle tente de réduire la portée de sa critique au sain droit de parole alors qu’en réalité elle enveloppe maladivement le discours critiqué d’une chape de plomb. Quelle est l’utilité de monter en épingle cette publication Facebook de Guy Nantel si ce n’est pour « avertir » toutes les personnalités (et les commentateurs) que ce genre de discours est inacceptable, parce qu’on a réussi à l’assimiler ou à le mettre en parallèle avec un discours clairement raciste et xénophobe? Quand la critique sert le débat public en ajoutant à la diversité des points de vue, ce que le bien-pensant croit faire, elle est bénéfique, mais quand elle sert à culpabiliser à outrance, ce que le bien-pensant fait en réalité, elle est nuisible.

C’est pourquoi il n’est aucunement exagéré de parler de censure. Par la force du chantage émotif, en induisant qu’un discours critique n’est pas socialement acceptable parce qu’il comporterait un risque pour certaines personnes, déjà victimes avant même d’être victimes, le bien-pensant plonge ces idées et les personnes qui les expriment dans la saleté de l’opprobre. Ainsi, il appelle au déshonneur, à la honte et au discrédit public, ce qui prend tout son sens à cette époque média sociale. Il ne dit pas « je ne suis pas d’accord avec vous, mais vous avez le droit de le dire », il dit « ce que vous dites ne devrait même pas pouvoir être dit puisque je sais mieux que vous ce qui peut être dit ». Il accroche partout des épées de Damoclès au lieu du gui…

La bien-pensance est un complexe de supériorité

Par conséquent, la différence entre le citoyen qui a à coeur la liberté d’expression dans le débat public et le bien-pensant, c’est que le premier défend ses idées avec des arguments alors que le deuxième tente d’imposer ses arguments avec l’aide de la supériorité morale que devraient lui donner ses idées. Ainsi, la bien-pensance est une police de la pensée qui se sert de la légitimité de son idéalisme, autoproclamée, en guise de coercition. Et dans sa prison, il y a tous les infréquentables, dont je fais partie, ceux-là qui dans le monde « normal » ont simplement des idées différentes et ont le droit de les avoir pour les confronter, jusqu’à la limite que permet la légalité, que ces idées soient subjectivement bonnes ou mauvaises, pour les uns et les autres. Dans le débat public, le bien-pensant se place en juge suprême alors que la dynamique de l’échange intellectuel n’en demande pas et n’en a jamais demandé.

La bien-pensance est un fascisme qui s’ignore, en distribuant trop généreusement des accusations de fascisme. Elle est d’autant plus dangereuse qu’elle se nourrit des meilleures intentions. Et en plus, elle n’est pas de gauche ni de droite, elle est seulement là où le respect des désaccords n’est plus et où l’appel au silence est un projet de société, et même un projet de loi… 59. Elle est là, ici comme ailleurs, quand elle expulse à coup d’intimidations d’une manifestation place de la République à Paris un philosophe, Alain Finkielkraut, parce qu’il n’est pas de la « bonne » famille politique, alors qu’il s’y était justement rendu pour discuter.

Et le seul moyen de la combattre est de s’acharner à dire ce qu’on a à dire, même si cet acharnement sert toujours de preuve pour arriver à la conclusion qu’il y a assurément quelque chose de suspect derrière cette détermination. Imaginez si Guy Nantel se dit qu’on ne le fera pas taire et qu’il persiste à faire le même genre de commentaire à l’avenir. D’irresponsable quant aux dangers du racisme latent il deviendra, au mieux, un raciste qui s’ignore grâce au poids de son acharnement.

Mais je doute fort qu’il remette les pieds dans ce terrain miné là, ce qui donnera raison à ces bien-pensants et magnifiera le bien-fondé de leurs critiques/censures. Guy Nantel y repensera à deux fois avant d’user de sa liberté d’expression, même si je trouve qu’il était très responsable de sa part, du haut de sa popularité, d’ainsi narguer les pissants… N’est-ce pas le rôle le plus noble des humoristes?

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Hypersexualisme : l’ennemi à abattre

hypersexualisme

L’hypersexualisme est actuellement, l’ennemi à abattre. Ce mouvement moralo-politique tente d’imposer aux femmes, dès le plus jeune âge, le diktat du désir des hommes : le culte de la minceur, l’objectification du corps, la normalisation du maquillage et de la chirurgie esthétique, la banalisation des codes de la pornographie, etc. Il faut entendre ses porte-paroles prêcher l’interdiction de la liberté vestimentaire et demander à ce qu’on punisse les femmes qui osent sortir en public sans maquillage. Sans oublier leurs discours pour un patriarcat lubrique, où le droit de propriété sur les femmes est partagé par tous, donc pour l’abolition du mariage et des relations exclusives. Ce qui fait en sorte que ce mouvement se proclame inclusif.

Il ne faut pas s’y laisser prendre, même une certaine partie de nos élites y participent. Ces organisations sont financées par des fonds privés et servent même à financer des attaques terroristes contre des regroupements féministes. Il semble que le triple meurtre dans les locaux du Conseil de la femme ait été commis par des militants de cette mouvance, même s’il n’a pas été revendiqué officiellement. Selon certaines sources, leurs prochaines cibles seront des boutiques de linge tout-aller (pour mousser le commerce des boutiques de linge sexy) et des restaurants de malbouffe (pour qu’on y interdise la gent féminine de tous âges). Ils sont partout dans la société civile pour influencer, directement ou indirectement, par la terreur et leur but ultime est de rendre le viol légal.

Mais leur travail de transformation des moeurs s’exécute surtout sur le front de l’acceptation personnelle par les femmes. En plaçant le désir de l’homme sur un piédestal et en lui donnant l’importance d’un moteur social – le succès d’un homme crée de la richesse et donc devraient se mériter sans entraves les grâces féminines -, ce qui était considéré comme un viol devient un don de soi. Donc, selon cette doctrine, le pouvoir masculin ainsi achevé participe à la santé économique de la société de deux manières : par le travail acharné dans les sphères les plus importantes, libérées des femmes qui retourneraient aux emplois plus à leur mesure, et par un taux de natalité plus élevé en raison d’une sexualité libérée des réticences des femmes, que le féminisme leur avait imposé.

Ce qui est plutôt inquiétant, c’est qu’une frange du féminisme ne semble pas voir ce qui se joue et défend l’hypersexualisme sans savoir qu’elle le défend, enfin, on l’espère. Ces féministes défendent le droit des femmes de se laisser imposer ces diktats au nom de la liberté de choix. Elles ne voient pas que ce maquillage est une insulte ici alors que tout plein de femmes se sont fait tuer ailleurs parce qu’elles refusaient d’en porter. Elles refusent même de condamner les chirurgies esthétiques forcées au nom du relativisme culturel. Ce qui fait en sorte, absurdement, qu’il est devenu sexiste de combattre l’hypersexualisme…

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Étant le père d’une petite fille de 7 ans, le phénomène de l’hypersexualisation (et non de l’« hypersexualisme » – ça, c’était de la fiction) est quelque chose qui me préoccupe beaucoup. Je suis bien conscient que tout autour de ma fille participe à ce qu’elle adopte une attitude hypersexualisée, autant dans ses gestes que dans ses goûts. Mais nous savons bien que notre pouvoir en tant que parent est limité. Cette société offre à ma fille des modèles stéréotypés et il est bien difficile pour un parent de les contrer totalement. Pour y arriver, il faudrait une cellule familiale étanche, sans télé, sans internet, etc., et l’école à la maison, et une gestion serrée des amitiés et des contacts avec l’extérieur, ce que nous n’avons aucunement tenté de faire…

Alors, je vis tant bien que mal avec le fait que ma fille adore se maquiller, se mettre de belles robes et des souliers à talons hauts quand nous allons en visite. Je suis quand même celui qui freine le plus les ardeurs… Pour me rassurer, ma conjointe, qui est féministe, me dit qu’elle était pire que ma fille quand elle était petite. Comme quoi, le fatalisme n’est pas de mise, ce qui devrait être inspirant pour la situation actuelle : ce n’est pas parce que ma fille baigne dans un contexte où l’hypersexualisation est présente qu’elle en sera obligatoirement victime. Nous sommes là pour faire contrepoids, ce qui est le rôle des parents. Et si justement il y a un problème d’hypersexualisation actuellement, c’est sans doute parce que certains parents y ont plutôt été une courroie de transmission et d’expansion.

J’ai beau voir le problème et le prendre très au sérieux, il n’est pas comparable à celui de l’islamisme, qui lui enferme des petites filles et des femmes dans un système de contraintes rigides quant à leur place et leurs agissements dans la société, le voile étant son instrument de marquage, au jour le jour. Alors que le problème de l’hypersexualisation en est un de tendance qui tourne autour de la commercialisation capitaliste et de son réflexe de standardisation, il peut au moins être combattu à court et long terme, et par la cellule familiale, et par la société en général, avec un contre-discours mettant en scène l’égalité des droits et des chances, qui s’accompagne heureusement d’un système de lois qui va dans le même sens. Ce qui est différent du problème de l’islamisme, ici, qui se sert de la cellule familiale pour agir là où la société en général n’est pas (encore) en phase avec les règles morales plus ou moins inspirées de la charia.

Et c’est la légitimité religieuse qui est le meilleur rempart de l’islamisme contre l’évolution et la critique (ce que je n’ai même pas réussi à inscrire dans ma fiction sur l’« hypersexualisme ») : le caractère sacré de la religion encourage le déni du croyant inquisiteur quant à sa morale archaïque et encourage le respect aveugle de cette morale pour les autres, les spectateurs occidentaux de ce qui se joue, en mode culpabilité, au nom de la différence et de la diversité, au nom d’une soi-disant liberté d’accepter la coercition spirituelle, pour femme seulement… Ainsi, la religion joue le rôle du ciment dans toute cette histoire, figeant la marche du progrès social.

Si j’étais individualiste, je pourrais me contenter d’un combat pour ma fille. Mais je ne le suis pas, alors le sort de toutes les petites filles et des femmes qu’elles deviendront m’importe, que leur famille soit d’ici ou d’ailleurs, qu’elle soit athée ou musulmane. Je n’accepterai jamais qu’on les emballe ou les déballe de force, au propre et au figuré, pour le plaisir et le pouvoir de ces hommes qui se prennent pour des dieux.

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